M AG
mAGHEGOULIS. s. m. On dit
aussi mâchicoulis. Le ^f ne se prononce pas. Ouvrages pratiqués à la partEe supérieure des fortifications anciennes.
MACHIAVÉLIQUE, adj. - MACHIAVÉLISME, s. m. -^ MACHIAVÉLISTE. s. m. Ch se prononce comme dans chU mère. Ces mots sont français et peuvent se prononcer k la manière française, quoique la prononciation de ch comme k fût peut-être préférable. Quant à Machiavel, nom propre italien, ft doit se prononcer Mahiavel. n «st aussi ridicule de dire Ma-chia^el au Heu de MakiO'Pel, que de prononcer Sakes-pe-ar au lieu de Cheks-pir, eu Michel' Ange an lieu de Miket'Ange,
MACHIIVAL, ALE. adj. Le plur. masc. machinaux est peu usité (Âcad.). Buffon a dit des mouvements machinaux,
MACHINATEUR. s. m. 11 n'a point de fém. correspondant.
MAGI8. a. m. Ob ne fklt pas sentir le X.
BTADAME. s. f. Voir MON-
SIEUB.
MABRAS. s. m. On ne fait pas sentir le s.
MADRIG AL. s. m. Petite pièce de vers. Le plur. est madri' gaux,
MAËSTRAL. s. m. On dit plus souvent mistral. Voir ce
MAGISTRAL, ALE. adj. Il n'a point de plur. masc Aussi ^Académie n'en donne point iTexemple.
MAI
MAGNAT, s. m. L'articulation ffn se prononce non mouilUe.
Grand de Hongrie.
MAGNÉSIE, s. f. T. de Chimie. Sorte de terre absorbante.
Autrefois gn se prononçait dur, aujourd'hui on le mouille.
MAGNIFICAT. 8. m. On prononce le ^ et le t, dit l'Académie; ainsi gn ne se mouille pas.
MAGOT, s. m. On ne prononce pas le t.
MAIL. s. m. Le pluriel est mails.
MAILLOT, s. m. Le « sonne; les deux /sont mouillés; on ne prononce pas le /.
MAIN-D'ŒUVRE, s. f. — MAIN-FORTE, s. f. Ces mots ne s'emploient pas an pluriel.
MAINT, ad}. Le fém. est mainte. Ce mot a le sens de plusieurs, mais il a unsingru* lier, et dans quelques locutions on l'emploie indifféremment au singulier ou au pluriel : Mainte fols. Maintes fois. Souvent il se répète : Par maints et maints travaux. Il m'a fait mainte et mainte difficulté. 11 est familier.
MAINTENIR. T. a. ou transit. II se conjugue comme te^ nir.
M AIRAIN, s. m. On écrit ordinairement merraln. Bois de chêne fendu en menues plan* ches.
MAIRE, s. m. Quelques gram' mairiens ont adopté le mot mairesse, dont les gens de la campagne se servent pour désigner la feumie du maire; mais ce mot u'est pas français.
294 MAI
MAIS, conjonct. L'harmonie ne frappe pas simplement ToreiUe» mais Vesprtt (Bolleaa).
On ne doit pas écrire tout ce qu'ont fait les rois, mais seu^ tentent ce qu'ils ont fait de digne de la postérité (Toltaire).
Rome n'était pas seulement une momarehië ou une république, mata la tête d'un corps formé de tous les peuples du monde (Montesquieu). Comme on le TOtt, les bons écrivain» ne croient point qu'il sott toujours nécessaire , après un verbe employé négativement, d'exprimer à la suite de la conjonction mais ce même verbe pris affirmativement. Cette répétition, conseillée par quelques grammairiens, entrave la marche du style sans rien ajouter ^ la clarté de l'expression ; certainement , Il vaut beaucoup mieux dire avec î. J. Rousseau :
Nous ne sommes point les esclaves du prince, mais ses amis; ni les tyrans du peuple, mais ses chefs, qu'avec ces grammairiens: Nous ne sommes point les esclaves du prince ^ fTMiitf nous sommes ses amis; m les tyrans du peuple, mais nous sommes ses chefs»
Mais est adverbe dans n'en pouvoir mais i c'est-A-dlre n'en pouvoir davantage,' on sait que mais vient du latin magis (plus, davantage).
KON - SEOLBMBIIIT. . . MAIS.
(Toir Non-seulement au mot Non,)
MAÏB. a. m. On fait acutir le s,
MAtTRB. ■%, m. Le fim. cor^ respondant est mattresse. L'emploi de ce mot présente , dans
MAI
certains cas, une dlfOculté ipil Jusqu'à présent n'a pas été résolue. Doit-on dire: Sa Mor Jesté est le maitre, ou Sa Majesté est la mattresse? Sa Ma/esté est maître de la ville , on Sa Majesté est mattresse de la ville? Faut<41 dire : l/a<AMlnistration est le maitre d>agiir ainsi, ou est la maitreuâf L'administration est maitre de choisir, ou est mattresM ée choisir?
Ces deux questions ne sont pas Identiques. Sa Majesté, quoique du féminin , éveille nécessairement ridée du masculin lorsqu'il se dit d'un roi et non d'une reine. Administration veut ses correspondants au féminin; et oomme une administration n'a pas de sexe.
Jamais ce mot ne peut ftilre naître l'Idée du genre maseulln. Noos examinerons au mot ma/esté la première question ; quant à la seconde, nous pensons qu'avec le mot adminis»
tratlon 11 ftiot toujours dire mattresse .• V administration est la mattresse d'agir ainsi i l'administraiion est mattresse de cltoislr, comme on dit -ftiif»
ministration est la protectrice ou est protectrice, et non l'administration est prateC' teur.
Lorsque, par le mot mmtte pris substantivement, on vent exprimer une Idée de8uprém»> tie, d'omnipotence, Il s'cmplote sous cette forme avec rapport à un substantif du féminin. Oa dit : La Providence est le maitre, La Providence est notre maître. C'est dans co sens qu'une femme pourra dtseiiXt maitre Ici, c'est mot.
MAJ
Mettre d^hôtel, maître esarts. L'Académie écrit ces mots sans trait d'union.
MAÎTRE-AUTEL. 8. m. Le
pluriel doit s'écrire mattresmuels{ mais il n'est guère usité.
MAJESTÉ, s. f. Titre partieolier qu'on donne anx empereurs, aux rois, aux reines et anx impératrices. On dit en leur parlant: Kotre Majesté, Vos Majestés, — Les adjectifs et les participes qui se rapportent à ce mot se mettent au féminin , même lorsque Sa Matesté ou Votre Majesté désigne un roi, un empereur, et non une reine, une impératrice:
on dit î Votre Majesté est Jalouse du bonheur de ses peU" pies. Sa Majesté est aimée de ses sujets, hts substantif^ , an contraire , sont du masculin :
Votre Majesté est le père et le protecteur de ses sujets, et non pas est la mère, la protectrice, etc. Bn conséquence, les mots qui peuvent s'employer substantivement et adjectivement, tels que maître, ami, ennemi, etc., devront être du mascuUn lorsqu'ils figureront dans la phrase comme substantifi, c.à-d. lorsqu'ils seront accompagnésde l'àrtiele ou d'un adjec- W, et Us prendront la forme do féminin s'ils ont foncUon d'adlectlf. On dira donc : Sa Majesté est le maître d'y aller ouoe ne pas y aller f et abso- Imnent: Sa Majesté est le maU •V, Sa Majesté est Pami du P^ple, est un ennemi redow table. Mais nous croyons qu'il f^t^n «Mre : Sa Majesté est maUtmte de telle <ullle. Sa Ma^ |
MAJ
Jesté est amie du bien, est ennemie du mal.
On peut dire : Votre Majesté est le plus éclairé des rois, parce qu'il y a ellipse du substantif :
(Votre Majesté est le roi le plus éclairé des rois). Il vaut peuN étre mieux prendre un autre tour, et dire : Vous êtes, sire, le plus éclairé des rois,
MAJUSCULE ou CAPITALE,
adj. II s'emploie aussi comme subst. fém.
Doit être majuscule la lettre initiale :
I<* On mot qui conunence un discours, un alinéa, un vers, une citation, un discours direct, et une proposition qui vient après un point;
2° Lis noms propres nonseulement d'êtres animés et de divinités, mais aussi de contrées, de royaumes, de pays, de villes, de villages, de mers, de rivières, de montagnes, de planètes, de constellations, etc.
Jean, Marte, Bucéphale, Bos' sinante, Jupiter, Satan, Maphaêl, PAsie, la France, la Normandie, la Méditerranée , la Seine, le Vésuve, Vénus, Uranus, le Taureau, Orion, etc.
On écrit avec deux majuscules : Océan Atlantique, Mont.
Blanc, Pays-Bas, Port-Boyal, le département des Hautes' Pyrénées. Et avec une seule majuscule : la Fontaine, la Bruyère, le grand Océan, la mer Méditerranée, les champs Élysées, le mont Cents, le mont Liban Ckcad.), L'Académie écrit sans majuscule la terre, eonsidérée comme plamète, et le soleil.
3<> Les noms de peuples : Les
Français» les Anglais, les Romains, tes Parisiens, les Lyonnais, les Juifs, etc. L'Ac4Mlémie écrit sans majascule les Doms de sectes religieuses ou philosophiques : Les chrétiens, les mahométans, les protestants, les Juifs, les stoïciens, les péri' patéticiens. Cette orthographe n^est pas adoptée par tous les grammalrieos.
Quelques personnes mettent une ma]uscnle à tout nom de peuple appliqué à un ou à plusieurs individus de la même nation : Cest un Français, ce sont des Anglaises; d'autres écrivent : C'est un français, ce sont des anglaises. Un français doit aimer ce qui fait ia gloire de son pays. Cette dernière forme est préférable ; les mots français, anglais, ne sont plus Ici dès noms propres, mais de véritables attributifs :
Un français, c,-à-d. un citoyen français'. C'est par la même raison que l'Académie écrit un chrétien doit faire cela, et non un Chrétien doit, etc. Cependant on trouve dans le Dictionnaire de l'Académie ces exemples : Vn Romain, une Romaine.
C'est un Romain. Les exemples suivants sont meilleurs : Cet aqueduc est l'ouvrage des Romains. C'est le dernier des Romains. Ici le mot Romains est un nom de peuple. C'est un substantif propre. Il y a dans cette parole quelque chose de romain. C'est un sentiment romain. Le mot romain est adj.
4** Les noms qui désignent le Créateur : Dieu, VÊlre des êtres, ,!ir^ ^o^veram, le Créateur, te Tout-Puissant, le Très-Haut, etc.
MAJ
Hors ce cas, on écrit rff«i avec une minuscule: Kuleain était le dieu du feu. Les dieux du paganisme. JTous êtes des dieux sur la terre.
6** L'adjectif saint, sainte, devimt le nom propre do saint , lorsqu'on désigne la fétc, l'église mise sous l*liivocati<m du saint, une ville, une rue» etc., qui porte le nom du sidnt : La Saint-Jean, la Saint-Miehel , l'église Saint-Gerçais,* la 'vUle de Saint' Germain en Laye, la rue Saint-Uonoré , la porte Saint-Antoine, C hôpital Saint" Louis a une croix de Saint'- André, etc. L'Académie écrit avec un petit s et sans trait d'union : Les apôtres saint Pierre, et saint Paul, la sainte Fierge, les saints Pères, la sainte Tnnité, la sainte Biifle, la sainte Famine, la sainte Église, P Écriture sainUs «t sans capitale : Les saints anges, les saints docteurs, les séants apôtres, le saint sacrement, la sainte table, te saint^pève.
Elle fait observer qu'en écrivant au pape, on dit: Très»
Saint Père.
6o Les noms abstraite personnifiés :
L'AUégoH* ludbtte an palaU dUphne.
(Lkhimiui.)
Duu M bouche, k ou nou, «eirt « U^w
(9piuua4
7® Les titres d'ouvrages*. X'#liade, r Enéide, les ÈpHrei de Cicéron, le Lutrin. Les- tfpw* de l'Ancien Testament. 1** lipres des Rois.
S» Les noms d'ordre de cbavalerie : Chevalier de lU>rén Temtonique, Che9alier ée fet^
MAI
dre du Saint-Esprit » de Saint MLckel, de la Légion d'honneur.
Le roi est le chef souverain et le grand mattre de la Légion d'honneur (Acad.).
JK» Le mot Roi, lorsqu'il désigne la fête de l'Epiphanie. Le jour des Rois. Faire les Rois.
Couper, distribuer te gâteau des Rois. Partout alllears l'Académie écrit ro/ sans majuscule. Le roi d'Espagne. Le feu rûi» Le roi i>oit. L'usage est cependant, lorsqu'on écrit an ro<' on à la reine^ de commencer ces mots par une majuscule.
\{fi Les substantifs tels que égUse , État, comme noms abstraits désignant une assemblée ifénérale et totale, un ensemble, une corporation, etc.
La cause de l'Église. La cause de l'État. L'Église romaine.
L* Église protestante.
Il** Le mot Grand, dans les titres suivants, qui sont en quel<me sorte des uoms propres: Le Grand Turc, le Grand Seigneur, le Grand Mogol, le Grand Kan (Acad.). Dans tout autre cas , le mot grand s'écrit avec une minuscule. Le grand duc de Toscane. Il y avait autrefois, en France, un grand maître de la maison du roi , un' grand prévôt. A Rome, les grands eurent souvent à lutter contre la multitude. S'attacher à un grand. Tous les grands (ta royaume.
HouB n'épuiserons pas toute la liste des règles posées par Jea grammairiens amateurs de naajuscules; nous nous en tenons à celles qui sont avouées par PAeadémie, et qui nous pwralMent suffisantes. Nous ajouterons ceoendant à ce long
article encore deux observa* tions.
On lit, dans plusieurs grammaires , que les noms de sciences, d'arts, de métierày s'ils sont pris dans un sens individuel qui distingue la science , l'art, le métier, de toute autre scienee, etc., doivent prendre une majuscule, comme ^ p^r exemple : La Grammaire est une science indispensable La Musique est un art enchanteuf. Nous trouvons dans le Dictionnaire de l'Académie des exemples qui infirment cette règle : La grammaire est le commencement de toutes les études. La musique est un des beaux-arts.
Nous devons faire remarquer cependant que dans le même Dictionnaire , à tous les termes de science ou d'art, le nom de cet art ou de cette science commence par une capitale; par exemple : m ahilLaire , T.
d'Anatomie ; médium, en T.
de Musique, etc. Nous avons suivi en cela l'Académie, et nous avons aussi, d'après le même exemple, commencé par une majuscule toute définition d'un mot, même au milieu d'une phrase. Voir comme exemples les mots marquant,
MÉDISANT , MEUBLANT , CtC.
L'Académie écrit avec une majuscule : L'Académie française, l'Académie des sciences, î'Église universelle, les Églises protestantes , l'Institut royal de France, la Légion d'honneur; et avec une minuscule ; La chambre des députés, la chambre des pairs, les académies d'Italie, Pécole polytechnique. Il nous semble que ces