‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 333 sur 520 · NUL · texte numérisé non relu

NUL

sie*, quHls nuisent. — Imparf.

Que Je nuisisse, que tu nui' sisses, qu*U nuisit; que nous nuisissions, que w>us nuisis»

siezt qu'Us nuisissent. -^baut.

Prés. Nuisant. — Pané. Aui, fovarlable.

Jlfuire s'emploie avec le pronom personnel, régime Indirect, dans le sens réfléchi et dans le sens réciproque. Elle s'est nui dans mon esprit. Ils ont cherché tous les moyens de se nuire Fun à Vautre. lis se sont nui réciproquement.

Dans le mot nuire, m forme une diplithongue»alnst que dans nuisible» nuit, nuitamment, nuitée.

NUIT. s. f. On ne prononce pas le t.

De nuit , locut. adverb.

Huit et Jour, Jour et nuit, loc. adverb. Sans cesse.

J^i Jour ni nuit, loc. «bverb.

Jamais.

NUL, NULLE, adj. Aucun, pas un.

Au commencement de la phrase, nul, employé absolument, signifie Nul homme , nulle personne.

ITul, nulle, se dit aussi d*nn objet sans valeur, sans effet.

Dans ce sens, on peut remployer au plur. Ces eJfets sont nuls, vos paroles sont nulles.

NUI. , AVGUS et PAS vn , s'emploient quelquefois sans que leur substantif soH énoncé, et Us ont à peu près la même signification ; cependant on ne peut les employer IndUVéremment l*an pour l'antre dans tous les cas.

OTL s*enipioIe d'une manière générale et absolue dans le

NTTM

sens de personne; alors II n^test d'usage qu'au singulier masculin, et comme sujet de te phrase. Jful n'aime àfréquet^ ter les fripons s'il n'est fripon lui-même (J. J. Rousseau).

■DL, Joint à un nom, ett dit en sujet ou en régime; il dgnifle aucun» et ne s'emploie cfit'sn sing. masc. ou fém. Nul homme n*a été exempt du péché ori^ ginel. L*homme ne troupe nuUm part un plaisir sans mék^n^e.

AUCUN a une sfgnJiicatfoii plus restreinte; 11 se rapporte toujours à un substantif énoncé, on que l'esprit supplée aisément. (Voir AUGUir.)

FAS UN s'emploie toujours comme aucun dans une signification restreinte et relative.

Cependant pa^s un exprime une exclusion plus générale qu'a»cun, et 11 modifie comme celotci le nom qui précède ou qui suit 11 est aussi savant que peu un. U n'y a pas une seule personne. Pas un, pas une, ne s'emploient Jamais au pluriel.

Nul, aucun, pai un, veulent la préposition de avant le substantif ou le pronom qui suit.

Nul de tous ceux qui y ont été.

Il n'y a pas un de ces livresque Je n'aie lu. Aucun de vous ne peut se plaindre de moi.

NULLE, s. f. Caractère qui ne signifie rien^ et que l'on emploie dans les lettres en chtffk'es pour les rendre plus dUfielles à déchiffrer.

NUMÉRAIRE. adJ. des deux genres. Valeur numéraire» e.à-d. valeur légale des pièces de monnaie ayant cours.

On l'emploie aussi comme substantif masculin dans lèsent de argrenl monnayé.

NUMÉRAL, ALE. ad). Qui désigne un nombre. An plar.

masc numéraux,

NUMÉRATEUR, s. m. T.

d*Arltbmétrqae. Le nombre qui Indique, dans une fraction, combien elle contient de parties de Tunité. Il n'a pas de oorrespondant fém.

NUMÉRIQUE, ad], des deux genres. Qui appartient aux nombres. Calcul numérique, qui se fait avec des nombres, par opposition au calcul lUtértU, qui se fait avec des lettres.

NUMÉROTAGE, s. m. Action de numéroter.

NUMISMATE, s. m. Celui qui

est versé dans la numbmatique.

NUMISMATIQUE, ad], des deux genres. Qui a rapport aux médailles antiques. Il est sQbst. fém. dans le sens de Science des médailles.

NUMMUIiAIRE. s. f. On prononce nommutoirtf. Plante dont les feuilles ont la forme d»une pièce de monnaie. C'est aussi le nom d'une petite coquille pétrifiée en forme de lentille.

NUPTIAL, ALE. adj. Au plur, masc. miptiaux.

NYCTALOPE. s. des deux genres. Celui, celle qui voit mieux de nuit que de Jour.

O. s. m. La quinzième lettre de l'alphabet et la quatrième des voyelles.

6 interj. OH 1 et HOI aussi inter]. — ô sert à marquer diverses passions, divers mouvements de Pâme : ô tiède l 6 temps l ô mœurs l II marque aussi le vocatif, l'apostrophe : ô mon fils!

ô mon Dieui II est toujours suivi d'un substantif. — OH !

marque la surprise. Ohi ohlje n'y prenais pas garde. U sert aussi à donner au sens plus de force. Oh! Je me vengerai. Oh!

si nous pouvions réussir! Oh cà , partons de nos affaires»— HO ! (A aspiré) sert tanldt pour appeler, tantôt pour témoigner dt rétonnement ou de l'indignation. Ho ! ^enet un peu ici, Hot que me dites-vous là?

Quand 11 est interjection d'étoanement ou d'Indignation, U se eonfond quelquefois avec

oh t le plus souvent on le redouble '.Ho! ho !a/ous le prenez par là! Bo! ho! 'vous faites bien l'entendu! (Acad.)

OASIS, s. f. Espace qui dans un désert de sable offre de la végétation. On prononce le s final. La grande oasis,

OBÉISSANCE, s. f. 11 ne s'emploie pas au pluriel. On disait autrefois , présenter ses obéiS" sances à une personnes on ne le dit plus.

OBÉISSANT, part. prés, du ▼. obéir. H est aussi adJ. verbal.

Une fille bien obéissante. Des Sf^etsopéiasanta. On le dit aussi dans le sens de Souple, mania« ble^ Du cuir, du bois obéissant.

De la matière qui est obâ»* santé.

OBÉUSQUE.s. m. Un obélif que eouven d'hiéroglyphes.

Page 1