‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 319 sur 520 · MUS · texte numérisé non relu

MUS

mouvions, que vous mouvieg, qu'ils meuvent. — Impart Que Je musse, que tu musses, qu'il mâts que nous mussions, que vous mussiez, qu'iU mussent, ~ PAET. Présent Mouvant, — Passé, ilfit, nwe.

MUFLB. s. m. Extrémité du museau de certains animaux, comme le bœuf, le taureau; et de certaines bétes féroces, comme le lion, le tigre, le léopard (Acad.). Voir Museau.

MUFTI, s. m. On écrit aussi nrnphti. Le cbef de la religion mahométane.

MUGISSANT, part prés, du y, mugir, et adj. verb. Une voix mugissante. Les ondes mugissantes.

MUn>. s. m. Le <^ ne se prononce-point.

MULÂTRE, adj. des deux genres. 11 se prend aussi substantivement : Un mulâtre, une mulâtre. Quelques-uns disent au Tém. mulâtresse (^iLctiA.), /

MUNICIPAL, ALE. adj. Le plur. est municipaux. — Carde municipal. Voir Garde.

MUPHTL s. m. Voir Mufti.

MURAL, ALE. ad). Il n'a point de plue masc.

MUSCAT* adj, maso. U n'a point de fera. Quelque» grammairiens lui donnent muscade^ pour féminin dans cet exemple : Base muscade, L'Académie donne bien cette pbrase , mais au mot muscatie, s. fém., et elle ne dit point que ce mot soit employé adjectivement comme féminin de muscat, — Muscat se prend aussi subatanjtivoraent : Du muscat blanc.

MUSEAU. 8. m. La partie de la tête du chien et de quelques antres anlnoaux , qui comprend la gueule et le nez; 11 se dit surtout lorsque cette partie est pointue. Le museau d'un chien, d'un renard, d'une belette, d'un blaireau (Âcad.)< Voir MUFLE , Groin , Gueule.

MUSÉUM, s. m. On prononce muséonie. L'Académie ne donne point d'exemple du pluriel.

Comme ce mot ne forme point son pluriel d'après l?s règles du latin, et que d'ailleurs il prend un accent aigu sur Vé , U est tout à fait français et suit les règles de la langue française. On écrira donc des muséums, comme on écrit des factums.

MUSICAL, ALE. adj. Le pi.

est musicaux. Caractères mu" iicaux.

MUSSER (SE). V. essentiellement pronominal , signifiant Se cacher. Il est vieux. Le participe passé s'accorde toujours

avec le pronom qui le précède.

MUTINER (SE), y. essentldle»

ment pronominal. Le participe passé s'accorde toujours avec le pronom qui le pi'écède ? Us se sont mutinés.

MYOSOTIS, s. m. On prononce le jfinaL

MYRIADE, s. f. Une /n^yriade.

MYREHIS. s. m. On fait sentir les deux r et le j-.

MYSTIFICATEUR, s. m. II n'a point de féminin correspondant.

MYSTRE. 8. m. T. d'Antl^ quité. Mesure des Grecs. II y avait le gt and et le petit mystre.

MYTHE, s. m. Trait , parU^ cularilé de la fable, de Phtotoire héroïque ou des temps fabuleux. Cest un mythe commun à toutes les religions ete e Orient.

N. 8. f. suivant l'appellation ancienne et usuelle {enne)^ et 8. m. lorsqu'on l'appelle ne, suivant la méthode moderne.

Au commencement et au milieu des mots, cette lettre, lorsqu'elle est suivie d'une voyelle, conserve le son qui lui est propre, comme dans les mots nourrice, cabane. Lorsqu'elle est suivie d'une consonne autre que la lettre n, elle prend le son nasal, comme dans Ciwre, encan, ondée,

A la Jln des mots, on doit

faire sonner le n dans abdo^ men, Éden, hymen, le Tarn, et dans tous les mots où U est immédiatement uni avec le laof qui le suit, lorsque ce mot commence par une voyelle ou un h non aspiré. Ainsi ancien ami, vilain homme, se prononcent comme s'il y avait ancien nami, vilain nhomfite. Mate si ie n se trouvait à la fin du substantif, suivi immédiatement d'un adjectif commençant par une voyelle ou un A non aspiré, on ne devrait polirt It

prononcer Ainsi* Pon dirait une passion aveugle, et non une passion naveugle, parce que le sulMtantir n'est pas nécessaire* ment lié avec i'adjectif dans Tordre fiframmatica].

II en est de même du mot en, soit préposition, soit Hlverbe. Le n final se fait sentir lorsque ce mot est suivi d'un autre mot commençant par une voyelle ou un h non aspiré, avec lequel il a un rapport nécessaire, comme dans ces phrases : ^égir en ami, voyager en Egypte, que l'on prononce comme s'il y av^t agir en nanti, 'voyager ennÈgypte.

Mais on dira Allez-^ous^en au Jardin, donnez-m*en un peu, sans faire sentir le ra, parce que, dans ces phrases, le mot en n'a pas un rapport néces»

saire avec le mot qui le suit.

La même observation s'applique encore à bien et à rien, suivis immédiatement de l'adjectif, de l'adverbe ou du verbe qu'ils modifient : Bien honorable, bien utile, bien écrire; dans toutes ces phrases on fait sentir le n. II n'en serait pas de même si ces mots précédatent tout autre mot qu'un adjectif, jin adverbe ou un vert>e, comme dans ces phrases : // parlait bien et à propos.

U ne désirait rien et ne detnandait rien,

N se redouble :

I<* Dans les mots commençant par le son eonn suivi d'une voyelle «comme connaître, connétable, connexe, connivence.

Il faut excepter cône, co^ Mcïde.

^ Dans les terminaisons en

onner, comme couronner, ton-ner, etc. On écrit cependant détrôner.

Remarques,

L En général, iv se double devant une voyelle dans les dérivés des mots terminés en on; raison, raisonner; son, sonner, résonner; pardon, pardonner; ton, entonner, dé* tonner (sortir jda ton); bon, bonne, bonnement s condition, conditionner, conditionnel.

Cette règle admet de nombreuses exceptions; ainsi, quoique don fournisse donner, on écrit donataire, donateur, donation; on écrit aussi. </^moniaque, qui dérive de démon, détoner ( faire explosion ) , et détonation (explosion); {t'monade de limon; patronal de patron; colonie, colonisation, de colon; bonifier, bonifica»

tion, de bon; national, nationalité, de nation; septentrion nal de septentrion; sonore de son; bonheur, bonhomme, de bon, etc.

II. Il se double presque toujours après les voyelles a, e, o, quand la syllal>e est brève t Canne, colonne, méridienne.

III. Avec le son en prononcé comme dans moyen, précédé d'un / ou d'un y, on double le n, lorsqu'il est suivi du son de Ve mnet : Païen, païenne; il tient, ils tiennent.

Quand n est redoublé, II ne donne Jamab à la voyelle précédente le son nasal, si ee n'est dans ennobli, ennui, et lenrs dérivés. Ainsi, deux nn ne servent qu'à rendre brève la syllabe précédente ijinneau, année, innocence, innombra-

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