‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 446 sur 520 · SOT · texte numérisé non relu

SOT

-~iSMCAr. Prës. Je sors» tu sers, a sorts nous sortons, awus sortez, ils sortent, — Imparf. Je sortais, tu sortais, U sortait i nous sortions, ofous sortiez, iis sortaientr — faaéé déf * Je sortis, tu sortis, U sortiti nous sortîmes^ 'vous sot" tttes, ils sortirent. — Futur. Je sortirai, tu sortiras, il sortira; nous sortirons, ^nous sortirez, ils sortiront.-'ConinT. Prés. Je sorUrais, tu sortirais, U sorti»

rait; nous sortirions, vous sortiriez, -tls sortiraient. "inrÉn.

Sors; sortons, sortez.— ^V'M.Ft.

Que Je sorte, que tu sortes, qu*tl sorte ; que nous sortions, quenfous sortiez, qutls sortent.

— Imparf. Que je sortisse, que tu sortisses, qu'il sortit j que nous sortissionSf^que 'Vous sor»

tisùiez 9 qu^ls sortissent. — FAUT. Prés. Sortant. —Passé.

Sorti, sortie.— Les temps composés prennent l'aaxUialre être quand on veut exprimer Pétat :

// est sorti, mais il nta rentrer; et l'atixiltalre ac0frlora<pi*oin a en vue Pactlon : lia sorti, mmis il /vient de rentrer (Acad.).

Sortir «^emploie aussi activement , et alors les temps composés ne prennent que l'auxl* lialre avoir. J*ai sorti les orangers de la serre. On l'a sorti d'une aJTaire fâcheuse.

«ORTIB. V. a. on tniMlL et défectit Usité Mvletaent «n T.

d« Jurisprudence. U sJ^oifie Obtenir, avoir : CetU sentence sortira son plein et entier eff^ Da&s ce sens, sortir se ooa|ague comme j^nir, mais «eidement à la troisième personne.

SOT. adj. Le £éra.<e8t sotte. Le t de sot ne se fait sentir que

SOU

devant «ne vvftUe oa «a A muet : Sot amour-prepre. U faut observer cependant -que lorsque ce mot termine une ex* pression de mécontentement, de colère, d^ndl^atloo, on fait sonner le t. Madame Perniffle disant î P^ous êtes un sot, en trois iettros, mouJUs,1tM entendre le /. Oa dirait saas prononcer le t final : Œest.un sot, ai lk>n vauiaft expriiBer slmpleaieat etaans aigreur le Jugement qœ l'on porte sur te caractère ou rev>rit de quelqu'un.

«OT-Lnr*LAlfltB. a. n. Morceau délicat 4]ui «e traave au* dessus du ocioa^éoa d*«ia ^lolaille. Il s'écrit au pluriel comme au singulier : Il a 'soin de prendre pour lui tous les sot» r.y-laisse (Acad.).

SeTTISE. s. t. Déflmt ««esprit , <de jugement. AcMmis» discours qal annoncent «a raanqae d'esprit et de jvgenent.

II signifie aossl In|uiv. // in*4s du cent soHises (Acad., 1836).

Les édtttont précédentes admettaient ectteaceeption, mais comme étant populaire^ Elle est en etfetile mauvais ton.

'SOUBA&DE. a. C V.

BAKBB.

SOUCTER (SE). V. transit, pronominal Le part, passéa'accorde toujours avec l'un des pron. me, te, se, tMus,'Vous, qui le précède. Jts se sarU peu souciés de cela. EUes ne s'en sont point souciées.

SOUBARD. S. m. On écrit aussi Soudart. Vieux ipot dont on se sert dans la conversation familière en parlant d'nn bom«

me qui a longtemps servi dans les armées.

SOlJDrviSER. V. a. ou transit. On écrit aussi sous-diviser^ et Von dit dans le même sens subdivtser.

SOUDOYER. V. a. ou transit.

Se coniugae comme employer, SOUFFRANT, part. prés, du ▼. sovjfrir. H est adj. verbal lorsqu'il signifie Qui est dans un état de souffrance, de maladie.

E/te est toute souffrante aujourd'hui. La partie soixante du corps.

SOUFFRE-DOULEUR. 8. m.

Le pluriel s'écrit de même, mais Il est de peu d'usage.

SOUFFRIR. V. n. ou Intransit.

et a. ou transit. Il se conjugue comme ofyYir. — Devant un Infinitif, on dit souffrir de et souffrir as mais souffrir de signifie éprouver du chagrin , de la peine : Je souffre de vous voir dans cette situations et souffrir 4 se dll de la douleur physique : Vhomme ne se sent pas naUre, il souffre à mourir, et il oublie de 'vivre ( La Bruyère).

SOUFRE, s. m. Employé Immédla'tement après un subst.

pour désigner la couleur, le mot soufre reste Invariable :

Des gants soufre, c.-à-d. delà couleur du souAre.

S0U6ARDE. s. f. On écrit ordinairement sous-garde,

SOUGORGfi. s. f. On écrit ordinairement sous-gorge,

SOUHAITER. V. a. ou transit.

Il exige toujours au subjonctif le verbe de la proposition suivante : Je souhaite qu'il often-

sou

ne. Devant un Infinitif, souhai»

ter est suivi ou non de la préposition de : Souhaiter d'avoir un emploi. Je souhaiterais pouvoir 'VOUS obliger dans cette affaire (Acad.). J'aurais souhaité dadoucir les maux tPun homme tel çwe vou* (Montesquieu).

SOÛL. adj. Au fém., soûle. On écrit plus rarement saoul, saoule. On prononce sod, soûle.

Il s'emploie comme substant avec les adj. possessifs, mon, ton, son, etc., pour dire autant qu'il suffit, autant qu'«B en veut. J'en ai tout mon soûL Il a bu et mangé son soU (Acad.) — Dans le sens de ivre^ il est bas et de mauvais goût.

SOÛLANT, part. prés, du v.

soûler. Il est adj. verbal , pour signifier Qui soûle, qui rassasie.

Cest un mets bien soûlant, une viande bien soûlante (Acad.).

11 est bas et Inusité.

SOÛLER. V. a. ou transit.

On écrit plus rarement saouler.

Terme bas.

SOULOIR V. n. on Intranslt Avoir coutume. Il ne s'emploie qu'à l'imparfait de l'indieal;. et dans le style marotlque : I>eus parts en fit, dont ilsoutaitpaf ser (La Fontaine). U soulaU /a/r« (Acad.).

SOULTB. s. f. Quelques-ans disent soute ; 1* Aeadémffe admet aussi cette dernière forme. T.

de Jurlspmdoice. Ce q«*aii4e3 copartageants doit JWW aux autres pour rétablir l'égalité des lots.

* SOUMETTRE. V. a. ou transit Il se conjugue (Mmmcmettff- SOUPÇONNER, v.a. ou trao-

sou

ait. Ce verbe doit toujours être suivi de la préposition de devant un infinitif. On le toupçonne d'avoir trompé son parent (Acad.)- II ne faudra donc pas dire avec Rollln : // eut Vaudaee de déférer tous ceux qu'il soupçonnait avoir eu du penchant h, secourir Pompée.

SOUPE, s. f. Les locutions :

Wenez manger ma soupe, pirai demain manger fvotre soupe, sont familières ; la bonne compacrnle n*en fait point usage.

SOUPER, s. m. On .écrit aussi soupe. — Après-souper, s. f. On ûWTûivnx après-soupée (V. au mot Apabs).

SOUPIED. s. m. On écrit aussi souS'Pied.

SOUPIRAIL, s. m. Le pluriel est soupiraux.

SOUPIRER, v. n. ou intransit.

En poésie, on le dit aussi activement. Les ofcrs que soupirait Tibulle (Acad. et Boileau).

SOURCIL, s. m. On prononce SOUrci,

SOURCILLER, t. n. ou intransit. On mouille les deux /.

SOURDRE. V. n. ou iotrans.

et défectif. Sortir de terre. Il ne se dit que des eaux , et ne s'emploie qu'A l'infinitif et aux troisièmes personnes du présent de l'indicatif. L*eau sourd de la terre, les eaux sourdent d*un rocher,

SOURIRE. T. n. ou intrans.

Il se conjugue comme rire,

SOURIS, s. m. Synonyme de sourire, substantif. Un doux souris,

SOl^RIS. s. f. Petit quadm-

pède rongeur, du même genre que le rat. Une petite souris.

80U8-AIDE. s. m. Le pluriel est sous-aides.

80U8 AFFERMER, v. a. ou

transit On dit aussi sous-fermer. Le fermier principal m*a sous-affermé , sous fermé une partie des terres (Xcad.).

SOUS-AMENDEMENT, s. m.

Le plur. est sous-amendements,

80U8-ARRRIS8EAU. s. m.

Le pluriel s'écrit sous-arbris»

seaux,

SOUS-RAIL. s. m. Le pluriel est sous'baux.

SOUS-RARRE. s. f. On écrit aussi soubarbe. T. de Manège.

Partie postérieure de la mâcboire inférieure du cheval, sur laquelle porte la gourmette. Le pluriel n'est pas usité.

80US-RIRLI0THÉCAIRE. S.

m. Le pluriel est sous-biblio" thécaires,

SOUS-CHANTRE. 8. m. Le pluriel est sous'Chantres.

SOUS-CHEF. s. m. Le plur.

est sous-chefs.

SOUSCRIPTEUR, s. m. U n'a point de féminin correspon* dant.

SOUSCRIRE. V. a. ou transit.

II se conjugue comme écrire,

SOUS-DÉLÉGUER. v. a. ou transit. On dit plus ordinairement subdéléguer,

SOUS-DIACONAT, s. m. U pluriel, s'il pouvait s'employer, serait sous'diaconats,

SOUS-DIACRE, s. m. Le pluriel est sous-diacres.

SOUS-DIVISER. V. a. on

4^ SOU

tmaait. On «Ut pl«s ordinalre-

m^t suifdivistr.

SAVS-BOMINAIfTE. s, f. T de Musique. La <ïuatrié«e n»te au-dessus de U tonique. Le pluriel tst soMS'dBmiaanJtes,

SOOB-B6VSN. s. m. Le plur.

est snu'éo^mks.

SOUS-ltecmfNIfB. s. m. Le l^iiviet est scm^eomomes.

SOOS-BirrEWTB. ». f. n ne se dit pas au [Mwl«K

SftUS^TAlTB. sw m. T. dé Charpenlier. Le pluriel doit s'écrire comme le skns^lier. Des sousfatte sont des pièces de comble placées sous le faite.

SOUS-FERME» s. f . Saua4>aiL Le pluriel prend un s. Les sous- Sernùers ont gagné dans leurs tous-fermes (4cad«,).

Sbvs-FERMKR. 'feibea. ou traaait' Oa écrit ansaà «otMwi/'ffrmâF^

SOlîS-FERMIER. s: inase. Le pluriel est sems^fermiec».

S0VS-6ARBE. s. f. On écrit |4iB rareott» t songarde. Tentae d'Arquebusier. Le pkir&ei doit s'écrire comme le siag.

SOl}S*GORftB. s. f. On lécvit plus rarement sougorge. 1^ de Manéire. Morceau de culE qui est atUché aux deux c&tés de la bride ou du licol, et qui passe wtts là gorge du obérai. On Y0«, d*aprè8 le sens, que le pluriel doit s'éerire comme le sJtaflrvlier.

SOUS-GOUVERNEim. s. m.

•> SOUS-eOWERNAlf TB. S. f.

Le pluriel prend un s.

SOUS-LIBUTBNANCK ». f.

U Pi»rMeBtstms4t0mtenmmms.

SOU

SDittpUSmrENANT. s. m

Le piarM est sous^liéutenémU,

SOUS- LOCATAIRE, s. des deux irenre». Le phirfel cstsomslocataires.

SOUS-LOCATION, s. fém. U pluriel décrit sans-locations..

SOUS-lf aItRB. %. mase. - SOUS-MâItRESSS. a. C^ Le pturiel prend un <.

SaUS-OFFICIKlI. s. n^ te pluriel 9sA.scÊkSi-9ffUiers*

SOUS-Fin». ». m- On écrit plusraremeat soupiêtLlJt plur., d'après VAcadéniA» est sonsr pieds.

SOUS-PREGEPTBIIIIi. s. m.

Le pluriel est «oiM-^M|ptfe«rj.

SOUS-PRÉFECTURE, s. f Le plurtaA est sovka-priftdtmns.

SOUS-PRÉFET, s. m. Le plur.

est sousi^r4f€ts.

SOUS-PRIEUR, s. m.— SfKIS- PRIEURE. S. f. Le pluriel est sous-prieurs, sous'prwwes.

SOUS-SACRISTAIIV. s. m. U pluriel s'écrit sous-sacristains.

SOUS-SEGR&TAIRE. s. bs.

Le pluriel est sous-secrétaires.

SOU^-SBL. a . m. T. de Cbtate.

Le pluriel a'écctt stmtsêts,

90iUS.TAIf««inB. s. f. T. de Géométrie. Le pliifiel est mw tangtrUes^

SOUS-TBWDAIITB. s. f. T. de Géométrie. Le pluriel est *«•#• téndanif^

SOUSTRAIRE, r. a. ou tran»

•Ittf» Il sfc coalugu» cMome Hrmire.

SOUS-TRAITANT. 8. m. U plorteis'dcrtt sMt^tmliÊum,

SPÊ

Saus-TRAITÉ. s. m. Le phirfel est sous-iraUét.

SOUS-YKirfHlÉRE. s. t. Le pluriel est tous-^ûturièret.

SOUTEIfEMEIfT. s. m. T, Oe

Maçonnerie. Appui, soutien.

QuelqQes-UDS , dit l'Académie , écrivent soutènememu C'est aussi an terme de Pratique.

SOUTENIR. V. a. en transit U 86 conjugue comme r^otr.DMis le aens d'Assurer , affirmer , il D'exlpe point la préposition devant le verbe à l'Inflnlttr: llsow tient Paçoir vu,

SOUVENIR ( SE ). V. a. on transit, et pronominal. II se conjugne comme 'venir. Son participe passé' s'accorde toujours avee l'un des pronoms me, te ,se, nous» vous, qui le précède : Elle s'est souvenue de cela. Jfous nouj; en sommes souvenus, (Voir RAFWttE»).

SPÉCIAL, ALE. adj. Le plur.

m. est spéciaux.

SPÉCIMEN, s. m> On prononce au singulier et au pluriel spécimène (Acad.j. Mot emprunté du latin. Modèle, éclwn- UUon. Il se dit principalement en parlant d^ouvrages scientifiques, de nouvelles éditions. Le pluriel est spécimens,

SPECTATEUR, s. m. Le fém.

oorrespondant est spectatrice.

SPÉCULATKUIU s. m. L'Académie n« donne point sen eof respoBdant féittintn spécnlatricci ce mot cependant est quelquefois nécessaire.

SPECULUM, s. m. On prononce spéculome (Acad.). Mot latin si«niflant miroir, et qui désigne dans notre longue cer-

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