NAT
NA8IIXEIIB. s. m. Celui qui parle du nez. Au fém. nasU' leuse.
NATAL, ALE. adj. D se dit du lieu et de l'époque de la naissance. Ce mot n'a pas de plur. masc. (Acad.). Quelques grammairiens ont dit au pluriel natals,
NATIF> IVE. ad]. II se dit seulement des personnes en parlant du lieu où elles ont pris naissance , et où elles ont ordinairement passé leur enfance; tandis que né s'emploie pour Indiquer plutôt la naissance accidentelle. Né natiTest un pléonasme qui est assez commun chez le peuple, mais qull faut éviter.
Ifat(f est subst. masc. dans le sens suivant : Les natifs d'un pays, c.-à-d. les naturrfs, ceux qui en sont originaires.
En T. de Minéralogie , on rentend d'un Métal qui se trouve dans la terre sous la forme dlétallique, sans être minéralisé par sa combinaison avec d*BUtres substances.
NA3raONAL, ALE. adJ. Qui conccrae toute ime nation, qui appartient k une natiOB. HoO" neur national. Biens natiO' naux*
Garde nationale, snbst. fém.
Troupe non soldée, composée de citoyens, et qui sert au maintien du bon ordre et à la défense intérieure du rt^anme.
Garde national, subst. masc.
Celui qui fait partie de la Garde nationale. Au pbulel, gardes nationaux,
Natkmau», au pluriel ^.s'esftpkée sxAstasJtiveiBcnt pour désigner Ceux qui compoMBt mac
nation, par opposition à Étrangers.
NATIVITÉ, a. f. Naissance.
Ce mot ne s'emploie qu'en parlant, du Jour de la naissance de N. S. J. C., de la sainte Vierge et de quelques saints.
NATAON. s. m. ou NATBUM, 8. m. que Ton prononce natrome. Carbonate de soude i solide et naturel, ordinairement mêlé à du sel marin et à du sulfate de soude.
NATCBALIBUS (IN). Expression laUne qui signifie en État de nudité. On prononce le t final.
NATURALISTE. S. m. Celui qui s'occupe de l'étude de l'nistolrc naturelle.
NATUREL, ELLE. adj. Qui appartient à la nature, qui est conforme à Tordre, au cours ordinaire de la nature, soit en général, soit en particulier-, à chaque espèce, à chaque Individu. Ce qui s'offre naturellement à l'esprit , simple; exempt de contrainte. — s. m. Habitant originaire d'un pays, IncllnaUon, humeur, caractère, facilité, aisance avec laqueUe une chose est faite.
NAUTILE, s. m. Mollusque testacé, à coquille divisée en plusieurs cellules.
NAUTIQUE, adj. des deux genres. Qui appartient h la navigation.
NAVAL . ALE. adJ. Qui est relatif aux vaisseaux de guerre. Il n'a pas de pluriel masculin, suivant l'Académie, Laveaux, Levizac, etc. MM. Ho« et Cbapsal disent navatsi'ioUi''
NE
villlers dit des combat* Jtavaux. Nous sommes de l'avis de l'Académie.
NAVET, s. m. On prononee navè. Plante crucifère dont ta racine, qui porte le même nom , sert à la nourriture des hommes et des bestiaux.
NAVETTE, s. f. Espèce de navet sauvage dont la graine, 'nommée aussi navette, sert à faire de l'huile. — Petit vase de cuivre ou d'argent dans lequel on met l'encens. — Instrument de tisserand.
NAVICULAIRB. adjcct. des deux genres. T. d' Anatomle. Qui a la forme d'une naodle. Os napieulaire.
NAVIGABLE. adJ. des deux genres. Où l'on peut naviguer.
Rivière navigable. ,
NAVIGATEUR. 8. m. Celui qui a fait sur mer des voyoga de long cours, qui s«ente«l à conduire un vafaseao. Ce mjt n'a pas de correspondant «• mlnln.
NAVRANT, part. prfe. du Y.
navrer, et adJ. verb. Vne <fo»leur navrante.
NE. adv. négaUf. Il est sou»
vent accompagné des moUpas$ point, guère, rien, ete.,4o^ la fonction est de préclserje sensnégaUf.
On ne peut employer IndiÇ»* remment ne pas ou ne pQ\m* Le second nie plus fortement, plus absolument quckprenU».
Pas convient lorsqu'il s'agit de quelque chose de passager ft d'accidentel, et point lonq«« l»on parle de quelque cb©«e d'habituel, de permanent.
JNE
On ne fait point usage de pas ni de point :
!• Lorsque Padverbe ne est accompagné des compléments guàre, plus» ne formant pas une comparaison ; jamais, rien, p^nonne» nul, aucun , nullement, ete.y ou des expressions équivalentes de ma vie (jamais), qui que ce soit (nul}, dme qui ^ive (personne) , etc., Compléments dont la fonction est de préciser le sens négatif; ou bien encore lorsque ne est accompagné de termes qui , comme pas et point , signifient les moindres parties d'un tout , et qui se mettent sans article , tels que goutte , brin , mot.
Uemploi de pas ou de point dans ces phrases serait un pléonasme, puisque la fonction de pas et de point est aussi d'accompagner radver< he ne, pour préciser le sens négatif. Exemples : // n*est gu^re sage. Il ne fait rien. Per>' sonne ne sera assez hardi (Aoad.)- Jful ne peut être heu»
réux s'il ne Jouit de sa propre estime (J. J. Bousseau). On méprise tous ceux qui n*ont aucune rvertuÇLà. Rochefoucauld).
tes gens en parleront , n'en doutez nullement (La Fontaine).
fe ûe te reverrai de ma ofie. Je ne tfeux voir qui que ce soit ou dme qui wve,
2^0n xte fait pas usage de pas ni de point quand deux négatfOBs sont Jointes par ni, comme Je ne Pestime ni ne Vatme: on bien lorsque ni est répété : // ne eraint ni les dieux ni Us reproches de sa conseienee (Fénelon). Ifi for ni la grandeur ne nous rendent heunuk (La Fontaine).
NE
Nous fiBrons observer cepen^ dant que, pour rendre Texpresbion plus énergique, les bons auteurs ont employé quelquefois pas ou point avec ni répété.
Use aoUe padaw k UM m qm tow ttitm Dmum «b prii foa wftm point ai la poar- (prtairor.
(Rmivb.)
On ne trouve point dans les humains ni les vertus ni les ta^ lents qu'on y cherche (Fénelon).
Les meilleurs grammairiens modernes pensent qu*on peut Imiter ces phrases.
^ Pas fit point ne s'emploient pas non plus forsque ne, sulyi de que, est employé dans le sens de rien autre, seulement, Jl ne fait que rire. Il ne demande que le nécessaire, U ne tient qu'à vous.
Remarque, Nous croyons Inutile de signaler plusieurs cas de Pomission de pas et de point que Pusage fera parfaitement eonnattre. Tout le monde sait, par exemple, que Pon dit : // y a longtemps que vous rfétes venu. Mais nous ferons remarquer que le sens de certaines phrases varie selon que Pon met ou que Pon supprime pas ou point. Exemples : Il ne sait ce qu'il dit, e.-à-d. il déraisonne; Il ne sait pas ce qu'il dit, c.-&-d.
II ignore la valeur de ce quM) dit. Je sortirai à moins qu'Une pleuve, c.-&-d..à moins de pluie; Je resterai, à moins quHl ne pleuve pas, c-à-d. à moins de beau temps. Je crains qu'il ne se taise» c.-à-d. je crains son sN lence je crains qu'il ne se taise pas, c.-à-d. je crains sa démangeaison de parler.
Pour Pemplol de la négative KE après certains verbes ou cer
sao
NÉC
taioes locntioQs, tels que cro/odre^ appréhender, nier, avoir peur', trembler. Jouter, nier, de crainte que, de peur que, avant que, sans que , etc., voir ces mots.
NÉANT, s. JD. On ne prononce pas le /, à moins qu'il ne soit suivi d*nn mot commençant par une voyelle ou un h non aspiré.
NÉCESSAIRE, ad), des deux gtnres. Il s'emploie tantôt absafannent, canme dans cette piiTMe : La sobriété est une vertu que f indigence rend né" cessuire ftuaiAX avec la prépositfOB à : La doctrine de la me à venir es^éoeasaire à toute soeiété: et qoelquefOta arec la IMPépoaition pour, devant un nom : La foi est nécessaire pour le salut. Lorsque cet adjectif est suivi d'an infinitif, il densaïkle aussi la ptéposition pow, La patience est nécessaire pour réussir.
Ce mot est substantif masc.
dans le sens de Ce qui est iadispensable pour les l>esoins de la vie. Dans ce sens, il est opposé à superflu, et il n'a point de pluriel.
On appuie aussi nécessaire une botte, un étui raxCermant de petits ustensiles aéceasab-es ou commodes.
NÉCESSITANTE, ad}, f^m.
n n'est employé que dans cette loeutioR famUiëre : De nécessité ^nécessitante, c'est-à-dire de nécessité absolue, et comme T. de Théologie, Grdce nécessitante, e.-h-é, qui été la liberté.
NÉCESSITÉ, s. f. Tout ce qui est indispensable ; ce à quoi on doit se soumettre, à quoi on ne peut se soustraire. C*est une