NEU
de neuf multiplié par quéttre»
Le/ de neuf ne se prononce pas quand 11 est suivi d'un subsc tantif commençant par unecon* sonne. Neuf plumes^ neufUvres (neu plumes, neu livres).
On le prononce, au contraire, quand il n'est suivi d'aucnn mot , ou lorsqu'il n'est suivi ni d'un adjectif ni d'un substa&tif.
Ils ne sont que neuf. Neuf et demi. Ils étaient neuf en iotff.
Quand neuf est suivi d'un substantif qui commence par une voyelle ou un h non aspiré, on prononce le /comme un <i/.
Neufécus, neuf ans, neufhom»
mes {neu9 écus, neup ans, neuv hommes),
NEUF , NEUVE, adj. Wou- ▼eau. Qui est fait depuis peu, qui a peu servi. Le / se pranonce toujours. Boit neuf, e.-àdire. Bois qui a été transporté par voiture ou par bateau. Bais ^tté, celui qui est venu en train par eau.
Neuf est employé substai^tlvement dans cette locutjoo.
Donnez-nous du neuf.
A neuf, iocut. adverbiale. Remettre à neuf, refaire à neuf.
De neuf. locution adverbiale.
HabiUer de neuf, c.-à'd. avec des habits neufs.
NEUTRE, adj. des deux genres. Qui s'abstlient de proidre un parti entre des persomMMIe sentiments, d'Intérêts opposés.
Il est aussi substantif masc. Le droit des neutres.
En T. de Grammaire. U «a tHt des noms qui, dans eerCaHics langues, ne sont ni du genre masculin ni du genre M«adnla< Il est quelquefois subst «
NI
On appelle verbe neutre celui qal ne peut avoir de régime direct
En T. de Chimie, un sel neutre est un sel qui n'est ni aCide ni alcalin.
En T. de Botanique, une fleur neutre est une fleur qui ne contient ni étamlnes ni pistils.
NEVEU. 8. m. Au pluriel, neveux. Les derniers neveux, c.-à-d. les descendants les plus élolgrnés.
NÉVROPTËRE. adj. et s. m.
Nom générique des insectes dont les ailes sont transparentes, et traversées de veines croisées ta réseau.
NEWTONIAmSME. s. m.
Philosophie naturelle de New* ton.
IIBWTOIVIEN, lENNE. adj. qui
a rapport à la doctrine de Newton; celui qui a adopté cette doctrine.
Dans les mots newtorUanisme, newtonien , newtont'enne et Wewton, on prononce neuio»
nianisme, neutonien, neutO" nienne et Jfeuton.
NI. particule conjonctive et négative. Elle sert à lier entre elles les parties similaires d'une proposition négative.
SI deux sujets particuliers sont unis par ni, le verbe s'ac* corde avee le dernier lorsqu'il y a nécessairement exclusion de Pan d'eux : Ml M. le duc, ni M» le cardinal ne sera nommé ambassadeur à Naples. (Il n»y a id qu'un ambassadear à nomflftsr, un seul des deux candidats pouvait «tre nommé.)
Hais si la manière d*étre peut s*afBrmer des deux sans q:!*»
y ait exclusion nécessaire de
NI
Pun , on met le verDe au pluriel. Ni lui ni son conseil n'y peuvent rien comprendre (Voltaire). Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement (La Rochefoucauld).
Si les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel et à la personne qui l'emporte sur les autres : Ni vous ni moi ne sommes rowpabtes.
Les parties d*un complément unies par ni doivent être des mots de même espèce, ou des locutions de même nature. On ne dira donc pas : Je n'apprendrai ni à dessùter, ni la musi" que. II faudra dire : Je n*ap' prendrai ni le dessin ni la musique,
NI comparé à ET. La conjonction et marque addition.
La conjonction ni énumère en exprimant une Idée de négation à laquelle elle soumet toutes les parties de Pénumération. Il suit de là que :
fo La conjonction ni ne se trouve Jamais dans une proposition affirmative.
2«> Pour Joindre deux propositions, Tune affirmative, l'autre négative , on ne se sert pas de ni, mais de et : Je plie et ne romps pas. Il n'a rien dit, et s'est enfui.
30 On se sert aussi de et pour Joindre deux propositions négatives, ayant chacune un sujet particulier, et non soumises au même sens négatif : // lï'est pas venu, ET // ne viendra pas.
40 Dans une énnmératlon des parties d'une proposition négative, on fait usage de la conjonction ni : La volupté ni ta mollesse ne peuvent contenter
dbyGooQle
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nos cœurs (Lebran); Je ne crois pas qu'il tienne, ni même qu'il puisse venir (Acad.}.
Remarque. On peut cependant iotndre par et les parties semblables d'ane proposition négative lorsque les idées 8*attirent fortement comme conséquence I*une de Tautré, ou comme parties d'un tout, et principalement sMl y a entre elles quelque synonymie. Les animaux nHnventent et ne perfectionnent rien (Buffon).
Nos langues xî'ont pas Vhar»
monte et la précision des langués anciennes (Karmontel).
Bien ne les pique et ne les réveille (Massillon).
Réciproquement, Il y a des exemples de l'emploi de ni au lieu de et dans les propositions affirmatives. C'est qu'alors les mots unis par ni sont les restes d'une proposition négative : La fortune y aurait plus de part que sa ^valeur ni sa conduite (Fontenelle) ; c.-à^. que sa valeur n/sa conduite n'y auraient de part.
n faut encore remarquer que ni s'emploie très-bien par syllepse après les veth^^difendre, empêcher » et généralement après tout mot exprimant une idéede défense ou de privation; parce qu'une idée de cetta nature équivaut, à une Idée de n^atlon. Boileau, en parlant du sonnet» dit qu'Apollon
nifosdU qu'un v«r« &iU* 7 p*t }auU (entrer, ■I qa'an mot «UJk mit o^t tfj remontrer.
On pourrait dire aussi : et qu'un mot déjà mis, etc
m ne doit lamals précéder sans. II ftiut dire : Sans crainte ni pudvtr, ou hioksans crainte