‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 64 sur 520 · BOR · texte numérisé non relu

BOR

BORÉAL, E. adj. N'a point de plur. masc. 11 ne s'emploie qu'avec les mots féminins aurore, contrée, région, et avec le mot masculin pôle y et comme il n'y a qu'un pôle boréal (c6té du nord), on n'a pas à lui donner un pluriel masculin.

BORGNE, s. et adj. des deux genres. On dit quelquefois au Qéminin, une borgnesse, mais c'est un terme bas et injurieux quil faut éviter. Comme adi.,fl suit toujours son substantif.

BORIQUE, adj. m. Acide formé de bore et d'oxygène. T. de Chimie. On dit plus rarement boracique.

BORNE, s. f. Se dit De toute espèce de marque qui sert à séparer un champ d'avec un autre ; Des pierres plantées le long des murailles, des arbres, des portes , etc. , pour les protéger contre les voitures.

BORNES, s. f. pi. Se dit De tout ce qui sépare un JÉtat d'un autre : L'Espagne a pour bornes les deux mers elles Pyrénées.

Il s'emploie au figuré , dans le sens de limites. Les bornes du pouvoir, de la raison^ etc.

BORNER. V. a. ou transit Suivi d'un régime et d'un infinitif, il demande la préposition à. II en est de même de se bor^ ner. La religion n*a pas borné toute sa gloire à essayer de former un sage... (Masslllon).

L'homme de bien est celui qui s'est borné à n'avoir que de la ^ertu (La Bruyère).

BORNOYER. v. a. ou transit.

Regarder d'un œil en fermant l'autre, pour s'assurer si un all-

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gnement est bien droit, si une surface est bien plane. Placer des jalons, n se conjugne comme

ElirPI.OTBR.

BOSQUET. 8. m. Le < ne se prononce pas»

BOSSUBR. ▼. a. on transit.

Faire des bosses. Il ne s'emploie qu'en parlant de l'argenterie on de quelque pièce de métal.

On se sert quelquefois de bosseler i mais ce verbe signifie plus paiticnlièrement, Travailler en bosse Pargenterie, la vaisselle d*or ou d'argent. Quant au part, passé bosselé, il se dit aussi, adjectivement , De certaines feuilles de plantes , qui ont des émlnences ou saillies creuses en dessous : Les feuilles (Ses choux sont bosselées,

BOT. ad|. m. n'ayant point de fiém., et qui n'est usité que dans cette locution t pied bot^ pied contrefait. On ne prononce pas le t. Il se dit aussi de la pei^ sonne qui a cette infirmité. Las deux frères sont pieds bots,

BOUC. s. m. On prononce le«.

BOCFGMB. s. f. Dott-on dire la bouche ou la gueule d'un poisson? L'Académie dit que le barbeau est un poisson d'eau douce ainsi nommé parce qu'il a quatre barbillons, deux au coin de la boocbb, et deux am bout du museau f puis elle définit le mot BarbiUon Des jStoments déliés etfiexibles qui sont amx deux côtés de la 6«rBin.s de certains poissons, tels que le barbeau et la carpe. li fitirt conclure de ces exemples que l'on peut dire la bouche on la gueule A^unbeahean, Bn parlant

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des bétes de somme et de trait, on dit la bouche d'un dne, d'un bœuf, d'un chameau, cPun che»

val, d'un éléphant. On dit aoult la bouche d'une carpe,, d'une grenouille, d'un saumon. Le mot ^iteufe s'applique paitlcu^ lièrement aux carnivores..

BOUGHB-TROU. s. m. T. dB mépris. Au plur. bouche^trour^

BOUFFANT, part. prés. <hlT.

bouffer, et adj. verbaL Qol parait gonflé. II ne se dit que 4m étoffes, Une robe boiiffànte.

BOUGE, s. m. Espèce de p*»

tit cabinet auprès d'une ^anturc. Logement étroit et maipropre. C'est un bouge,

BOUGONNER. ▼. n. OU intmnslt. Oronâer entre ses dents. Il est trèthtanlller et de mauvais ton.

BOUILLANT, part. prés, dn V. bouilUr. U est adj. vM^id lorsqu'on exprime L'état d'un liquide qui l>out, et au figuré, La promptitude, la vivacité:

Une Jeunesse boulUmite.

BOUILLI, s. m. Chair de boeuf cuite dans l'eau pour tetrt &a bouillon. A table on demande du bœuf; du bouilli est contraire au boa usage.

BOUILLIE, s. f. Aliment IMt de lait et de farine boniUb ensemble, et formant une sorte dt pâte liquidc—BOUILLI, B^adJ.

B4NJILLIB. V. n. ou Intransit et irrég.— iNMCATtf. ftés.

Je bous, tu bous, il bout g neue bouillons, vous boulUe^, ils bouillent. — Imparf. Je bemU' lais, tu bouillais, il bouillait i nous bouillions, voue batUh liez, ils bouillaiemL -^ Passé déf. Je bouillis, tubcmOUe» U

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bmUUiti mous IwuUùnes, ^êus bouiUUes, Os bouiUlrerU. —Fn»

tar. Je bouillirai^ tu bouilliras^ a bouillira,- nous bouillirons, vous bouillirez, ils bouilliront, — CoifBiT. Prés. Je bouillirais, tu bouillirais, il bouillirait; nous bouillirions, vous bouilli'riez, ils bouilliraient. -^InvÉR.

Bous; bouillons, bouillez.— SVB' JONCT. Prés. Que Je bouille, qu^ tu bouilles, qu*U bouille; que nous bouillions, que ofous bouilliez, qu'ils bouillent. — lœparf. Que Je bouiUisse, flN tu bouillisses, qu'il bouillit; que nous bouillissions, que a/ous bouillissiez, qu'ils bouillissent. — Part- Prés. Bouillant.

—Passé. Bouilli, bouillie.

Ce verbe n'est gruère usité qu'à la 3« personne du sing. ou du plor. Pour le rendre actif, et pour s'en servir aux antres personnes, on l'emploie avec le ▼erbe faire.

BOUIL.L.0?i-Bl.AI«C. 8. m.

Plante fort commune, dont les fleurs sont pectorales. Au plur.

on dit : des Jieurs de bouillon blanc.

BOUILLONNANT. Part. prés, du V. bouillonner, n est adj. rerbal quand on veut exprimer L'état des eaux qui booiUoBneat.

BOVLEVABD.s.m. Autrefois on écrivait : Boulevart,

BOUQUlNEUh.. s. m. Celui qui bouquine, qui cherche de vieux livres chez les heuqoinlstes.

BOUQUINISTE, s. m. Celui qui acheté et revend de vieux Uvrcs.

BOUmiMJMB ou BOVAGfi- HB. s. f. Espèce de aecpriMi.

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Arbrisseau dont le boli lert k faire le charbon le pins propM à la fabrication de la poudre pour les armes à fiea.

BOURDALOU. s. m. Sorte de gaton«— On appelle aussi de ee nom une espèce de vase de nuit de forme oblongue.

BOUBDONNEB. v. B. OB intransit. dans le sens de Bnrire sourdement , d'un mniBBare sowrd et eonftift. Il est actif en transit dans le aeoB deChanter, parler à demi-voix, entre les dents. J7 bourdonne fmjomre quelques arieux airs.

BOURG, s. m; Prononcez Bourk. Grand village ayant un marché.

B0UR6£NE. Voyez BoVE-

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