RÉSUMÉ DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS
I. 0« l’Anschluss à la déolaratlon de guerre (1938 1 septembre 1939).
FAITS POLITIQUES
L'Allemagne en 1938. — Hitler. dès s* prise de pouvoir, le 3# janvier 1933. avait dit au peuple allemand : « Donnez-moi quatre an*. » En 19 38, le national-socialisme semble avoir tenu ses promesses; il a, sans (tuerre. annulé le traité de Versailles de 1919. L'Allemagne a réoccupé la Khénanie; elle vient d'annexer l'Autriche (Antchlu**) .
L’affaire dea Sudètes. — L’Antcftftu* avec l'Autriche a ébranlé la Tchécoslovaquie; la population allemande des Sudètes est encouragée à réclamer son autonomie. Son chef Henleln formule scs revendications au congrès du parti, à Carlsbad (24 avril). L'Angleterre s'inquiète d’un conflit où elle risque d'être entraînée à la suite de la France, par le jeu du traité franco-tchécoslovaque du 16 octobre 1925. Lord Runeiman est chargé d'une mission conciliatrice (3 aoüt-lG septembre); sur ses conseils. le gouvernement de Prague consent à des réformes substantielles. Mais Hitler, à Nuremberg, déclare que l’ Allemagne revendique pour ses frères îles Sudètes le droit de libre disposition (12 septembre). Le premier ministre britannique. Chamberlain, a trois entretiens personnels avec Hitler, qui n'en adresse pas moins, le 2 6, au président Iténès. un ultimatum public.
Le compromis de Munich. — Hitler, à 1a dernière minute, consent à »e remontrer, à Munich, avec Daladier, Chamberlain et Mussolini. Les quare chefs de gouvernement, réunis le 29 septembre, signent le 30 un accord qui consacre l’annexion à l'Allemagne des territoires tchécoslovaques dont la population est en majorité allemande. Chamberlain signe le même jour avec Hitler une déclaration de mutuelle rolonté pacifique; une déclaration analogue sera signée le 6 décembre à Paris par Georges Bonnet et Rlbbentrop. Les quatre signataires de Munich sont, à leur retour dans leurs capitales, acclamés par les masses populaires. En France et en Angleterre, les milieux politiques sont plus partagés; le premier lord de l'amirauté DulT Cooper se démet, ne pouvant c avaler > les conditions de Munich. Aux Etats-Unis, l'opinion est défavorablement impressionnée. Cependant la Tchécoslovaquie doit «'Incliner, et non seulement remettre au Reich lé pays des Sudètes, mais aussi Teschen à la Pologne, et à la Hongrie une partie de la Haute-Hongrie. Kénès se retire, remplacé, le 30 novembr*. par Hacha. Le 22 décembre. Ciano dénonce l'accord Mussollnl-Laval du 7 janvier 1935.
FAITS POLITIQUES
Le rebondissement de la crise. — Mais le 13 mars 1939, Hitler Intervient dans un différend qui s'est élevé entre Hacha et Mar TUo. chef ciu gouvernement slovaque. Hacha et son ministre des affaires étrangères Chwalkowsky, mandés à Berlin, sont contraints de « remettre le destin du peuple tchèque entre les mains du Führcr et du peuple allemand *. Les troupes allemandes franchissent les rontlères Axées à Munich. Hitler, le 16. à Prague, établit le protectorat de Bohême et de Moravie, dans le cadre du grand Reich, et accorde sa protection à la Slovaquie « Indépendante ». La Hongrie s'empare de la Russie suhcarpathlque. Le démembrement de la Tchécoslovaquie est consommé. L'Allemagne s'adjuge Memel. détaché de la Lituanie (22 mars). La France et l’Angleterre ne protestent cette fols encore que par des discours et par des démarches diplomatiques; mais elles perdent toute confiance dans les assurances nouvelles qu'Hltler pourrait encore donner; Chamberlain exprime son «mère désillusion et prédit (17 mars) que l'Allemagne
peut-être un jour regrettera l'acte que vient de commettre son gouvernement. Mali Us dictatures ne sauraient s’arrêter, et l'Italie met la main sur l'Albanie (6-8 avril!
L'affaire polonaise. — Hitler, après avoir subjugué la Tchécoslovaquie, menace la Pologne, sans se laisser Intimider par les traités franco-polonais de 1921 et 1923, sans avoir égard au traité germano-polonais du 26 janvier 193 4. qu’il a lui même conclu avec Pllsudski. L’Allemagne réveille les revendications, endormies depuis cinq ans; elle réclame Dantzig et le corridor qui sépare du Reich la Prusse-Orientale. Mais cette fols la France et l'Angleterre sont résolues à résister; Chamberlain le déclare aux Communes le- 31 mars: « C’est, dit-il, une nouvelle période de la politique étrangère britannique qui s'ouvre. > Le colonel Beck, ministre des affaires étrangères de Pologne, en visite À Londres le 6 avril, obtient un accord permanent de défense mutuelle. Daladier, le 8. confirme l'alliance francopolonaise. Hitler, dans son discours au Relrhstag du 2 8 avril, réplique qu'il dénonce son accord de 19 34 avec la Pologne et son accord naval du 18 juin 1935 avec l’Angleterre. Beck rlpocte le 4 mal que si la population de Dantzig est allemande, son existence est liée à celle de 1a Pologne; que la voïvodle de Poméranie, même si on l'appelle corridor, est polonaise. Un accord anglo-turc est annoncé; la riposte ne tarde pas : le 22 mal. l’alliance entre l'Allemagne et l'Italie est conclue; c'est, disent les deux dictateurs, le < pacte d'acier ». Le 23 juin. Georges Bonnet et l’ambassadeur Suad Davaz signent, à leur tour, une déclaration commune d'assistance mutuelle franco- turque ; la France rétrocède à la Turquie le sundjak d'Alexandrette. Daladier et Chamberlain, par des déclarations faites devant leur» Parlements respectifs, promettent l'assistance liiunt dlate des deux grandes démocraties à la Rouman< et à la Grèce, au cas où celles-ci jugeraient devoir résister pour défendre leur indépendance. Surtout, la France et l'Angleterre poursuivent depuis le mois de mai, et continueront, jusqu'à l'annonce de l'accord germano-russe du 23 août, des négociations avec l’U. R. S. S., qu'elles s'efforcent de persuader de rallier, sans plus attendre, leur camp. Mais le 17 Juin. Gcebbels, ministre nazi de la propagande, vient à Dantzig et y encourage les Allemands dans leurs menées Irrédentistes; le 7 août, Hitler reçoit leur chef Forster. gauleitrr dans la ville libre. Le 23 août, un accord germano-russe de non-agrcsslon est signé à Moscou par Molotov et Rlbbentrop. Le 2 4. le Sénat de Dantzig proclame Forster chef de l’Etat; à un message de Chamberlain, Hitler répond que l'Allemagne a besoin d'avoir carte blanche en Europe orientale. La Belgique, la Hollande mobilisent les 26 et 2 8. Pie XII et le président Roosevelt adressent de pressantes objurgations à Hitler, cependant que Daladier lui envole un appel d'ancien combattant à ancien combattant; en vain. Le dernier Jour d'aoOt se passe à Berlin à chicaner l’ambassadeur de Pologne Llpskl sur son exactitude, i venir prendre connaissance de l’ultimatum allemand ou sur tes pleins pouvoirs pour en accepter les clauses.
II. De le déclaration de guerre aux armlBtice» de 1940 (septembre 1939-Juln 1940)
FAITS POLITIQUES
Les déclarations de guerre. — Le l»r septembre, l’armée allemande pénètre en Pologne. Hitler, au Reichstag, se plaint que la Pologne, en refusant Dantzig et le corridor, l’ait provoqué. Chamberlain déclare aux Communes due la responsabilité de la catastrophe Incombe à un seul homme : Hitler. Le* gouvernements français et britannique décident la mobilisation générale. Le 2, le Parlement français vote 69 milliards de crédits. Le *3, l’Angleterre
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
puis U France notifient k l'Allemagne l'état de guerre, fondé «ur leur» avertissements précédents pour le cas d'une agression rontre la Tologne. Le sultan du Maroc est en guerre aux rétés de la France: l'empereur d'Annam offre toutes ses ressources. L'Australie, la Nouvelle-Zélande. l'Afrique du Sud. le Canada déclarent la guerre k l'ennemi commun, avec qui l'Egypte et l'Irak rompent. Les Etats-Unis et les Soviets, futurs alliés, sont encore neutres; de même l'Italie et le Japon, adversaires futurs.
FAITS MILITAIRES
La guerre germano-polonaise. — Cependant que. sans déclaration de guerre, les Allemands entrent en Pologne le l*r septembre, à 5 h. 45. la I<ufttyaffe commence le bombardement des villes. Le même Jour, le paulfitrr Forsler proclame la réunion de la ville libre de Dantalg au Reich.
Aux 70 divisions d'infanterie et aux 15 divisions cuirassées allemandes, réparties en deux groupes d'armées (colonel-général von Bock, colonelgénéral von Rundstedt) placés sous les ordres de
von Brsticliltsch, les Polonais ne peuvent guère opposer que 7 50.00 0 hommes composant 8 groupements sans commandement unique, sans troupes mécanisées, dotés de peu d’aviation, et ayant k défendre plus de 2.0 00 km de frontières.
L'idéo générale de la manoeuvre allemande, foncièrement offensive, consiste en un vaste enveloppement. par ses deux ailes extérieures, du gros des furces polonaises se trouvant à l'ouest de la Vtstule. liés le 1. ce fleuve est atteint par des avant-gardes motorisées entre Graudenx et Bromberg. alors qu'au •ud-ouest Crenstochowa est prise. Le 6, des formations blindées du groupe d'armées allemand du sud entrent à Crarovle et k Kielre; le 8. elles sont devant Radom. Le 0, le combat s'engage ai tour de Varsovie. Au nord. Ossowtee tombe entre les mains des Allemands le 10. et Gdynla est prise le 14. après une lutte acharnée. Dans la région entre Kutno, Lodz, la Braira et la Vlstule, la bataille est sanglante et confuse, sans que les Polonais, malgré quelques succès locaux, puissent échapper k l'encerclement. Etr Gallcle. l’avance allemande n'est pas moins rapide Przemysl est occupé le 15 et Lvrow menacé. Sur le haut et moyen Bug. les formations mécaniques allemandes venant du nord et du
sud font leur Jqpetlon, le 16. k Wlodaora. au sud de Brest -Lltowsk. qui tombe le même Jour.
C'est alors que les Russes, ayant pris la décision do protéger les Ukrainiens et les Blancs- Ruislens. entrent le 17 en Pologne orientale, où Ils rencontrent peu rte résistance. Dans la nuit du 17 au 18. le gouvernement et le haut commandement polonais passent la frontière pour aller se réfugier en Roumanie. Dès lors la campagne de Pologne est virtuellement terminée. Seule l’armée du général Kucicba se battra à Wysxhogrod Jusqu'au J*, tandis qu’k l'est do Demblln 8.060 hommes, sous les ordres du général Kleeberg, déposeront les anses seulement le 7 oe'obre. A Varsovie assiégée cl bombardée par l'aviation puis par l'artillerie lounV. un armistice pour traiter de la capitulation est demandé le 2 6 septembre : la ville n'a plua ni munitions ni vivres, de plus la destruction du 'système de distribution de Peau potable fait craindre les épidémies. Modlin suit l’exemple de la capitale le 28, en même temps que prend An la défense rte la presqu'île de Hela. au nord-ouest de Dantzig.
Arrêtés sur la ligne Blalystok, Brest-Lltowsk. Lwow. les Allemands signent le 28. k Moscou, un traité qui règle entre PU. R. S. S. et l'Allemagne le cinquième partage de la Pologne. Dea pactes d'assistance mutuelle sont en même temps signés par la Russie avec l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie (18 septembre. 5 et 8 octobre). Le 30 septembre, lo président de la République .polonaise. M. Mosclckl. se démet de sa fonction en faveur de \V. Uaezklcwlcx, qui va continuer la lutte en France, après avoir confié le gouvernement au général Slkorskl. commandant en chef de l'armée polonaise en réorganisation k Angers.
La guerre en France. — Dès le début des hostilités, la France procède k la mobilisation de son armee, qu'elle exécute k l'abrt de la ligne Maginot Cette armée compte plus de 3 millions d'hommes auxquels s'ajoutent, dès le 12 septembre. les 158.000 hommes du corps expédltlonnslre anglais. Pendant tout l'automne nous vivons une période d'attente troublée seulement par quelques coups de main ou affaires de caractère local comine l’occupation de la forêt de la Warnd (9-30 septembre) toute farcie de pièges et de mines. Mais le 16 octobre une offensive allemande au nord d’Apach nous amène à effectuer un rapide mouvement de repli. Le 10 novembre nous évacuons Korbach. Puis c'est la reprise de la guerre de position avec le retour régulier des mêmes noms: Bllessv Lauter. WKsembourg. barrage du Rhin, forêt de Haguenuu, sans que nos lignes changent notablement de physionomie.
La guerre russo-finlandaise. — D 21 octobre 1939, la Russie engage avec la Finlande des pourparlers en vue d'obtenir de son ancienne province d’importantes cessions territoriales. Mais les négociations sont Interrompues par les Finlandais le 13 novembre. Le 2 8. l'U. R. 8. S. dénonce le pacte de non-agression signé par les deux Etats en 1932, puis le lendemain rompt les relations diplomatiques. après avoir écarté une offre rte bons office» des Etats-Unis. Le 30. les troupes soviétiques entrent en Finlande. A Helsinki, un gouvernement d'union nationale est formé par IUsto Ryll. le l«r décembre, tandis qu'k la frontière, k Tertjokl, Otto Kuusinen constitue un gouvernement de la RépubUque populaire finlandaise qui, le 2. signe avec l'U. R. S. 8. un traité d'assistance mutuelle et de réajustement des frontières.
Ayant pénétré en Finlande par le sud-est et le nord-est (Pctsaroo). les troupes soviétiques se heurtent bientôt k 1a forte résistance de l'armée finlandaise (450.000 hommes, réserve comprise) que commande le maréchal Mannerhelm. Ainsi, le 15 décembre, Ica Finlandais reprennent Suomosalinl. au i entre même de leur dispositif de défense (ligne Mannerhelm).
1940 (Janv.-Juin)
FAITS POLITIQUES
Contacts entre le* Alliée. — L’ouverture de*
hostilités à l’Ouest, puis la fluctuation des évéue-
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
ments, avaient déterminé aussi bien en Angleterre qu'en France, des changements gouvernementaux. Nevtlle Chamberlain remanie, dès le 3 septembre, le cabinet de Londres, où Winston Churchill et Anthony Eden rentrent, l'un à l'Amirauté. l'autre aux Dominions; le 5 janvier. Hore- Belisha «ïia remplacé à la guerre par Oliver Stanley. Pour faire face aux offensives allemandes d'avril et mai 194 0 à l'occident, un gouvernement de guorre plus énergique sera constitué, avec pour chef Winston Churchill.
En France, le cabinet Daladier. remanié le 1 3 septembre. cède la place le 21 mars 19 4 0 au cabinet Paul Ileynaud. où entreront, le 18 mai.
le maréchal Pétain comme vice-président’ du Conseil, et le 5 juin le général de Gaulle nomme sous-sccrétaire d'Etat à la Guerre. La France et l’Angleterre manifestent leur résolution de poursuivre la guerre jusqu'au bout: ni l'invite à la paix d'Hitler parlant au Reichstag (6 octobre 1939). ni l'offre des bons offices du roi des Belges et de la reine de Hollande (7 novembre), ni la mission que Sumner Wellcs remplit do la part du président Roosevelt à Rome. Berlin. Paris et Londres (2G févricr-18 mars 1940) n’arrêtent les hostilités. Les Alliés sont encouragés par des prodromes de la future intervention américaine : déclaration de Panama (3 octobre) par laquelle les républiques du Nouveau Monde Instituent Jusqu'à 300 milles de leurs rives une zone de sécurité ; nouvelle loi do neutralité, du 4 novembre, aux Etats-Unis, qui facilite les approvisionnements. Les Alliés concluent le 19 octobre, à Ankara, un traité d'alliance avec la Turquie. La France et l'Angleterre souscrivent à Londres un accord du 28 hiars 19 10. par lequel elles s’interdisent de conclure une paix séparée ou un armistice sans s'être préalablement consultées. Les événements militaires de mai et de juin remettront en question cet accord. Cependant l'Allemagne adaptait sa politique de guerre à son accord du 23 août 1939 av».- l'U. R. S. S. Par des accords des 8 et 15 octobre avec la Lettoric et l'Estonie, Hitler organise l'évai 'stion des populations allemandes établies depuis a.'s siècles dans cos Etats baltes. Après les succès militaires allemands. l’U. R. S. S. exiger-’, de la Roumanie qu'elle lui remette la Bessarabie et la Bukovine (26- 28 Juin 1940). L'Espagne s'établit à Tanger (juin 1940), nonobstant la convention du 23 décembre 192 3.
1940 (janv.-juin)
FAITS MILITAIRES
La guerre russo-finlandaise. — Poursuivant leur résistance, les Finlandais repoussent en Janvier 1940 les forces russes qui ont réussi & pénétrer dans la ligne près du lac Ladoga, non loin de Raake. Mais le 2 février, l’armée rouge reprend son offensive, et la Finlande en appelle à la S. D. N. qui, depuis le 14 décembre, a exclu l’U. R. S. S. de son assemblée. La ligne Mannerhelm de nouveau percée. l'armée finlandaise doit se replier aux abords de Telpale et à l'ouest de Summa, puis entre le lac Vuolskl et le golfe de Finlande.
Le 5 février. l'Angleterre et la France décident, après avoir assuré dès Janvier leur aide en matériel à la früi.diide. de lui accorder un supplément d’assistance par la constitution d'un corps expéditionnaire allié. Celui-ci. à l'effectif de 100.001) hommes (Britanniques, Français Polonais), est prêt à s'embarquer pour la Finlande, lorsque la Suède et la Norvège refusent de lui accorder le droit de passage sur leur territoire (3-4 mars) conformément à leur décision du 25 février de rester neutres dans la guerro russo-finlandaise. Le 7. Helsinki annonce que des négociations de paix sont engagées avec l'U. R. S. S. Le traité est signé à Moscou le 1 4 : la Finlande abandonne à la Russie l'Isthme de Carélie avec
( Pkol . Keystone.)
Vlipurl (Vlborg) et accepte la cession à bail, pour trente ans. de la presqu'île de Hangoe, moyennant une redevance annuelle de 8 millions de marks finlandais.
L’invasion du Danemark et la guerre en Norvège. — Prétextant une attaque anglaise en cours contre le Danemark, un communiqué de Berlin annonce le 9 avril que les troupes allemandes ont reçu l’ordre de la contrecarrer en assurant la « protection armée » de ce pays, avec lequel le Reich n signé, lo 31 mal 1939, un traité de non-agresslon. L'occupation du Danemark et de sa capitale. Copenhague, a lieu le même jour; la seule opposition vient du Parlement d'Islande — l'Althlng — qui. lo 10, adopte une décision par laquelle le gouvernement islandais assume désormais la conduite des affaires étrangères de la grande île. Jusqu’alors en union avec la couronne de Danemark (depuis le 1er décembre 191 S).
Pendant ce temps, d'autres troupes allemandes, qui ont reçu leur ordre do mouvement depuis quatre jours au moins, débarquent en Norvège, à Narvlk, Trondhjem, Bergen, Moss, et la flotte allemande pénètre dans le fjord d'Oslo. A la mobilisation générale décrétée contre l'envahisseur, le Reich répond par l’installation d'un gouvernement prnallcmand présidé par V. Quisling. Le roi Haaknn VII appelle son peuple à la résistance, soutenu par les Alliés qui décident d’apporter immédiatement une aide complète à la Norvège.
En avril, une flottille anglaise attaque par deux fols des navires allemands abrités dans le fjord do Narvlk et les détruit. Des champs de mines sont posés par les Alliés dans le Skagcrrak. le Kattcgat. la Baltique. Des forces britanniques, sous les ordres du général sir Bernard Paget, débarquent dans les régions de Narvlk. Namsos et Andalnes. Des troupes franco-polonaises, commandées par le général Béthouard, les rejoignent le 19. D\Vndalncs, une partie du corps expéditionnaire allié est transportée par vole ferrée à Lillehammer, à 280 kilomètres de la mer. pour tenter de s'emparer do Trondhjem. Elle fait sa jonction le 18 avec une armée norvégienne hâtivement constituée dans cette région, cependant qu'un autre corps norvégien, destiné à attaquer plus tard Trondhjem par le sud. continue à résister dans la région méridionale d'Oslo et d'Hamnr.
Mais accroissant leur effort, les Allemands réussissent le 2 4 à rompre le front allié près de LU le hammer et pous-ent en direction de Kvamtn à l'ouest, et de Roeros à l'est. En même temps s'intensiflent les bombardements sur les routes, les bases de débarquement et les navires de guerre alliés, si bien que le corps expéditionnaire est obligé de se retirer autour de Dotnbas. Le 2 7 avril, le Conseil suprême interallié décide de rapatrier en Angleterre les troupes envoyées en Norvège, troupes qui peuvent « d’un moment à l'autre être plus utiles sur un autre front ». Le rembarquement des premiers contingents commence le 2 mai à Namsos. pendant qu'un corps allié demeure encore, avec mission de s'emparer, dans le nord, de Narvik tenu par une garnison allenfamlc coupée de toute communication avec l'Intérieur du pays. Près de cette ville et de Snowfjelden. le 13. puis le 21 sur la presqu'île d'Ankenes. les Polonais remportent d’incontestables succès. Enfin, le 2 8 mai, à 22 heures, le général Béthouard entre à Narvlk. Mais le 2 juin la ville est l'objet d'un bombardement incendiaire par les stukas, et l’ordre est donné de l'évacuer, non sans avoir auparavant rendu inutilisables toutes les installations du port. L'évacuation s’achève le 7, et les Allemands rentrent dans Narvik les 8 et 9 Juin. Le 10. le roi Haakon et son gouvernement se réfugient en Angleterre, après avoir ordonné la cessation des hostilités aux troupes norvégiennes.
La campagne occidentale (10 mai-25 juin 1940). — Attaquant sur tout le front occidental, l'armée allemande parvient en moins de cinquante jours à réduire l'armée hollandaise, bousculer l'armée belge, battre l’armée française, et envahir les trois quarts du sol métropolitain.
Winston Churchill.
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
I. La bataille de s frontière» (19-16 mal). — Depuis l'occupation du Danemark par la Wehrmarcht (9 avril), on suppose que l’attaque par la Hollande, la Belgique ou sur le llhtn se fera sous peu. Trois groupes d'armées s'échelonnent de la mer i la Suisse (Blilotte, Prételat, Besson). Le premier do ces groupes comprend la VII* armée (Giraud), le corps expéditionnaire Gort, la lr« armée (Blanchard), la IX» (Corap), la II* (Huntzlger). Le deuxième comprend la III» armée (Condé), la IV» (ltequln), la V* (Bourre! >. Le troisième comprend les homme» de la VIII* armée (Qarcher}). L'armée des Alpes est aux ordres du général Olry. — C’est le général Georges qui commande l'ensemble des divisions française», Camelln commandant en chef les armées alliées. Face à ce dispositif. l'armée allemande, commandée par von Hraurhllsch, est scindée en trois groupes (von Bock, von Kundstedt. von Leeb i . En présence de» 1 1 5 divisions alliées et de leurs 2.000 char», 1 10 divisions nazies avec leurs 7.000 engins blindés. Le plan allemand consiste à faire tomber la résidance sur la Meuse belge par une offensive massive à travers l'Ardcnne, puis à pousser l’aile marchante de son armée vers le» côtes du Pas-de-Calais et de la Manche, avant de la rabattre sur Paris.
Après ultimatum de l'Allemagne à la Belgique et à la Hollande, après remise d'nn mémorandum au Luxembourg, l'offensive ennemie e*t i la fols déclenchée en ce» trois pays. Arnliem et Maestricht sont occupés le I 1 mai. La VII* année française est engagée en Hollande. Vers Dinant et Sedan, le 13, l'ennemi a pris contact avec l'armée française. Le 1 4. le front français est enfoncé à Sedan, à la charnière entre les IX* et II* armées; au nord de Dinant l'cimcml traverse la Meuse. Le 15. entre Xamur et Sedan, tout le système français est rompu.
II. La bataille dm Flandre» (15 mal- 4 Juin). — Les troupes hollandaises ayant déposé les armes le 11. les forces franco-britannique* doivent se replier le 17 sur Charlerol et Anvers. La VII* armée française est remharquéc. La IX* armée bat en retraite entre Sambre et Meuse. L'avance allemande continue, foudroyante : le 20, elle menace, arrivée jusnu à Arras, de couper en deux tronçon» les forces aillée*. Weygand. nommé chef d'état-major de la Défense nationale en remplacement de Gamelln — Giraud a été fait prisonnier le 1S — . convoque à Ypres le roi des Belge* et le général Blilotte pour le 2 1 ; c'est le Jour où les Allemands, élargissant la brèche qu'ils ont opérée entre le l*r groupe d'années i Blilotte; Belges. Anglais, 1*» armée) et le 3* groupe (Besson; VII* et VI* année), occui>ent Amlen* et Arra» Weygand décide de monter une offensive en tenaille (direction Bapaume), contreattaque a double face qui permettrait de couper la retraite des blindés allemands.
I*» 22. Churchill adopte le plan Weygand L'ennemi s'infiltre Jusqu'à Boulogne Blanchard remplace Blilotte à la suite de l’accident mortel survenu à ce dernier L'offensive prévue pour le 21 ne peut avoir Heu, les Belges ayant abandonné Gand. les Anglais, de plus en plus enccrrlés, se repliant de l'Escaut sur la Deule. Les forces françaises ront maintenant scinder» en deux La Jre armée se retranche dans le ramp de Dunkerque à l'instant où la Wehrrnacht rwrupe Calais (2 5 mal). — Devant l'impossibilité où elle est de résister, ou de recevoir de* renforts, l'armée belge dénote les armes le 2 S. ).es opérations de rembarquement des troupes alliées, commencées le 25. se poursuivent jusqu'au 1 juin, le* soldats français de I armée l’rioux défendant pied à pied le sol national.
En vingt quatre Jour*, l'ennemi avait réduit à sa merrl toute l'aile gauche de» forces alliées. Dans les mêmes semaines (16 mal-1 Juin). 1) avait forcé notre aile droite i constituer, depuis 1a ligne Magl-
( FM. Keyttonc.)
not jusqu'à la basse Somme, une ligne de résistance, qu'il mit à l'épreuve par des offensive* de fixation, et qu'U nous ht un devoir d'étlrer toujours plus vers l'ouest, des opérations dldlelle* étant tour à tour engagées dans les réglons de Mnntmédy, Attlgny, Uethel, Châleau-Porclen. et sur l'Aisne.
III. La bataille dr France (5-12 Juin). — Bataille de sept jours qui permettra aux 1 t divisions blindées de l'ennemi et à ses 140 divisions de troupes régullètet de briser le» furres françaises, sur la Somme, l'Aisne, la Marne et la Seine. Les trois groupes d'armée, von Bock, von Kundstedt et von Leeb. se heurtent de l'ouest à l'est .aux groupements fronçais Besson, Huntzlgçr. Prételat. Du 5 au 12 Juin l'ennemi poitc son effort d'une part sur 1a Somme, l'Ailette, pour s’empaler de Paris, d'autre part sur l'Aisne pour déborder flelm*. Kn quatre Jour», à l'aide d'une aviation puissante. Il culbute nos lignes les unes après les autres, notamment anrès la perrée de Forges- le* -Eaux. Le 9, H atteint Rouen. Le 3* groupe d'armées française* »c< regroupe sur la ligne Béthune. Beauvais, t.ompiègne. l'ne « armée de Parla » organisée à la hâte est placée sous les ordre* de Héring. Le lé, les Allemands occupent Klheuf et Vlllers-Outterèts : le front de l’Aisne doit être abandonné. La VII* armée, après avoir passé l'Oise, décroche en direction de Paris.
Le 9 s'étult allumée une autre bataille L'ennemi a attaqué sur l'Aisne de part et d'aulre de Retliel. Le fleuve est abandonné à Berry- au -llac. Des niaise* de chars déferlent par la Vesle et l'Ardre pour déborder Kelmt. Le 12. l'ennemi s'ouvre la route de Châlons-sur-Marne Kclins tombé, Paris menacé, la bataille parait perdue. Le 10 au soir le Gouvernement s'eat replié à Tour*. Le 11. Weygand et George», soucieux de la cohésion des armée*. Axent à chacune un axe de repli. Le 12, Weygand donne l'ordre de retraite générale. L'Italie nous a déclaré la guerre le 10. I* 13, P. Kcynaud. qui avait remanié son Cabinet des le 5 devant l'Imminence du danger Italien, adresse à ltoosevelt un message lui demandant son concours.
IV. L'inraaion de la France. — L'ennemi, à l'ouest comme à l’est, a forcé le» armées -françaises à gagner devant Paria une seconde position de repli dans les journées des 11 et 12 juin. Le 12 au soir la capitale est déclarée ville ouverte, sur l'ordre de Weygand ; Dent* est nommé gouverneur général de la ville. Le 13, l'ennemi atteint Ragnnlet. Le 14. l'abamlon de Paris est négocié et von KUehler y fait son entrée. La X* armée culbutée, le dispoaitlf français percé par les < Panzcrdlvlsionen > en direction du plateau de Langres, l'aviation allemande attaquant voles ferrée», routes et renvois de réfugié» beiges et français refluant vers le Midi dans un indescriptible et douloureux désordre, Weygand presse le Gouvernement de réclamer d'urgence l'armlstice.
L’ennemi cherche à scinder nos force» en trois tronçons qu'il ne cesse de harceler. A l'ouesf, repli de la Seine sur la Loire les 15 et 16 Juin, occupation d'Orléans le 17, du Mans le 19. île Bennes et Nantes le 19. de Brest le 29. Le groupement La Laurencle s’était distingué le 19 sur la Loire, notamment à Tours et à Saumur. — Au centre, repli de la VII* année qui ne cesse de livrer de durs combats : occupation rte Moulins le 19. rtc Montluçon et Riom le 20. Le 22, toute la côte Atlantique a cédé; le 23 nous perdons La Rochelle et Saintes; le 2 4 Angoulême. — A l'eaf, l'ennemi s'est efforcé de séparer notre armée de forteresse du centre de notre dispositif qui se replie sur le Massif rentrai. Débouché de* chars allemands le 14 en direction de Saint-DIzler ; occupation rte Besançon le 16. l'ennemi atteignant le Rhin à Neuf-Hrisach le 17. L'année de l'Est est désormais encerclée. Metz et Dijon touillent le 17. Nancy le 1 9. Lyon le 20 L'ennemi gagne les vallées de la Saône et du Rhône : hâtivement nous constituons un front défensif le long de t'Isère; par ailleurs le» Italiens déclenchent une offensive générale sur les Alpes, et les soldat» de In ligne Maginot poursuivent leur guérilla de bols et Je montagne. Le gros du
Y un BrauchlUch.
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
groupensent Condé a déposé le* armes le 22. Kn bases Alsace, 22.000 hommes lutteront Jusqu'au 30 Juin. Le 23, l’ennemi est devant Saint-Etienne et pousse sur Chambéry.
Les armistices. — Dé* la fin de mal, Weygand exprime ses craintes de ne pouvoir continuer la
1T. le maréchal Pétain constitue un nouveau Cabinet et fait demander l'armistice par l'Intermédiaire de l'ambassadeur d'Espagne Lequertca; le 19, U désigne les plénipotentiaires chargés de le négocier (Huntzlger, Bergerot). Lebrun hésite è quitter la France (21). Le 18 juin le général de Gaulle, qui
La campagne occidentale de 1910.
lutte. Il y a mésentente au sein du gouvernement sur la marche à suivre. La France doit envisager une évcntuelM négociation unilatérale avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne ayant fait savoir qu'elle poursuivrait seule la lutte. Le 16. Churchill propose au Gouvernement une union Indissoluble entre la France, et la Grande-Bretagne avec la constitution d'un seul Cabinet de guerre et d’un commandement unique. Reynaud, qui ne se sent pas suivi par ses collègues et qui a reçu de Roosevelt une réponse négative à ton message, donne sa démission. Le
était en mission à Londres, avait lancé son premier appel radiodiffusé. L'Angleterre s'étalt Inquiétée du sort qui serait régervé à la flotte française (19). Vers l’Afrique, le Matiilia emporte Daladier, Camplnchi. Mande!, Zay. et d’autres parlementaires, sur les instructions premières du Gouvernement. Les plénipotentiaires français sont reçus le 21 Juin par Hitler à Kethondes. Les 2 4 articles imposés par le Reich sont acceptés par le gouvernement Pétain. Le 22, l'armistice est «Igné par Huntzlger et Keltel. Le 24. les mêmes plénipotentiaires signent un acte semblable
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
avec nulle Le feu cesse le 25. La France est scindée en deux sonet : l'une dite zone occupée, au nord de la Mené Genève, Dole, l’aray-lc-Monlal. Bourges. Tours. Angoutème, Mont-de-Marsan, Orthrs ; l'autre, dite coite libre, en laquelle Pétain décida d'installer son gouvernement (Clermont-Ferrand. puis [2 juillet) Vichy). Les frais d’entretien îles troupes occupantes étaient pris A charge par le Gouvernement français. La France n’avalt pas A livrer sa flotte de guerre, mais devait rassembler, démobiliser, et désarmer dans des ports A déterminer, le gios de ses vaisseaux. Les prisonniers français ne seraient rendus qu’A U conclusion de la pjlx. Une commission d'armistice siégerait à Wlcsbaden.
III. De l'armistice au débarquement allié en Afrique du Nord et ses conséquence* (juillet 1940-novembre 1942).
1940 (Juin. -déc. )
FAITS POLITIQUES
La politique Intérieure de Vichy. — Le 26 Juin a été proclamé Jour de deuil national en France. Le 2 Juillet, le Gouvernement se tranrporte A Vichy. Le 9. la Chambre des députés, par 3 85 voix contre 6. le Sénat par 229 voix contre I. votaient le principe de la révision de la Constitution de 1875. Le lendemain 10, par 569 voix contre 80 et 18 abstentions, l’Assemblée nationale vote un texte attribuant tous pouvoirs au gouvernement du maréchal l’étain, à l'effet de promulguer une nouvelle constitution garantissant les droits du travail, de la famille, de la patrie. Le 11 sont promulgués les actes constitutionnels I. Ii et III le maréchal déclare assumer Ici fonctions de chef de l'Etat français. et II fixe scs pouvoirs (cumul de l’exécutif tt <lu législatif) ; H ajourne les Chambres. Le 12 s’ensuit un remaniement ministériel, Pierre Laval devenant vice-président du Conseil : par l'acte constitutionnel no IV. c’c-t celui-ci qui e>t désigné, le cas échéant, pour succéder ou chef île l’Etat. Le Gouvernement promulgue le IG une loi sur la procédure de déchéance de la qualité de Français, et le 1.1 août, unr ^iutre loi portant Interdiction des sociétés secrétes. Cne Légion des combattants c»t créée. A la suite d’un remaniement ministériel (6 sept.), les anciens parlementaires sont éloignés du pouvoir, le général Weygand est nommé délégué général en Afrique du Nord. Le 3 octobre est promulguée la loi portant statut des Juifs, et le 7 la loi portant abrogation du décret Crémteux. Entre temps «'ouvre le procès de Itlom. Le 2-1 octobre. A Montolre. le marérbal Pétain rencontre Hitler et accepte le principe dune collaboration entre la France et l'Allemagne. P. Laval est nommé ministre des Affaires étrangères. Mais le 13 décembre. < pour de hautes ral-nns de politique Intérieure *. le maréchal révoque Pierre Lava! et le remplace par P.-E Flandln. Fernand de Brlnon étant nommé delegué général du gouvernement de Vichy en territoire occupé.
La France libre. — Le 18 Juin 1940, le général Charles de Gaulle adresse A la France un appel radiodiffusé de Londres. Il proteste énei glquement contre l'armistice demandé par le gouvernement français. Il ne considère pas la défaite comme définitive; Il assure que rien n'est perdu pour la France et que lea mêmes moyens qui nous ont perdus peuvent faire un Jour revenir la victoire. Car la France, dlt-ll, n'e*t pas seule Elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc arec la Grande-Bretagne, qui tient la mer et qui continue la lutte.
Il affirme que cette guerre D'est pat tranchée par la bataille de France, qu’elle evt une guerre mondiale et que. foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourront valnctc dans l'avenir par une
(PAol. Keysfone.)
force mécanique supérieure et 11 prononce la phrao* célèbre; < La France a perdu une bataille, elle n'a pas perdu la guerre. »
L’.ippel du général de Gaulle est favorablement accueilli en Angleterre. Le 28 juin 1940. le gouvernement anglais reconnaît Charles de Oaulla comme chef de tou» le» Français libres. Immédiatement s’organise A Londres le noyau de la Résistance française. Le T août, un accord est signé av«*c Churchill relatif A cette organisation et a l’sl(J« que l'Angleterre est prête A lui accorder.
La voix de Charles de Gaulle retentit dans l'Empire. Du 29 Juillet au 19 septembre, les Nouvelles- Hébridos. le Tchad. l’A.-E. F., le Cameroun. W* Etablissements français d’Océanie, les villes franalses de l'Inde, la Nouvelle-Calédonie, se rallient
son appel. Toutes ces parties de l’ Empire vont devenir vie solides bases pour les offensives alliées futures. En particulier le Tchad, plaque tournante du continent noir, et les autres colonies de notre A.-E F., qui permettent aussitôt d'établir des base* permanentes d'aviation entre les Etats-Unis et le Proche-Orient.
En A. -O. F., cependant. le général de Gaulle échoue dans sa tentative de rallier la colonie au bloc de la France libre. Arrivé devant Dakar lo 23 septembre, escorté d'une flotte anglaise, kl est reçu A coups de canon par les autorités navales du port, et sc volt forcé de se retirer pour ne pas prendre part à un combat entre Français.
Le Gabon avatt d'abord adhéré en août 194# au ralliement de l'A.-E. F. Mais le gouvernement de Virhy ayant aussitôt fait un effort pour ressaisir la situation, deux colonnes, sous la direction du général de Larmlnat. l'une partant du Tchad, l'autre de Pointe-Noire, se mettent en marche en octobre 1940 pour se rejoindre devant Lambaréné dont la prise, le 5 novembre, décide de la réunion définitive de l'A.-E. F. au bloc de la France libre.
Entro temps la résistance s'organise. Le 27 novembre 194 0, un manifeste du général de Gaulle appelle A la guerre tous les hommes et toutes les femmes des terres françaises qui se sont ralliées A lui et proclame la création d'un conseil de défense de l'Empire, ayant pour mission de maintenir la fidélité A la France et d'exercer dans tou* les domaine» la conduite générale de la guerre en vue de la libération de In patrie. Le IG novembre, une ordonnance crée l'ordre de la Libération, destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire. Son Insigne est la erolx de la Libération.
En Angleterre, une armée française se réorganise. Nos aviateurs, enrôlés d'abord dans la Royal Air Force, se distinguent dès 19 40 dans la bataille d'Angleterre. A l'armistice, un quart de notre marine marchande s'est rallié A la France combattante. Les forces de l'armée de terre se groupent peu à peu: des école» préparatoires sont établies, aussi bien en Angleterre qu'en Afrique libre. De» volontaire» affluent de la France d'outre-mer comme de 1a métropole occupée. Les uns passent par l’Espagne. le Portugal, d’autres traversent 1a Manche en arien ou dans des bsteaux de pèche.
Pendant ce temps, dans la France occupée, la propagande de la radio agit patiemment, encourageant la formation do noyaux de résistance secrèts de plus en plus agissants. Des Journaux clandestins apparaissent, tels Fol w» qui surgit à Paris aux premiers jours de l'occupation, ou la Ziberlé née en France non occupée.
A l’étranger, la France libre manifeste son activité par la création de centaines de « comités locaux et nstloniux » groupant de 80 A 90 pour cent de la population française A l'étranger. Grlce A une propsgande active par conférences, tracts, journaux, ces comités s'efforcent de former l'opinion publique de leurs pays respectifs et préparent la future adhésion des nations du monde entier A la lutte contre l'Axe.
Pays de l’Axe et pnys neutres. — Le 27 septembre 1940. l’Allemagne conclut A Berlin un pacte trlpartlie avec l'Italie et le Japon pour la construction d'un « ordre nouveau » européen. A ce pki*
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LA SECONDE GUERRE MONDIALE
adhèrent en novembre la Honrrle. la Roumanie et la Slovaquie.
Dana les Balkans, le T septembre, la Roumanie rétrocède i la Bulgarie la Dobroudja méridionale. Le 2 5 octobre, la Commission européenne internationale du Danube est transformée en une nouvelle Commission, où l’U. R. S. S. obtient une participation.
A la suite de la pression exercée par Moscou. l'Sstonle. la Lituanie et la Lettonie sont intégrées en août dans l'C. R. S. S.
1940 (]uill. -déc. )
FAITS MILITAIRES
La Grande-Bretagne seule contre l'Axe; la bataille d’Angleterre et la guerre sur mer. — Après la capitulation belge et la signature des armistices par la France, la Grande-Bretagne se trouve isolée en présence des forces de l’Axe. Elle refuse néanmoins toute négociation de paix avec celui-ci. Klle continuera la guerre seule s’il le faut. Elle n’a pas d'armée de terre; en revanche elle possède une marine imposante et une flotte aérienne encore fai; hle mais d’esprit combatif. C'est à cette aviation, la Koyal Ait Foret, que va incomber la tâche de combattre l’offensive aérienne déclenchée le 8 août par l’Allemagne contre l’Angleterre et qui coûtera î celle-ci 15.000 morts et 20.000 blessés, mais où l'agresseur perdra au bout de trois mois près de 3.000 appareils abattus et tout espoir de venir à bout par cette vole de son adversaire.
Quant à la marine anglaise, elle va s’efforcer de maintenir à tout prix la sécurité des communications de la métroiiole.
L’Angleterre eût souhaité que la flotte française fût rassemblée en un port britannique. Elle ne se satisfit pas de la réponse que fit a George VI le maréchal Pétain, l’assurant que cette flotte ne aérait Jamais utilisée contre la Qnnde-Bretagne. Mais celle-ci ne peut compter en Méditerranée que sur ses deux escadres d’Alexandrie et de Gibraltar, tout Juste équivalentes à la flotte italienne. Elle est Inquiète de sentir derrière elle la flotte française qui risque d’être saisie par les puissances de l’Axe. Aussi le 3 Juillet, après ultimatum, la flotte anglaise de Sommervllle attaque à Mers el-Kéblr l'escadre française de l’amiral Gensoul. La France perd dans cette bataille 1.200 marins.
D’autre part, pour sauvegarder la route de l’Inde et set Intérêts en Extrême-Orient. l’Angleterre doit rester maîtresse de la Mediterranée. Durant neuf mois elle livre bataille à la flotte italienne et bombarde les ports de la péninsule. Le 1 1 novembre, la victoire remportée i Tarente sur la flotte italienne par l’aviation anglaise assure enfin la maîtrise anglaise en mer.
L’Italie, de son côté, avait essayé de rendre inutilisable la base de Malte, puissant verrou posé par l'Anrleterre sur lu route de Suez. Malgré ses efforts réitérés pendant deux années (2.800 alertes au 2 7 Juillet 10 42). elle échouera dans sa tentative.
Dès septembre 1939, des sous-martns et des corsaires allemands sont signalés dans l’Atlantique Sud. Le 13 décembre, trots croiseurs britanniques, YBrtter, VA jus et J* Achille, rencontrent près de l’embouchure du rlo de la Plata le cuirassé de poche allemand Admital-Gral-Spre qui, après un rude combat, doit se réfugier dans la rade de Montevideo d’où il ne sort trois Jours plus tard que pour se saborder.
La guerre en Afrique. — N’ayant pu obtenir un brillant résultat dans sa tentative d’invasion de la France au sud-est. l’Italie tourne aussitôt ses ambitions vers l’Afrique où elle espère pouvoir agrandir ton empire coloriai aux dépens de l’Angleterre et de la France.
Les circonstances semblent la favoriser. Après l’armistice avec la France et la neutralisation de notre flotte, la Grande-Bretagne ne peut compter en Méditerranée que sur scs deux escadres d’Alexandrie •t de Gibraltar, lesquelles groupent une deml-dousaine de cuirassés sur les douze dont elle disposait
( International Sèves Photo.)
au début de la guerre, les autres devant tenir en respect la flotte allemande de ligne. Or l’Italie possède i ce moment en Méditerranée, elle aussi, une demi-douzaine de cuirassés dont deux tout récents, de 35.00 0 tonnes, qui surclassent théoriquement les unités anglaises. Elle a en outro l’avantage du nombre en vaisseaux légers, croiseurs, torpilleurs, vedettes lance-torpilles. L'Angleterre ne peut plus s'appuyer sur aucune base alliée entre Gibraltar et Malte pour défendre ses communications avec le Proche-Orient.
Les opérations commencent aussitôt dans le Soudan, puis en Somalie britannique. Au Soudan, les Italiens s’emparent, le 4 Juillet 19 10, des portes frontière de Kassala et de Gallabnt, puis, quelques jours après, de Kurmuk. La période des pluies interrompt à ce. moment les opération,.
La Somalie britannique, colonie isolée dont la défense supposait une collaboration avec les forces de la Somalie française, est attaquée à Zcila le 4 août par une armée italienne forte de 25.000 hommes, quinze fols supérieure en nombre aux troupes britanniques. Le 2 0 do ee même mois les Italiens s’emparent de Berbéra.
En I/bye, l'Italie possède encore une énorme supériori'é numérique. Elle pourrait à ce moment attaquer l'Egypte par le nord, tandis que son armée de la mer Rouge, prenant le Soudan à revers, refermerait un puissant étau sur Suez.
Mais ce n’est que le 13 septembre que l’armée Grazianl se décide â l’attaque. Elle ne parvient cependant qu’à repousser les Anglais jusqu'à Marsa- Matrouk, et elle-même s’arrête le 10 septembre à Sldl-Barranl où elle s'immobilise pendant trois mois. Les Britanniques mettent à profit cette longue inaction. De tout l'empire, des Indes, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, des renforts affluent en Egypte 8vec tout l’armement moderne dont la Grande-Bretagne peut disposer.
Et le 9 décembre 19 40 ce n’est plus Graziani qui attaque. mais les Anglais du général Wavell qui, d'une violente poussée, rejettent les Italiens jusqu'à El-Aghcila.
à 800 kilomètres de leur point de départ, faisant 4 1.000 prisonniers et capturant un immense matériel de guerre.
Le long de la côte restent quelques points de résistance.
Kardia, forteresse que Mussolini déclarait imprenable, est assiégée le 18 décembre. L’attaque, déclenchée le l*’r janvier 1941. dure quatre Jours. Elle coûte aux Italiens encore 4 0.00 0 hommes. Le mois suivant. Tobrouk et Benghazi tomberont à leur tour aux mains de Wavell.
Ainsi, sur terre, comme sur mer, l’équilibre se rétablit peu à peu au profit de la Grande-Bretagne.
L’agression Italienne contre la Grèce. — Projetant depuis longtemps de développer vers la Grèce les conquêtes commencées par l’annexion de l’Albanie au printemps de 1939, le gouvernement italien adresse au gouvernement hellénique, le 2 8 octobre 1940. un ultimatum exigeant l’occupation d’un certain nombre de ports et de villes en territoire grec par les troupes italiennes. Mais la Grèce repousse cet ultimatum, proclame la mobilisation générale et adresse un appel à son alliée l’Angleterre qui, le 29, lui promet son appui militaire. naval et aérien.
Forte de 200.000 hommes, l’armée Italienne massée en Albanie pénètre en Grèce (2 8 octobre alors que les troupes anglaises débarquent en Crè (4 novembre). Quant aux Grecs, ils contre-attaque victorieusement : de violents combats ont lieu le dans la région de Janlna; le il, une division d’a pins Italiens est défaite dans la partie nord du P Inde. En trois semaines les troupes helléniques ont reconquis le terrain perdu et pénétré à leur tour en Albanie du sud, où elles s’emparent d’Argyrokastro (9 déc.) et menacent le port de Valona.
Les événements d’Asie. — Dès le 2 0 Juin 1940. le Japon, profitant de l’affaiblissement de la France,
Maréchal Wavell.
LA SECONDE GUERRE MONDIALE
réclame l'octroi de bases au Tonkln. Le 30 août,
11 obtient du gouvernement de Vichy le droit «le faire passer ses troupes par lo territoire Indochinois et celui d'Utlllscr certains aérodromes. Par un ultimatum du 15 septembre. Il réclame encore des hases à Halphong. Cant-Ranh. Kouang-tcheou. Un accord a lieu k ce sujet le 22 septembre entre le gouvernement de Vichy cl le Japon.
De son côté, le Thaïland. qui avait signé le
12 Juin 1940 un traité de non-agression avec la France, revendique, en septembre les territoires de la rive droite du Mékong Après de nombreux et violents engagements avec les forces thaïlandaises, la France, impuissante, est obligée de rôder. Elle devra accepter, le 21 janvier de l'année suivante, l'offre de médiation du Japon et. par la suite (11 juillet 1942), la cession de 09.000 km1 par le Laos et lo Camliodge au Thaïland.
FAITS POLITIQUES
L'extension du conflit : Balkans, Russie. Japon. Etats-Unis. — Dans la France soumise aux clauses de l'armistice du 22 juin 1940. la situation demeure, en 19 11, assez stable. L'amiral Darlan, vlre-présldcnl du Conseil, reprend en février les portefeuilles des Affaires étrangères à Plcrre- Etlenne Klandln et de l'Intérieur à Peyrouton. Joseph Barthélemy remplace Allbert à la Justice <27 janvier) et Pierre Pucheu. passé à l'Intérieur (18 Juillet), cède la Production Industrielle à Lchldeux. La Charte du travail est promulguée le 4 octobre. Pétain décide (16 octobre) l'internement au Portalct des anciens présidents du Conseil Daladier et Léon Blum et du général Gamelin. Weygand est rappelé d'Afrique du Nord (20 novembre).
Cependant la Grande-Bretagne tient bon. et les Etats-Unis précisent leur assistance et organisent leur rôle d'arsenal. Le président Uooscvclt promulgue le 11- mars la loi < prêt-bail »
qui sera l'Instrument 'le la fourniture à l'Angleterre d'abord, puis k tous les Alliés, par les K.tats-Unls, de toutes les fournitures nécessaires à la conduite de la guerre.
Pendant ce temps l'Allemagne s'asétire de ses bases dans l'Europe orientale et dans les Balkans. Au pacte trlpartitc du 2 7 septembre 19 10, qui Ile à sa fortune l'Italie et le Japon, adhèrent successivement la Bulgarie, la Yougoslavie (les 1 er pt 25 mars) et la Croatie (15 juin).
Mais la Yougoslavie réagit contre l'adhésion donnée par le régent Paul, le: jeune roi Pierre II assume le pouvoir et ronde le gouvernement au général Slmovltch. L'Allemagne Intervient militairement. et. en une courte campagne (G- 18 avril), met l'armée régulière yougoslave hors de cause : le roi et le Gouvernement se réfugient k Londres.
la-s armées allemandes occupent bientôt elles au-si la Grèce. Et les conséquences politiques suivent : la Serbie est rétablie dans ses limites d'avant 1912; l'Italie annexe la Dalmalie (18 mal); la Bulgarie se' volt attribuer la Macédoine et la Thrare Une assemblée nationale tenue à Cettlgné (13 juillet) revendique l'Indépendance du Monténégro.
Cependant l'Allemagne, après un somlage en vue d’une pal* qui consacre ses victoires et mon naye au besoin sa carte de guerre (arrivée sn Angleterre. par avion, le 11 mai. de Rudolf Hess, l'un des principaux lieutenants d'Illtler; cet émissaire est Interné «-anime prisonnier de guerre), prend ses sûretés en vue du nouveau développement qu'elle inédite de donner à la guerre (traité d'amltlé germano-turc du 18 Juin 1941, qui du point de vue turc apparaît comme une contre-assurance, puisqu II laisse subsixu-r l'alllanec anglo-turque du 19 octobre 1939).
Alors c'est la grande coupure ; le 22 Juin UAtlemagne déclenche, sans avertir, une offensive militaire foudroyante contre l'U. R. S. 8. Dans le« d-mlers Jours de Juin, U Italie, la Slova«iule. la Finlande, la Hongrie, l'Albanie déclarent la guerre aux Soviets. Le gouvernement de Vichy rompt le» relations diplomatiques avec Moscou (30 juinl. Le général Franco promet l'aide espagnole contre lo bolchevisme (18 juillet). Le 25 novembre, à Berlin. l'Allemagne. l'Italie, la Hongrie, le Japon. Ve Mandchoukouo. l'Espagne, prolongent la validité du pacte antikomintern signé originairement entre l'Allemagne et le Japon le 2 5 novembre I93G.
Les remaniements territoriaux suivent, progre» slvemcnt. le sort «les armes : la Finlande («prend, un peu arrondis, les territoires perdus; les Etats Baltes passent de l'appartenance soviétique au contrôle allemand; la Roumanie récupère la Rukovlnr et la Bessarabie et administre la Transnistrie aveuquartier général à (blessa.
En Extrême-Orient, le Japon ef l'U. R. 8. R. signent, le 13 avril, un traité d'amltlé et de neutralité, tandis qu'en juillet, l'Allemagne et l'Italie m-onnalsscnt le gouvernement chinois de Nankin qui, en novembre, adhérera au parte antikomintern.
Dans l'autre camp. Roosevelt «lénonee l'agression allemande et décide (8 juillet) d'envoyer de- trempes américaines relever, en Islande, les Anglais.
Le 10 juillet, une alliance anglo-russe est conclue k Londres, laquelle se volt appuyée par des conventions russo-polonaise et russo-tchécoslovaque. Franklin Roosevelt et Winston Churchill se rencontrent sur un navire près des eûtes américaines et souscrivent la charte de l'Atlantique (14 août); les pays alliés y adhèicnt à Londres le 24 septembre. Le inatéchal Staline confère à Moscou (29 septembre - 1 ,r octobre) avec Antony Edcn et Harrlntan envoyé par le président Fr. Roosevelt.
Et le 7 décembre, c'est l’attaque japonaise contre la (lotie américaine à l'earl -Harhotir. Le lendemain les Etats-Unis, puis In Grande- Bretagne et la France libre déclarent la guen-e au Japon, tandis que l'Allemagne et l'Italie la déclarent à l'Amérique, et que. le 9. le général Tojo. premier ministre Japonais. proclame sa eertltmJc de la victoire nippone.
la- conflit est désormais mondial.
lai solidarité du Nouveau Momie ne tarde pas à se manifester. Dès le mois «le décembre 1911, le Brésil, le Mexique, la Colombie et les républiques eentro-améri«nincs déclarent U guerre aux puissances de l'Axe.
Préliminaires m la campagne de Russie. — Le
parte de non-agression de 1939 entre l'Allemagne et l'U It. S. S. avait ému l'opinion publique, puisque les deux Idéologies en présence remblaient se contredire. Hitler ugisvaR de in sor'c afin d'éviter la guenc sur deux fronts. Pai U. l’U U. S. S. pensait mettre scs peuples a l'abri «le la guerre menée à l'Occident par les puissances capitalistes. Par suite «le la destruction «le la Pologne, l’armée rouge et la Wehrmacht prirent contact. A dater de ce Jour, la première ne pouvait que s’opposer à U tecomle. La Russie sans doute avait lilieité d’aetlon contre U Pologne; l'Allemagne cédait k l'U. R. S. 8. partie de la Finlande, Etats Baltes, Bessarabie. .Hitler pourtant ne trouvait oublier son ancien rêve : celui d'écraser le Ixrte' evlsme. Le pacte ira donc très vite en s'effritant.
Le 27 septembre 1910, la signature du partitripurtite — amorce d'un partage du monde — se fait sans l'U. R. S. S. ; le voyage de Mololov à Berlin demeure sans résultat (novembre 1910)
U. K. S. S. et ?l.’lch ne s'entendent pas sur la ques tion des Détroits. La rivalité s'areroit au cours de l’hiver 1940-1 U 11. Loi Russie volt d'un mauvais u-ll l'Intrusion allemande dans les affaires balkaril ques. SI la Roumanie, la Slovaquie, la Hongrie, |-.i
Président Roosevelt.
Général Tojo.
IPkof. Kr^»lone.)
LA SECONDE GUERRE MONDIALE