‹ Petit histoire des grandes rois de Angleterre [microforme]Chapitre 49 sur 74 · Voir note à l’appendice · texte numérisé non relu

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Les Grandes Rois

Pourquoi, d’abord, contre l’Espaigne Et le France tout à le fois

Fit-il le très vilain campaigne

Où, Æeil ! il se brûla les doigts ?

Pourquoi devint-il orgueilleuse

Au point qu’il osa refuser

Ce que sa peuple souffreteuse

I1 voulait tant lui proposer ?

Pourquoi fit-il, à droite, à gauche,

Si grandes tas de mécontents

Que c'était comme oune débauche De pleurs et de gémissements ?

Son Parlement il lui demande Quelque chose pour amoindrir

Le inisère qui se fait grande ;

Se rendra-t-il à cet désir ?

Oh ! non. D'’oun ton brusque et hautaine Il répond à la Parlement

Que son demande il est trop vaine Pour qu’il s’en occupe oun moment %.

Qu'’arriva-t-il?... On le devine.

La Parlement, fâché très fort,

Saisit la roi si tant mutine

Et vite il vous le mit à mort *.

Pauvre Charles ! Ton destinée

Il fut bien amère, ma foi,

Et ta règne mal terminée...

Mais... est-ce de mon faute, à moi ?

38, 39.—Voir notss à l’appendice.

République

OLIVIER CROMWELL., Protecteur (1649 - 1658)

De Charles la bras tyrannique Avait forcé beaucoup d'Anglais

A s’en aller dans l'Amérique Chercher la bonheur et le vaix.

Bravant les rigueurs de le houle

Ils s’en allaient, l'esprit + 1Oir, Et de ces émigrés le foule

Il était pitoyaible à voir.

Oun jour, l'ordre vint du monarque, Qu'oun tel exode inquiétait, D'arrêter tout navire ou barque

En partance pour cet objet.

C'est ainsi que fut empêchée

La départ d'Olivier Cromwell,

Oun Puritaine tout crachée.

Les Puritaines?... Qu'est-ce ?... Weil !

C'est oun drôle espèce d'apôtres Qui croient pouvoir se rendre purs En purifiant surtout les autres Envers lesquels ils sont très durs.

116 ] Les Grandes Rois

Pauvre Charles ! Comme il fut bête De vouloir garder cet garçon !

Cromwell resta ;: mais dans sun tête Eclata le rébellion.

Alors comme représentante Au Parlement il fut porté Et, là, pour sa travail constante, Comme oun grand homme il fut compté.

Bientôt son œuvre il fut complète :

La Parlement il conduisait Si tant qu'oun jour du roi le tête Sur oun échafaud il rulait.

Cromwell triompha, maggnifique, Comme oun grande libérateur, Et de la nouveau république I1 fut nommé la Protecteur.

Pour neuf ans il garda cet titre Et, faut le dire à sa crédit, Oh ! point il ne fut oun bélitre,

= Mais grand homme, sans contredit.

Sous lui notre chère Angleterre, Depuis longtemps très indigeut, Il devint si beaucoup prospère Qu'on... ne peut pas dire comment.

Cromwell ne fut pas oun monarque Dans la sens brutal de cet mot ; Mais sous son œil... l'anglaise barque Il marcha beaucoup comme il faut.

de Angleterre

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