‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 380 sur 520 · POL · texte numérisé non relu

POL

Ton s'en servirait dans le même sens que pointu, terminé en pointe.

POIREAU ou PORREAU. «.

m. Plante potagère du genre des oignons. Excroissance qui vient sur la peau, et parUculièrement aux mains.

POIS. s. m. Légume qui vient dans une cosse, et qui est ordinairement de forme ronde.

POISON, s. m. Ce mot était autrefois du genre féminin, comme on le voit dans quel< ques poètes anciens el dans Malherbe, n est aujourd'hui et depuis longtemps masculin.

POISSARD; ARDE. adject.

Expression poissarde, qui appartient an langage du bas peuple.

POISSARDE, s. f. Femme de la halle.

POITRAIL, s. m. Partie du devant de la poitrine d'un cheval.

En T. de Charpentier , grosse pièce de bols qui se pose horizontalement sur des pieds droits de pierre, pour soutenir un mur de face ou un pan de bols. Au plur., poitrails.

POrVRIER. s. m. Arbrisseau qui produit le poivre. Petit vase où l'on met du poivre.

POIVRIÈRE, s. f. Usteiwile de ménage qui sert à mettre du poivre.

POIX. s. f. Matière résineuse que produisent les sapins ou les pins. Voy. Poins et Pois.

POLACRE ou POLAQUE. s.

fém. Sorte de bâtiment à voile et à rames.

406 POZi

POLAGRB ou POLAftCB. «.

m.Cmrallefpoloiiate.

»OLI>EE. s. m. On fait «entb" le r au singulier et au pluriel.

Pkrtnes dw 1Pay«-llaa qui soût prot^ées par des dl^cs contre les Irruptions de la mer.

POLÉMTSUB. aA). dM émx genres et s. f . Ouvrage poli' nHque. La poUmiqueUttéraire.

POUMEIfT. 8. m* Action de polir.

I>OUMGNT. adv. D'une manière poUe, honnête, U ne s'emploie qu'au figuré. Parier poliment. Recevoir poliment tout le monde.

POUSSSUR- s. n. Ouvrier qui poltt. Au fém«, polisseuse.

P0LIS80». s. m. Instra»

ment dont on se sert pour polir.

P0L1S80IRE. s. f. Sorte de décrottoir.

POUTIQUB. «4. d«s deux genres et subst. maso. Cest un profond poHtiq»e.

Politique i subst. fféto. L'art ] de gouverner un Etat. La «onnaissanee du droit p«bUe, des intérêts des iMttloM. La poli»

tique de la France ^ celle de VAngleterre.

POIXEN. a.m. On ftiit sentir les deux / et le n. T. de Botanique emprunté du latin. Poussière flîcondante des fleurs.

POLTRON, ad], m. LAcbe, pusillanime. Au féminin, on double le n et l'on écrit poh tronne.

POLYÈDRE, s. m. T. de Géométrte. corps solide à plusieurs Aices. *^

POIr

POLYGAME, subtt. dea dens genres. Celui qui est marié A plusieurs femmes; celle qui a épousé plusieurs hommes.

So T. de Botanique, polygame est adjectif, et se dit deapUiates hermaphrodites , et des Eean les unes mftles. les autna femelles.

POLYeLOTTE.:adi.des denx genres. Se dit d'un Uvteéerlt en plusieurs langues. Ce mot est aussi substantif f§mlnln. On dit : La polyglotte de Paris, la polyglotte d*Angieterre , c'estàHlire la Bible polygloUe de Paris, la Bible polyglotte d'Angleterre.

On dit encore d'un homme qui possède ou qui affle^s de posséder plusieurs lattgwtft :

Cest une polygloUe,

POLYGOlVE, Bài. des deux genres et subst. masc T. de Oéométrte. Il se dit d'une ligure qui a phïslenrs angles et ptubleurs càkés. Cest aussi un T.

de FortHkutlon.

POLTGRaI>HE. s. m. Auteur qui a écrit sur plusieurs na- I tières.

POLYflèME. s. m. T. d'Algèbre- li se dit de toute quan% tué algébrique, composée de plusieurs termes distingués par les signes + (plus) on — (moins).

POLYPE, s. m. Espèce d'animal aquatique. En T. de Médecine, Excroissance ou tumeur de diverse nature.

POLYSYLLABE, ad), des deux gennes et suksit mase. Le s se prononce fortenent. H se dit des mots composés de plu* sieurs syUabei.

PONGEAU. •. m. Petit pont.

Espèce de pavot* d'un rotye très-vif. U se dit auflffl de cette couleur, et il est alors invariable : La couleur poncsau.

Un mbétn ponceau. Des rubans ponc^tm, e.-k'é. de la couleur du lionceau,

PONTE, s. r. ActloAdepoodre.

PONTE, s. m. Terne de pju»^ sieurs jeux* H n'est plus guère usité qu'en partant de Celui qui joue contre le banquier.

PONTIFICAL^ AXE. adjoct.

Qui a rapport â la dignité de pontife. Au plur., musc. pojUi'

fiCMUX,

FONTUVCAL. s. m. Livre qui contient les prières et 4es cérémonies résej?vée» «ux ^vé* ques.

POlîTi-LKViS. s.«. Au plur., pontS'levis.

PONT-ïIKtfB. & m. Glmnen populalm 4ur «n air connu. Au plur., pontSf-nâufs,

PONTONAOB. 8. m. Droit que l'on paye pour traverser une rivière , un pont.

Ce mo4 s'écrtt avec un seul n, et cependant le mat pontonnier, qui désigae cel^ii qui perçoit le droit de pontonage , s'écrit avec deux n.

POPELINE, s. f. Étoffe dent la obaine est de sole, et la trame de laine lustrée. On dit aussi popeline, mais ce met est peu usité.

POPULACE. 8. f. eoïlectir.La populace est bruyante,

POPULATION, s. f . coUectif.

La population de la France s'accroît sensiblement.

POR

4Qf

POPULÉIM. adi. man. O»

IMTononce populéome. T. de Pharmacie. Sorte ûSumpm^ calmant.

PORC 8. m. Le e final a*>M prononce pas devant iiii»4MNB^ sonne. Cochon.

PQRCrÉPiG. I. m* Quadmpède dont le corps est hérissé de piquants. Au .plui?., porcs»

épie,

PORIB. s. m. Ouverture Imperceptible dan« la peau, par où s'opère la transpiration,

POAXAIL.S. m. Eaçade.d^ttne église. Au plur, t portails.

PCMlTANT. part. prés, «hi V, porter, et ad|eot. verlK qui n^est employé qu'avec les mots bien et mal. Il est bien portant.

EHe est toujours mal portante (Acad.).

PORTE -AIGUILLE, a. m.

Instrument d£ cblrurgieuh Au plur., porte-aiguille (AffadO*

PORXEABQUEBII««. s. m. Officier qui porte le fusil du roi uu das prinpes k la chas^ Au ^ax^xPoii^Tarqfisbufe (Aca* demie).

POATE-BAGUfiTTE. 0» m»

Anneau piaeé te long d/M9e arme A ieu pour reoevAir et contenir la baguette. Au -plur r, porte-baguette (Acad.J^

PORTEBALLE. s. m. il s'écrit sans- trait d'ux^oa et en un seul mot. Marchand ambulant qui porte sur son dos une I>alie de marchandisef. Au pluriel, porteballes.

I PORTE-BARRES, s. m. plur.

Anneaux de cordes passés daus l'anneau du licou , et qui sup- [ portent les barres des chevaux

POR

que roo mène attelés deax à deax.

POETE-BOUGIE, s. m. T. de Chinirg. Au plur-, porte-bougie (Acad;.

POBTE-CARABINE. 8. m.

Voy. Porte-mousqueton.

PORTECHAPE. s. m. Il s'écrit sans trait d'union et en un seul mot. Celui qui porte la chape dans une église. Au plur., portechapes,

POBTECHOUX. s. m. Petit cheval qui porte des légumes au marché. Au plur-, porte choux,

POETE-CLEFS. 8. m. Celui qui porte les clefs d'une prison.

AvL plur., porte-clefs.

PORTECOLLET. s. m. Il -s'écrit en un seul mot et sans trait d'union. Pièce de carton ou de baleine qui sert à porter le collet ou le rabat. Au plur.

portecollets (Acad.j.

PORTEGRAYON. s. m. Il s'écrit en uo seul mot. Instrument dans lequel on met un crayon. Au plur., porteerayons (Acad.).

PORTE-CROIX, s. m. Celui qui porte la croix dans les cérémonies de l'église. Au plur-, porte-croix,

PORTE-CROSSE, s. m. Celui qui porte la crosse devant un évéque. Petit fourreau de cuir qui l'eçolt le bout de la carabine ou du mousqueton dans les corps de cavalerie. Au plur., porte-crosse.

PORTE.DIEU. S. m. Prêtre chargé de porter le viatique

POR

PORTE - DRAPEAU. 8. m.

Celui qui porte le drapeau dans uo corps d'infanterie. Au plur., porte-drapeau (Acad.).

PORTE- ENSEIGNE, s. m.

On donnait autrefois ce nom à celui qui portait l'enseigne ou le drapeau d'un régiment. Au plur., porte-enseigne (Acad.).

PORTE-ÉPÉE. s. m. Pièce de cuir ou d'étoffe qui supporte l'épée. Au plur., porte- épée (Acad.}.

PORTE-ÉTENDARD. 8. m.

Celui qui porte l'étendard dans un corps de cavalerie. Pièce de cuir qui sert à supporter l'étendard. Au plur., porte-étendard (Acad.).

POBTE-ÉTRIERS. s. m. pi.

Courroies qui servent h tenir les étriers relevés quand le cavalier est à terre.

PORTE-ÉTRIYIÊRES. s. m.

plur. Anneaux de fer dans lesquels passent les étriviéres.

PORTEFAIX, s. m. Il s'écrit en nn seul mot. Celui dont le métier est de porter des fardeaux. Au plur., portefaix.

PORTE-FER. S. m. Espèce d'étui placé sur le côté desselles de cavalerie. Au plur., porte^fer (Acad.).

PORTEFEUILLE, s. m. Il s'écrit en un seul mot. Carton plUs ou moins grand plié en deux, et dans lequel on renferme des papiers. Au figuré, PORTEFEUILLE sc dit du titre et des fonctions de mlulstre d'État. Au piur.f port^euitles.

PORTE-HACHE, s. m. Étui pour renfermer une hache. Au plur., porte-hache.

POR

PORTE-MALHEUR. 8. m.

Ce que 1*od r^arde comme un présage de malheur, d'accident. Au plur., porte^malheur (Acad.).

PORTEMANTEAU, s. m. Officier qui portait le manteau du roi ou des princes. Sorte de valise pour serrer des effets.

Sorte de crochet pour suspendre des vêtements. Au plur., portemanteaux.

PORTE-MONTRE, s. m. PeUt coussinet, ou petit meuble de bois ou de métal, sur lequel on pose sa montre. Au pIur.,/7or/tfmontre (Acad.).

Porte - montres , petite armoire vitrée dans laquelle les horlogers suspendent leurs montres. Un porte - montres bien garni (Acad.).

PORTE-MORS. s. m. Parties latérales de la bride du cheval qui soutiennent le mors. Au plur., porte^mors,

P0RTE-M0UCHETTE8. s. m.

Plateau sur lequel on pose les mouchettes.

PORTE-MOUSQUETON, s. m.

Crochet ou agrafe qui sert à porter le mousqueton d*un cavalier. Petit crochet pour porter des bijoux. Au plur., porte' mousqueton.

PORTE-PAGE. s. m. T. dlmprlmerle. Au plur., porte-page (Acad.).

PORTE-PUB RRE. s. m. Espèce de portecrayon qui sert à porter la pierre infernale. Au plur., porte-pierre (Acad.).

PORTE-RESPECT, s. m. Ce qui sert à imprimer du respect.

Au plviT..,porte-respect IkcAû.).

POR

PORTE-TAPISSERIE, s. m.

Châssis de bols qui supporte une tapisserie, ou la toile sur laquelle on colle le papier. Au plur., porte-tapisserie (Acaâ.).

PORTE-TRAIT. 8. m. Courroie qui soutient les traits des chevaux lorsqu'ils sont attelés. Au p\uT., porte-traits. Il devrait s'écrire de même au slng.

PORTE-VENT. s. m. T. de Musique. Une des pièces d'un buffet d'orgue. Au plar., porte-vent (Acad.).

PORTE-VERGE. s. m. Bedeau qui porte une baguette, une verge, dans les églises. Au plur., porte-verge (Acad.).

PORTE-VIS. s. m. Pièce de métal sur laquelle porte la tête des vis qui servent à fixer la platine d'une arme à feu. On l'appelle aussi contre-platine.

Au plfiT., porte-vis, contre-pia^ tine.

PORTE-VOIX. s. m. Sorte de trompette qui sert à porter au loin la voix.

PORTEUR, s. m. Celui qui porte quelque ;;hose. Au fém., porteuse.

PORTIER, 1ÈRE. 8. Celui, celle qui a la garde de la porte d'une maison.

PORTIÈRE. 8. f. Ouverture par laquelle on entre dans une voiture. Espèce de rideau que l'on met devant une porte.

PORTIÈRE, adj. fém. Il n'est employé que dans le sens de vache portière, brebis portière, c-à-d. en âge de porter des petits ou qui en a déjà porté.

PORTION, s. f. On prononce

Page 1