Voir note à l'appendice
de Angleterre
Fille du roi Henri Première
Que je viens de vous présenter,
Ce Mathilde était l'héritière
Qui devait la sceptre porter.
Bien ! Etienne il est oun monarque Qu'il faut très beaucoup admirer, Puisque avec lui l'anglaise barque Il ne pouvé pas... chavirer.
Plantagenets
54 ] Les Grandes Rois
HENRI Il (1154-1189)
C’été la fils de ce princesse Mathilde, dont on a conté
Qu’ Etienne avait avec prestesse Accaparé le royauté,
Et la fruit de sa mariaige
Avec Geoffroy Plantagenet,
Non pas oun petit personnaige, Mais duc d'Anjou, pour parler net.
Henri vivait avec son père
En ressentant oun grand ennui De voir sa trône d'Angleterre Tenu si longtemps loin de lui ; Et toujiours refoulant ses larmes Tant qu’il pouvait dans sa gosier, De le grand science des armes
Il fit l’apprentissaige entier.
Si tant qu’à cet jeu dangereuse
Il se faisait fort remarquer
Déjà comme oun lutteur fameuse, Lorsqu’ Etienne vint à claquer.
de Angleterre
Enfin, Henri prit le couronne Dont si jeune il était sevré
Et le trouva beaucoup très bonne Après qu’il s’en vit assuré.
D’Eléonore de Guyenne,
Que Louis Sept, étique époux, Verait d'abandonner sans peine "?, Il s'était mis à les genoux ;
Si tant qu'avec son héritance
Il posséda, tout à le fois,
Presque le moitié de le France
Et sa propre pays anglois.
Il fit très beaucoup des conquêtes, Avec ses voisins se battit
Et gagna victoires complètes Autant qu'il en eut appétit.
Mais, ‘out en paraissant gentille, Sa règne il fut bien attristé
Par des querelles de famille
À propos d’oun fils révolté.
Cet fils — nommons-la tout de suite, —
Etait Richard Cœur de Lion.
Nons faut-il blâmer son conduite ?...
Tout la monde est d'avis que non.
C’est encor Henri la Deuxième Qui de Becket versa la sang
Ou fit verser, à l’autel même,
Par quatre officiers de haut rang,