GUILLAUME !, LE BATARD, LE CONQUERANT
L'oun des princes les plus guerrières Fut Guillaume la Conquérant, Qui cogna plus d'anglais derrières Que jamais roi danois ou franc.
Son père était Robert-la-Diable, Et son mère probablement
Etait quelque chose d'aimable, Comme l’on dit, à l'avenant.
Dans tous les cas, on nous assure Qu'il était oun fils naturel,
Ce qui rend la travail bien dure Pour trouver son mère réel.
De la pays de Normandie
Il était maître ; mais, oun jour, Pour voir sa royaume agrandie
Il médita quelque bon tour.
Se dit-il, si de l'Angleterre
La roi je pouvais devenir,
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Les Grandes Ro
Oh ! mon gloire il serait si claire Que rien ne le pourrait ternir.
Alors il leva des armées
Et se rua sur les Anglais
Dont les bandes, fort alarmées, Fuyaient comme des feux follets ©.
Si tant qu’à la fin son pouissance
Il était la maître de tout,
Tandis que l'anglais suffisance
Il était rendu presque à bout.
Sur la trône monta Guillaume
Qui s’y maintint plus de vingt ans.
Oh ! c'était oun très habile homme, Possédant beaucoup des talents.
On dit qu’il fut cruel et fourbe
Et quelque peu vindicatif ;
Mais, bah ! pour gouverner le tourbe Ne faut-il pas être oun peu vif?...
D'abord, il prit pour son usaige Les biens d’oun grand nombre de gens, Et composa son entouraige Presque uniquement de Normands.
Puis il bâtit le Tour de Londre, Oun tas d’effroyables prisons
Où, par le suite, on vit se fondre Tant de chefs d’illustres maisons.
Pour finir, on en conte oun bonne Qui, tout d’abord insiggnifiant,