‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 475 sur 520 · PLUS -QUE -PARFAIT BC · texte numérisé non relu

PLUS -QUE -PARFAIT BC

SUBJ. Je voudrais seulement qu'on vous Teût fait connai' tre (Racine).

On le voit, le même temfksda subjonctif peut se trouver après un présent, ua piosé^

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an futur ou un conditionnel. II faut donc bien savoir à quelle époque appartient la manière d'être exprlrarée par ie verbe au subjonctif, et en eonséquence mettre ce verbe an temps du subjonctif qui correspond au temps de l'Indicatif ou du conditionnel.

Cependant, après le passé des verbes qui «naoneent une action future , comme 'commander, ordonner, vouloir, etc., on met l'Imparfait du subjonctif au lieu du passé, bien que l'action exprimée par le verbe au subjonctif ait eu déjà lieu dans un temps passé. Par exemple, si Pierre est venu d'après mon ordre, je dirai : J'ai commandé, j^ai ordonné , j'ai n/oulu qu'ii vtîVT, et non qu'il soit venu.

Mais voyons le cas où Pierre ne serait pas encore venu. Devrai-je dire aujourd'hui, J*ai commandé qu'il vInt demain, ou J'ai commandé qu^ilvi^mtE demain ? Cela ne saurait faire ■doute : la dernière phrase est seule correcte ; qu'il ntînt, Ibrme d'un passé, ne peut servir à exprimer une action qui doit avoir lieu demain.

Remarques. — I. On peut quel* quefois se trouver embarrassé sur le choix que l'on doit féire de la forme Que Je soisy qui sert pour le présent et pour ie ftitur, ou de la forme Que Je fusse, dite forme de l'Imparftilt, et qui sert aussi pour le conditionnel. Consultez alors le sens :

si l'époque à laquelle vous devez rapporter le verbe au subjonctif est purement passée, ou si elle est su p positive (conditionnelle), employez la forme dite imparfait: mais si cette

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époque est présente mi future, vous emi^olerez la foraie dite présent du subjonctif. Exemples : La Providence a permta que les barbnres détruisissent V empire romain (les barbares détruisirent dés que la Providence eut permis : e'est un passé qui en suit un autre) . // faudrait que tous les hommes aimassent les loutmges, et qu*Hs s'efforçassent de les mériter (c'est ici le mode suppositlf ou eondttiotinel ; ou dirait dans le même sens , a v«c ie conditionnel : Tousses hommes «ffff'VWfâR^ aimer les louanges, etc.). Dieu a voulu que les vérités divines entrent du coeur dans l'esprit, et non de l'esprit dans le cceur (il s'agit ici d'une chose vraie actuellement et dans tous les temps; le sens de cette phrase est : Les vérités divines entrent du cœur dans l'esprit, etc., et c'est ce que Dieu a ^onlu).J'ni commandé qu'il vienne (^c'est un futur).

II. Des temps différents du subjonctif peuvent se trouver dans la même phrase «prés le même temps de l'indicatif ou du conditionnel. Exemples :

Baléazar est aimé des peuples : 11 n'y a aucune famttie qui ne lui éormàt tout te qu'elle a de biens, s'il se trouvait dans une pressante nécessités il n'y a aucun de ses sujets qui ne craigne de le perdre , et qui ne hasardât sa proprette peur conserver celle d'un si bon roi (Fénelon). Voilà les imparfaits donnât, hasardât e\ le présent du subjonctif craigne, après Pindicallf présent il n'y a. Ces Imparfaits répondent ici à la forme du conditionnel, et le

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présent craigne répond au présent de l'indicatif craint. En effet Fénelon, en prenant un autse tour, aurait pu dire :

Chaque famille lui donnerait tout ce qu'elle a de biens , s* il se trouvait dans une pressante nécessité; chacun de ses sujets craint de le perdre, et hasarderait sa propre ofie pour conserver celle d'un si bon roi.

L'affaire fut résolue par les suffrages d'une compagnie de trois cents hommes. Qui croirait que le secret eût été gardé, et qu'on n'»it Jamais rien su de la délibération que quatre ans après? Au lieu de l'expression, Qui croirait, qui exige le subjonctif, mettorts-en une qui permetle l'emploi de l'indicatif, nous aurons dans la phrase complémentaire le plus-queparfait et le passé défini : Chose surprenante ! le secret avait été gardé, et l'on n*h jamais rien su de la délibération que quatre ans après.

TEMPS (À). locut. ndv. Assez tôt. Pour un temps déterminé.

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