STO
STÉrE. s. m. Mesure d*un mètre cube pour le bols à brû^ 1er, Un stère de bois.
STERLING, s. m. Monnaie de compte en Angleterre. Il ne se dit point seul et il est invariable. Cinquante livres sterling, La livre sterling vaut environ vingt-cinq francs.
STERNUM, s. m. On prononce stemome. T. d*Anatomle.
STIGMATE, s. m. Marque que laisse une plaie, cicatrice.
— STIGMATISER, verbe a. ou transit On écrit aussi stygma te, stygmatistr, .
STILLATION. s. f. On fait sentir les deux / sans les mouiller. Action d^un liquide qui tombe goutte à goutte.
STIMULANT, part. prés, du V. stimuler^ 11 est adj. verbal dans le sens de Qui est propre ^ éveiller, à exciter : Potion stimulante. Il se dit substantivement au figuré de ce qui aiguillonne l'esprit ; L'émuJaiion est un stimulant qu'il faut employer à propos et avec précaur tion,
STIPULANT, part. prés, du verbe stipuler. 11 est adj. verbal en termes de Jurisprudence.
Les parties stipulantes dans c* contrat,,
STOCKFISCH, s. masc. On prononce et l*on écrit aoasi stokfiche. Mot emprunté de l'allemand. Sorte de mome lalée, etséchéeàl'alr.
STOMACAL, ALE. «dj. Le pluriel masculin n?&it pas usltéi Qui fortifie l 'estomac. Le bon ^in est fort stomacaL Poudré stomacale (Académlej^
SUB
STOMACHIQIJE. adject. des deux genres. T. d'Anatomie et de Médecine. Qui appartient à l'estomac « ou qui est bon à l'estomac. Élixir stomachique.
Poudre stomachique. Il s'emploie substantivement au masculin dans le même sens. C'est un bon stomachique.
STORAX. s. m. On dit aussi styrax. Sorte de résine odoriliérante qu'on tire des Indes.
8T0BE. s. m. Baisser le store.
STRASfONIUM. s. masc. On prononce stramoniome. Plante de la famille des solanées.
STRAS, s. m. On prononce le s final. Composition qui Imite le diamant.
STRICT, ICTE. adj. On prononce le c et le / final.
STUPÉFIANT, part. prés, du verbe stupéfier, il est adJ. verb.
et substantif en Termes de Médecine : Les narcotiques sont des stupéfiants.
8TYGMATE. s. m. Marque* que laisse une plaie , cicatrice.
— STY6MATISER. verb. a. ou transit On écrit plus souvent stigmate» stigmatiser. ,.
STYRAX. 8.; m. On dit aussi storax. (Voir ce mot.)
SUANT, part. prés, du verbe suer. II est adJ. verbal lorsqu'il exprime l'état Avoir la peau suante.
SUBDÉLÉGUER, verb. a. ou transit On dit plus rarement sùus-diléguer.
SUBDIVISER. V. a. ou tran- «t. On dit aussi, mais moins souvent, sous-diviser.
SUB
SUBJONCTIF. 8. m. T. de Grammaire. Mode verbal.
Emploi du subjonctif. Voyez Modes. — Emploi des temps du subjonctif. Voyez Temps.
SUBLINGUAL , ALE. adJ. T. d'Ânatomie. Qui est placé sous la langfue. Suh se prononce séparément de lingual, qui se prononce lingoual, L'Académie ne donne pas le pluriel masc; ce pluriel est sublinguals. (Voir Lingual).
SUBSTANTIF. adJ. m. T. de Grammaire. Il se dit De tout nom qui seul, et sans le secours d'aucun autre mot, signifie tout être, toute chose qui est l'objet de notre pensée. Un nom substantif, un mot substantif (Académie), n s'emploie aussi substantivement Le substantif et radjectif doivent s* accorder en genre et en nombre. (Id.).
Formation do plurid. x
On sait que le pluriel se forme dans les substantilb communs , en ajoutant un s au singulier.
Voici les exceptions :
fo Les substantifs terminés au singulier par s» x ou z, n'ajoutent rien au pluriel : Un fils, des fils s la voix, les voix; le nez , les nez*
2« Les substantifs terminés au singulier en au ou en eu prennent an pluriel un x au lieu d'un / .* Un oiseau, des oiseaux, le cheveu, les cheveux.^ Le aubstantir landau suit la régie générale, les landaus.
3° Les substantif^ hibou, chou, caillou , genou , fovjou , bijou « pou, prennent aussi un x : Des hiboux, des choux, des cail^ toux, les genoux, des joujoux »
des. bijoux, des poux. Les au-
SUB
très snlistaDtlft en o» svtreDt la régie génénite et preoaent un * ; Dix sous, les verrous.
4* Les stttstaDtf fs eo al font le pluriel en aux : Cheval» che* vauximal, uutux. Ne rentrent peint daa» cette exeeptton lea substastM bmtt cal, etammvml,, chacal » pml, jufFval, nopal, régal, serval, dent le pkrriel est formé réi^lèrtra«Ft : &es bals, êtes sots, des carnavair,* des chacals, des pals, des narvals, des mopals , dss rigals , desservais^
il» htmAstautifsbaH, corail, émail, soupirail, travail, font leur pluKlel en aux : Des baux, des caraux» des émaux, des soupiraux « des travaux ( ira' vail fsAt aussi travaHsi voguez ee mot V Le substantif aii fait aulx «t ails ( voyez Ajl ). Les autres sabstftntlfs termiaéa au slngulter en ail^ et c^est le plust grand nombre, forment régulièrement leur pluriel par reddition d*un j ; tJn portail, des portaèts; le sérail, lessératTs; le mail, les mails.
0* lies trois sirt»taQtif^ aT^ul, ciel et œitoai àen% pluriels, aïeuls et a'ûux, deux et ciels, yeux et ceils (Y. ces mots>.
riurkl des ■«bataniiri tfHa des la«gi»M
nbua avons indiqué dans ce dltetlonnatre le pluriel de chacun de ces mots ; néanmoins.»
pour Justifier notre opinion, quelquefois contraire k ceUe de TAcadémlé, qui du resta aur cette question n'est pas toujours d*accord avec elle-même, nous croyons devoir poser- loi
lesquenet elle s'appuie.
SUB
Volet deux prfnetpes qnl nous paraissent Incontorttbtes :
I« Tout mot tiré d*mie hague étrangère , et quf est d»«n usage fî^quent dans la nôtre, est un mot parftiftement français , surtout si rasage fa dépouillé de sa forme ou de sa prononciation exotique. ( La contradictlou deceprinc^ne serait rien moioa c^ la négation de la laagao ft-aaçaise, car presque tous les mots de notre langue sont tirés du latUà» ^ grec et du germain.]
2o Va mot emprunté d^ine langye étrangère n'est point français, si, en gardant sa forme origlneliey 11 reste soumis aux lois, de pr«CM)Dcii^ioa et de modification profères à la langue qui Pa fourni.
Dans le premier cas» nous mettons un s au pluriel ; dans le second, nous n'en mettons point- Ainsi nous écrivons, avec un s au pluriel , des accessits, des agendas, des aftrtéas, ctcs débets, des déficits, demdupttea" tas, des exiats, des factums, iksJiieMumtyées impromptus, des peusmms, de» pbue^t», dm quiproquos, desquolsàoês, des solos, des duos, des tréo^» des quatuors, des eoacarlos, des bravos, des concettis^ des tew zts, des macaronis, des imùrogltos, des opéras, etc.
Et sans s au pluriel , des Te- Deum, des benedicite, des eon- JUeor, des eeee^Jkcata, des exfitUo, des magn^tcoÊ, deeMetserere , des post^sesiptmm , des 'vade-mecum, des rsqniem,dsi pater, des ave, d€s^e4m^ tkt à parte, etc.
Pour ne laisser aucun dovtc
SUB
dans Tesprlt da lectenr, et afin de mleax fMre comprendre la Hntesfee et Piktmté ^ cette r^ite , *MH» croyOTïs devoir ajouter <qHelqae8 otnervations^err rapplieatton «{tre nous Fenotn d'eft fiire.
Koas ^H«oi» cHie les mots de la ^reutôre IMe sont tout à faU françtrfs^ en^ effet, alinéa, exéat, débet, tU(ficlt, qalsmt tHrësdu latin :, prennent, d'après le «nctionaairede lUeadé* mte , nn accent sur Vé ; en latin llsn*ont point d^accent. FaetUm ftalt an phirtel, en latin, fada, et le pluriel "français est des faetums, Faeté€um, que pTnsieurs écrivent ^«/of on; guipToqut>, quKMbet et impromptu, 8*écrlveDt en latin en parties S^arées, fae totum, qui pro qno, quo libei, in promptu.
DmpHoata se dit en français an singulier ettin pluriel ; en latin, si le sfnguller était duplicata, le pluriel serait daplleatat ««et si le pluriel est duplicata, le singnller sera dupUcatum : ce mot d'ailleurs n'a pas en latin nue prononciation particulière, dlff^cKite de la prononciation française; rien ne s'oppose donc à ce qull soit considéré eomnïe patYaftement français.
IVous en dirons autant de pen' sum, agenda, a<:cessit , placet et quatuor, dont la protronciatfOD est dans l'analogie de beau' coup d'ttutres nK>ts qui sont bleùA^Bçals, tels qne pentagone, pa£en, idgen, examen, benjamin, benjoin, epium, rumb i rhum, aconit, déficit, obU, prétérit, quadrature, équateur.
Quant à duo, irio, bravo, imbrogUo et opéra, l'Académie
SUB 495
leur a franchement accordé des lettres de natorallsatlon , et elle écrit an pluriel des duos, des trios, des bnvpos, des imbroglios, des opéras. On ne comprend pas dès lors ^ae le mot solo n'ait point obtenu la même feveur. 11 est fftcfacnx aussi ponr le mot concerto que PAeadémie n'en ait point doan^ d'exemple an t>inrte1 ; cependant nous ne iMsons «ucune dlfSculté d'écrire des concert tos, des solos, atteadn que le phirtel Italien est eoncerti , soli.
Restent les trois mots tan»
cetti, lazzi et macaroni, €}ue la langue française emploie sous cette forme au singuHer. Or, en italien, lazU, qui se prononce ladzî, est un pluriel dont le sens s'exprime au slnguHcr par le mot lazzettoi concetti (prononciation ItalIenne,eon/c>/ttf/fO a pour singulier coAc^/toy enfin, macaroni ou maccaroni, sorte de mets , n'a point deslnguller en ce sens.
Les mots de la seconde liste sont latins par la Torme ou par la prononciation ; Ils ne penvent donc être soumis h une règle de la grammaire française. Si l'on écrivait au singni.
afn avé, un aparté, etc. , avec accent aigu sur Vé, ces mots auraient alors la forme française, et leur pi. serait nécessai' rement des avés, des apartés.
Nous placerons encore, dans la liste des morts qui n'ont point cessé d'Ôtre étrangers, des mezzo- termine (metso-termlné), des mezzo-forte (metsoforté), des sotto-voce (sottovotché), àts forte-piano ffbrtéplflno), parce que ces mots ont ia
496 SUB
ftorme et la prononciation Italienne; éadilettanti, des duetti, des quintetti, des sestetti, des sopraniy de» lazzaroni, dc8 cicê' roni, parce qoe ces mots sont le plur. de mots Italiens qui sont aussi en usage dans notre langue sous la forme étrangère du singulier: un dilettante, un duetto, un quintetto, nn sestetto, un soprano, un lazzaro' ne, un eieerone,' et que, par conséquent , lorsqu^on donne la terminaison en f à l'un de ces mots, c'est qu'on a dessein de l'employer au pluriel.
Plarid 4m •nbatantifs proptts.
lo Lorsque le substantif propre précédé de l'article les ne nomme qu'une personne » il ne prend point le signe du pluriel, parce que l'idée de pluralité ne se trouve point dans ce substantif propre, mais dans un substantif conunun sous-entendu. Ainsi l'on écrit sans s : C'est alors que vivaient les Molière, les La Fontaine, les Racine, les Boileau , parce que chacun de ces substantifs propres ne nomme qu'une seule personne.
Quant à l'article les, U appartient au substantif commun poètes, sous-entendu ; c'est comme si l'on disait : C'est alors que vivaientles poètes Molière, La Fontaine, Racine, Boileau.
La répétition de l'article n'est qu'un artifice oratoire pour mettre en relief chacun des substantifs propres, et appeler davantage sur eux l'attention du lecteur ou de celui qui écoute.
2" Le substantif propre prend le signe du pluriel lorsqu'il est employé .comme substantif
SUB
commun , c'est-à-dire lorsqu'il désigne ; non des personnes qui ont porté ce nom propre, mais des personnes qui lenr sont semblables par la nature de leurs talents, de leurs qualités, etc. Exemples : I^s Corneilles et les Racines sont rares: c'està-dire. Les grands poètes, comme CorneiUe et Racine, sont rares. La France eut tes Césars > -ses Gâtons, ses Pompées (Voltaire) ; c'est à-dire, La France eut des hommes d/gnes d'être comparés à César^ à, Caton, à Pompée.
3o Mais &1 le substantif propre est employé comme tel, c'està-dire pour désigner des personnes ainsi nommées, 11 ne prend point la marque du pluriel, bien qu'il y ait pluralité dans l'idée. Exemples : Les deux Corneille se sont distingués dans la république des lettres. Les Cicéron ne se sont pas également illustrés ( Beauzée). L'Espagne a vu naître les deux Séoéque. Les deux Corneille, c'est-à-dire les deux frères de ce nom, Pierre et Thomas; les Cicéron, savoir, le grand orateur Marcus Tml' ttus, son fils et son firère Quin-' tus; les deux Sénèque, le tragique et le philosophe.
Voilà les règles des grammairiens. Nous approuvons dans toute leur étendue lés deux premières; elles sont parfaitement fondées en raison, et nous accepterions sans mot dire la troisième, s'il ne piafsait à ces mêmes grammairiens de les violer dans un grand nombre de eas , sans nous apprendre à quel caractère ctsr^ tain ils ont reconna qu'elle
SUB
pouvait impunément ne pas être suivie. En effet , voici les restrlctlons.qu'ils posent à leur règle.
(c Quoique le substantif propre ne soit point susceptible de prendre la marque du pluriel , on écrit cependant avec un s, les Bourbons, les Césars, les Stuarts , les Cantines, les Scipions ( Ultalie qui a porté dans son sein les Déclus^ les Camilles , les Infatigables Scipions, etc. Tissot); les Henris (Au plus grand des Henris. Bé' ranger)', les deux Gracques {Bossuet); ces d*Aumonts, ces Montmorencys {Voltaire) / les trois Horaces, les trois Curia»
ces {Corneille), etc., etc., etc., soit à rimitatlçn des Latins, qui mettaient le substantif propre au pluriel, toutes les fols quUl désignait plusieurs personnes ; soit parce que la plupart de ces mots sont plutôt des surnoms que des noms, et que quelques-uns même ne sont plus des noms Individuels, puisqu^Us désignent certaines familles. »
A quoi nous répondrons, d'abord , que s'il nous est permis d'écrire, à Pimltation des Latins , les trois Horaces, les trois Curlaces, les deux Gracques, les Scipions, les Césars, les Bourbons, nous ne voyons pas ce qui nous empêcherait d'écrire aussi les Cicérons, les deux Catons, les deux Sénèques, En second lieu , que si ces mots sont des surnoms ou des noms de certaines familles , par ce.la même ce sont des substantifs propres, et, en vertu de la règle, Ite devraienfs'écrlre sans * au pluriel. De deux choses Tune,
SUB
ou ne mettez le signe du pluriel à aucun de ces noms pro* près, ou, ce qui serait peutêtre plus raisonnable, mettez-le à tous sans exception. Lemare a pris ce dernier parti: 11 met un s toutes les fols qu'il y a pluralité dans l'idée, que le substantif soit employé comme nom propre ou comme nom commun ; et II justifie cette orthographe par un grand nombre d'exemples pris dans les meilleures éditions de madame de Sévlgné, de Molière, de Bossuet, de La Fontaine, de La Bruyère, de Racine, de Voltaire, et de Montesquieu, qui a écrit Les deux Antonins. Nous avouons que nous verrions avec plaisir prévaloir la règle de cet habile grammairien, «c Mais, dlra-t-on , l'addition d'une lettre défigurerait le nom de famille, et pourrait même le faire confondre avec un autre. »
De bonne foi, Voltaire a-t-Il défiguré les noms de famille dans ces vers : ,
Tels <td«iit CM b'Aohoits, ces grands Mont.
(HomneTs,
Cas CaiQOis si Tantes, renaissant dans lenrs
(fils.
Les deux Corneilles, neseralentt ce plus l'auteur du dd et son ftéve Thomas? Les deux Raci" nés, ce nom ne désignerait-il plus l'auteur ^Athatte et son fils Louis? Et quand pourra-t-il se faire que l'on confonde la famille Dupui , par exemple, avec la famille Dapuis? Il arrive rarement que l'on mette l'article les devant le nom de famille; et, le cas échéant, qui empêche d'écrire, pour prévenir toute erreur. Les Dupui& (DupuI) sont originaires dé
Flandre, et Ut Dupuls (Dapols) de Piêanlle. H IlOl»^ semble que ItBtéfrité, l'hivIelaMlIté de U règle du nombre dans les noms, régie la plus fmportante peat-^re da langage , est une eimsidëratfoB qui doit passer airaAt toute attitré.
nartel an wbsttnUb crartMéfc
Démontes les parties qui peuvent servir à fsnner un substantif composé, 11 n'y a qoe le substantif et t*ad)eettf qui soient susceptibles de prendre la marque du pluriel, lorsqu'il y a pluralité dans l'Idée; tout autre mot reste Invariable.
Ainsi , lorsque le substantif est composé :
lof)e deux substantifs unis par un trait d'union , les deux parties prennent le signe da pluriel î Un chou-fieur, des choux-fleurs.
20 De denx substantifs unis parnne préposition, le premier seul prend la marque du pluriel , parce que Ic-second figure comme complément détermlnatlf de Pautre : Un ehef-d'œuvre» des chefs^'ceuvre.
y» D»an substantif et d»an adjectif, les deux parties prennent ie signe du pluriel : Vn hedU'père, des beausù-pères ; uite hassc'cour, des bassescourt.
lfota.Un mot qui nes*emp!ofe pas seol «'fonction d'adJecUf :
Un tottp-eer^ier» des hups-cerpiere,
40 D'un substantif joint à un verbe ou1>1en à un adverbe, & une préposition, ou enfin à tout «utre mot qii»à un adjectif, le nibstaotff seul se met au plonel j Un arrière-ne^u, des ar-
SUB
riire-neçeux ; un sur-arbitre»
des suiHirbttres.
5* Enfin , si dans la compoaitton du substantif II n'entre point de substantif ni d'adjectif, chaque partie est Invariable : Un pour-boirct des pourboire.
Remarque. Les trois premières applications de la règle admettent un grand nombre d'exceptions, commandées par le sens du substantif composé.
On écrit un appui-main , des appuis-mains (des appuis pour la main); un hôtel- Dieu» des hôte/s^Dieu (des hôtels de Dieu),un blanc -seingt des blancseings (des seings ou signatures en blanc), etc. On écrit aussi , tant au singulier qu^au pluriel :
un ou des coq-à-Pàne (discours sans suite, où l'on saute du coq à Vdne), etc. (Voyes au mot pour chacun des substantifis composés.)
PIorM an «lAmallf* prit —IftiiMaf I
Les mots considérés matériellement, et comme tels ayant fonction de substantlfe, ne prennent point la marque du pluriel. Exemples : Les quand, lesqal^ les quoi; pteuçeU de tous côtés. Ce ne sont qme des on dit. rai trois Imitation de Jésus*Christ. Dans ce dernier exemple, le mot Imitation tat pris matériellement comme titre d'un livre ; H y a d*aUléars ellipse dans cette manière de parier : /*a/ tro/* exemplaires du livre qui a pour titre tmtto' tion de Jésus-Christ. Par la même raison , on devra écrire.
Envoyez» moi trois Radne, quatre Molière, et déust VIcÉire de Wakefield.
suc
Il faut remarquer que certains sulistantifs, tels <{ue le diner, le souper, te rire, le pouvoir, etc., qui sdnt évidemment les mêmes fbrmes que les infinitifs dtner, souper, rire, pouvoir, prenneotr la marque du pluriel : les diners, les soupers, les ifres, les pouvoirs, etc.; il en est de même des substantifs» les devants, les derrières de Parmée, qui viennent des prépositions devant, derrière, ta raison en est que ces mots ne sont pas employés accidentellement comme substantifs, mais existent réellement dans notre langue à Pétat de substantif.
Genre des substantifs. Voyez Nom.
SUBVENIR. V. D. ou intrans.
Il se conjugue comme avenir; mais il ses temps composés il prend toujours l'auxiliaire avoir, jamais le verbe être : On a subvenu à ses besoins.
8VCCÉINBR (SE). T. n. ou intransit, et pronom. Le partie, passé est toujours invariable.
Us se sont succédé de père en fiis dans cette charge, c.-à>d.,ils^ont succédé à soi \à eux).
Les événements s'étaient suc cédé avec rapidité, c.-à-d., avaient succédé à soi {k eux* mêmes , aux événements),
SUCCESSEUR, s. m. Il n'a point de fém. correspondant; en parlant d'une femme, on évite l'emploi de ce mot; on dira donc, Catherine succéda à Pierre le Grand, au Heu de , Catherine fut ie successeur de 'Pierre le Grand.
SUCCINCT « INGTE. adject.
SUF
-SUCCINCTEMENT, «dv. On fait sentir les deux premiers c, ea«éparant les syUabes sue et cinct; le dernier c est nui; le / de succinct se prononce.
SUCCOMBER. T. n . on Intransft. n prend toujours avoir dans ses temps composés; Pamy a donc en tort de dire : Ce sage roi sous Vdge est succombé.
On dit succomber sous, lorsque le complément est représenté comme un poids qui nous accable , qui nous fait ployer :
Succomber sous le faix, sous le poids, sous le travail (Acȉ.).
On dit succomber à pour signifier, céder à, se laisser aller à :
Succomber à la douleur, à la tentation (Id.).
SUCRER. V. a. ou transit. Ce verbe ne doit jamais s'employer comme verbe pronominal. On ne dira donc pas : F'oici votre café; sucrez-^ous ; mais a/oici 'Votre cafés sucrez-le.
SUD. s. m. On prononce le d f Académie). Le midi, le point de l'horizon opposé an nord. 11 faut remarquer que les marins ne font pas sentir le d de sud.
Les mots sud, sud-est, sud'Ouest et sudrsud-ouest se prononcent, dans la marine, su, sué, wroi, sU'Suroi.
SUFFIRE. V. n. on intransit, et défect. — uidicat. Prés. Je suffis, tu suffis, il suffit! nous suffisons, ^ous suffisez, Us suffisent. — Imparf. Je suffisais, tu suffisais , il suffisait; nous suffisions, vous suciez. Us st^ffisaient. — Passé déf. Je suffis, tu suffis, U suffit! nous suffitnes, vous suffUes, ils suffireM. — Futar. 4e suffirai.
SUF
tu sujfiras» il si^ffira ; nous Si^firons , <vous suffirez, ils suffi" ront. — COWDIT. Prés. Je suffi' rais, tu suffirais, il sucrait; nous stifflrions, ^ous suffiriez.
Us suffiraient. — IHPÉ&. S^Jy^s s SHffisonSy suffisez.—^'OBi. Prés.
Que Je suffise, que tu suffises, quHl suffise; que nous suffisions, que 'voiu suffisiez, qu'ils suffisent, — Imparf . Que/e suffisse, que tu suffisses, qu*il suffit: que nous suffissions, que vous suffissiez, qu'ils suffissent! il n'est pas usité , et le dictionoaire de l'Académie ne le donne point. — FA.RT. Prés.
J«jOfoa/>r.-- Passé. Sujfi, pas de féin. — Les temps composés prennent toujours l'auxiliaire avoir.
Ce verbe régit la préposition à. ou la préposition pour, devant les noms et les verbes. U ne peut pas suffire aux questions de tout le monde. Peu de bien suffît au sage. Cent écus par an lui suffisent pour sa subsistance. Ce domestique ne saurait suffire à servir tant de personnes. La plus légère contrariété suffit pour Virriter. On dit suffire pour, quand ce verbe a le sens de être suffisant :
Cent écus sont suffisants pour sa subsistance. Suffire â se dit dans le sens de satisfaire à :
Satisfaire aux besoins.
Suffire s*emploie aussi Impersonnellement, et vent le subjonctif après lui : Qu'il vous suffise que je Vaie voulu (Académie). Je ne te dirai point où est ton père. Il suffit que tu sois libre de le cfiercher (Fénelon).
On trouve cependant llndlcatir, lorsqu'il s'agit de faits positifs , de simples énoncla-