‹ Petit histoire des grandes rois de Angleterre [microforme]Chapitre 3 sur 74 · EG BERT-LE-GRAND · texte numérisé non relu

EG BERT-LE-GRAND

Oun roi sauvaige ou chef de bande Etait Egbert probablement,

Et qu’il était d’oun vertu grande Nul n’affirmerait sous serment.

Issu de le race saxonne,

Il été la premier garçon

Qui porta l'anglaise couronne D'oune indépendante façon.

On ne sait pas de lui grand chose, Ni s’il fut bon, nul ou méchant ; Et, peut-être pour cette cause,

On le surnomme Eghert-le-Grand.

Peut-être aussi cet nom splendide Lui vienné de ce qu’oun beau jour En France d’oun pas très rapide

Il dut aller faire oun séjour ;

18 ] Les Grandes Rois

Et ce fut la roi Charlemagne Qui le reçut dans sa palais!

® Chacun sait que toujours on gagne A fréquenter les gens replets.

Le puce qui pique oun princesse, Par exemple, il est plus heureux Qu’oun pauvre ciron en détresse, Dessus le peau d’oun miséreux.

Charlemagne étant maggnifique, Egbert fit bien de frotter lui ; Et c’est oun saige politique Qui soubsisté même aujourd’hui.

Que d'êtres d'insiggnificance Atteignent la plus haut crédit, Pour avoir avec persistance Faisé la frottaige susdit !

1 Voir note à l'appendice.

pis de Angleterre [ 19 ETHELWOLF . . 836 — 858 ETHELBALD . . 858 — 860 ETHELBERT . 860 — 866 ETHELRED [" . 866 — 871

Puis, pour trente ans le Angleterre Fut en guerre avec les Danois

Qui les Anglais mettaient à terre Souvent et beaucoup à le fois.

Cependant l'anglaise couronne

Il ne fut pas foulée aux pieds,

Mais retomba sur le personne

De rois plus ou moins estropiés.

Ethelwolf il vint après l’autre

Dont nous avons parlé tantôt,

Et fut si tant oun bon apôtre

Que j'en veux dire oun petit mot.

Qu'il nous suffise de comprendre Qu'oun beau jour, je ne sais trop quand, Du roi de France il devint gendre

-.+ On s’imagine bien comment,

Et que — la ciel le garde et sauve ! — La beau-père de notre roi

Il s'appelait Charles-le-Chauve

+ «+ On peut bien deviner pourquoi.

20 ] Les Grandes Rois

Reprenant la fil de l'histoire, Plus tard Ethelwolf s'en alla Faire oun voyaige méritoire

A Rome, et fut si long par-là Que, dans la cours de son absence, Ethelwald, son fils, vrai coquin, Avec le plus grande indécence Prit le couronne et le fit sien.

Cet garçon, après deux années, Finit son règne, par bonheur, Et l’oun de ses frères puinées, Ethelbert, fut sa successeur.

De cet-lui je dis peu de chose, Attendu que je n'en sais rien.

D’Ethelred encore je n'ose Risquer oun mot en mal ou bien, Si ce n’est qu'il était la frère

De la monarque précédent

Et que, dit-on, il fut le père

Du roi fameuse Alfred-le-Grand.

de Angleterre

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