‹ Petit histoire des grandes rois de Angleterre [microforme]Chapitre 64 sur 74 · Voir note à l'appendice · texte numérisé non relu

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de Angleterre

Our most gracious Queen, en régnant de le sorte,

Il était jeune encor Pour de son oncle morte Prendre placement.

Si tant belle il était que tout la monde admire

Encor bien plus des fois qu'on ne peut pas le dire, Oh!... certainement.

Son beauté mMmaggnifique il était bien complète ; De son joustice aussi chacun il faisait fête Partout au dehors.

On en parlait si fort de Roussie en Bretaigne Que, pour aller le voir, sa cousin d'Allemaigne Eut le fièvre au corps.

La prince il était beau, ni grande ou trop petite, Et devers son cousine il s'en alla bien vite Sans faire du bruit.

Le reine il le trouva bien Pour son convenance Et l’aima tant si fort en voyant son présence ; Qu'elle épousa lui,

Peut-être l'on dira c'été pas mon affaire, Et quant à son privé c'été mieux de me taire Dans mes humbles chants.

Mais ces petites mots innocentes, il semble, Expliqueront fort bien comment les deux ensemble Eurent tant d'enfants.

N'importe ! elle été 1à, grande reine et pouissante, Du nation anglaise emblème éblouissante Avec sceptre d'or:

Et, soixante ans après, des bords de l'Amériqne Jusques aux sables cuits du creux noir de l'Afrique Elle règne encor.

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Sous sa bienveillante œil tous nos gens prospérousent, Les autres nations entr'elles se jalousent, Luttant pour l'honneur.

Mais dans le Angleterre on vit en bons apôtres ; On ne fait plus le guerre, on le fait faire aux autres, Oh ! c’été meilleur.

Le Angleterre il est toujours trè- : rhissime ; C'été connu. Pour lors de s'exp s, le frime Il aurait bien tort.

Depuis trente ans, l'Anglaise il a mis dans son tête Qu'oun boulet de canon il fait moins le conquête Qne des pièces d’or.

Sous la sceptre si mol de notre Souveraine

On connait bien l'amour, mais non jamais le haine Et ses vilains traits ;

Le paix règne partout dans cette vaste empire

Sur lequel la soleil, si tant loin qu’il dévire, Ne s’endort jamais.

Oh ! c’est oun grande roi... Mais non, il faut écrire Reine ; car ces deux mots ils ne voulé pas dire Ici /he same thing.

En français, voyez-vô, mêler la mascouline Sans d'excellents raisons avec le féminine, Ça serait shocking.

De longtemps je sentais oun grand concoupiscence D'écrire pour mon reine, au jour de son naissance, Oun hymne poli.

Voilà ! Pardonnez- moû, vous, mes frères anglaises, Si j'ai voulu chanter avec des vers françaises Our Queen's Jubilee }

de Angleterre

Pour ce que les alexandrines Sont vers difficiles beaucoup,

Aux huit-pieds, qui sont moins mutines,

Je reviens encor Pour oun coup.

Hélas ! et c'été Pour vous dire Que ce grand reine si charmant Que tout la monde encore admire Comme du temps de sa vivant :

Reine si doux, femme si bonne, Si tant polie et vertueux Que dans son cœur chacun s'étonne Qu'il descendît de tels aieux Dont on vient de lire l’histoire...

Hélas ! c'été Pour dire, enfin, Que de son vie et de son gloire En pleurant on a vu le fin.

Il est morte en grande monarque, Comme il l'avait été vivant ; Et, ciel ! ce que l'anglaise barque Dans son temps fila de l'avant !...

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Avant la présent souveraine Ceux qu’on a vus ils étaient morts, Et l'on pouvait dire sans gêne S'ils ont été bons ou butors.

Mais Edouard Sept il est en yie, Oh ! très en vie à cet moment, Et, pour jamais qu’on ne l’oublie, J'ai mis son binette plus grand.

Car si d’oun monarque bien morte On peut dire tout ce qu'on veut, Il est proudent que d'autre sorte On parle d'oun roi qui se meut.

ES

de Angleterre C’est ce que la peuple grenouille Un jour il apprit sous les eaux : Du moins, Esope il en bredouille Dans oun de ses beaux fabliaux.

Car si vous mettez le critique Sous la nez d’oun prince vivant, Le chose tant beaucoup le pique Qu'il se fâche et saute en avant.

Alors, sous le fureur royale L’improudent est vite perdu ; On vous le lance comme oun balle Au bout d’out cordeau de pendu.

Tenez ! en parlant de Sans-Terre J'ai dit qu’il était oun crapaud.

Bien ! si d'Edouard cet mot grossière ] allais souffler, gare à ma peau !

D’oun bout à l’autre de la ville Ce ne serait que cris de mort ; Chacun il se croirait utile En me faisant oun mauvais sort, Les grands de le magistrature Ils me prononceraient oun gueux, Et même le cléricature Il ne me traiterait pas mieux.

Oun animal de ce faconde, Dirait-on, il faut accrocher, Car vérité le plus profonde Partois il faut savoir cacher.

Et, quand du haut d’oune potence Mon corps il se balanceraïit,

Les Grandes Rois tre

C'est à qui plus fort en cadence

‘© God save the King !'’ il chanterait.

Bien ! Toute crainte je défie,

Et je le fais en... défiant ;

Car jamais roi pendant son vie

Ne fut plus qu’ Edouard édifiant, Dear, me ! mon seule inquiétude Est — tenez cela Pour compté ! — De ne pouvoir en Cette étude Rendre joustice à son bonté.

Fils de Victoria Première,

Grand reine que l’on pleure encor, Il est en tout son héritière

Même jusque dans sa cœur d’or ; Et, tandis qu'avec grand sagesse Sur sa peuple il règne aujourd’hui, Cet-ci de plus en plus engraisse, Devient Tougeaud, brille et reluit.

Si tant que point je ne redoute Pour la dit peuple aucun malheur, Excepté... peut-être la goutte, Très noble mal de haut seigneur, Et cet autre, l'apoplexie,

Que ne connait point la quêéteux.

Et voilà comment j'apprécie

Les bienfaits de cet règne heureux, Oh, dear ! 0h, dear! D’Edouard vivante Pourquoi craindrais je de parler ?

Ce que je dis est mot courante,

Et rien je ne Puis dévoiler

de Angleterre

Qui ne soit oun parfait hommaige

A le bonté de notre Roi,

A son savoir, à sa couraige,

À sa... Wal! Wal!...àsa tout, quoi !

Don't fear ! Edouard est oun monarque Qui savé gouverner très bien,

Et... sous son œil l'anglaise barque

Ob, tenez !... je ne dis plus rien.

(e] rs

152 ] Les Grandes Rois

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