‹ Petit larousse illustréChapitre 186 sur 1236 · DOU · texte numérisé non relu

DOU

elenne, parlé lurtout dans le Péloponnèse. Mode de la musique des anciens Orées. Premier mode ecclésiastique.

DORIQUE adj. Qui est propre aux Doriens : architecture dorique. Ordre dorique ou le dorique a m. Ordre d’architecture grecque, caractérisé par la sobriété, l'absence de base. etc. : le dorique eu le plut ancien det ordres grecs. (V. colonne, ordre ) BOHW (ri**) n. f. Genre de mollusques nus, dé toutes les mers.

DOKia (ris*) n. m. (angl. dory). Embarcation

rlate, a extrémités élancées, et qui sert à tendre des ignés sur les bancs morutiers.

DORLOTEH (té) t. t. (de l'anc. franç. dorelot). Traiter délicatement. Se dorloter v. pr. Se traiter délicatement, se livrer & une paresse douillette.

DOHKANT ( nian ), B adj. Qui dort, qui n'a point de cours : les eaux dormantes sont peu saines. Fig. Immobile, qui ne s'ouvre pas : châssis dormant. Manaruvres dormantes, cordages placés il poste fixe dans la mâture. N m. Châssis portant les pièces qui servent pour les lonctions d’une fenêtre, d une porte.

DORMEUR. EUNE teu-ze) n. Qui aime â dormir Adj. : animal lourd et dormeur.

DORMEUME ( meu-zc ) n. f. Voiture de voyage où l'on peut s’étendre et dormir comme dans un lit. Sorte de chaise longue. Boucle d'oreille formée d'un diamant ou d une perle, montés sur pivot et serrés par un écrou sur le côté intérieur de l'oreille.

DORMIR v. i. (lat. dormire. — Je dort , nous dormons. Je dormais, nous dormions. Je dormis. «ou* dormîmes. Je dormirai, nous dormirons. Je dormirais, nous dormirions. Dort, dormons, dormez. Que je dorme, que nous dormions. Que je dormisse, que nous doriuissiont. Dormant Dormi.) Reposer dans le sommeil. Fig. Demeurer sans mouvement. Laisser dormir des fonds, ne pas les faire valoir. Laisser dormir une affaire, la négliger. Dormir pour toujours, être mort. Dormir debout, être li és fatigué. C'est un conte à dormir debout, se dit d un récit absolument invraisemblable. Dormir sur les deux oreilles, se tenir dans une profonde sécurité, Transit. : dormez votre sommeil Elliptiq. : dormir la grasse matinée. N. m. Le sommeil : perdre le dormir. (Peu us.)

DORMITIF, IVE adj. Qui provoque à dormir : potion dormitive. N. m. : un dormitif.

DOHMITION ( si-on ) n. f. (du lat. dormitio. sommeil). Mort de la Vierge, qui ne fut qu’une sorte de court sommeil, la Vierge ayant été, d'après la tradition, enlevée miraculeusement au ciel.

DORH.tL, E, AUX adj (du lat dorsum, dos). Qui appartient au dos : vertèbres dorsale*.

DORMI' (Ȏ) n. m. (du comte d Orsay). Sorte de voiture, de mode anglaise Long pardessus d'homme.

DORTOIR n m. (lat. dormi lorium). Salle commune où sont les lits dans les couvents, les colleges, etc. : les dortoirs doivent être spacieux et aérés.

DORURE n. f. Art, action de dorer. Or appliqué : appartement couvert de dorures. Préparation au Jaune d'œuf, employée pour dorer les pièces de pâtisserie.

DOKVPUOH » ou DORYPHORE n. m. Insecte coléoptère, originaire d'Amérique, qui ravage les plants de pommes de terre.

DON (dd) n. m. (lat. dorsum). Partie du corps des vertébrés, qui va des épaules au bassin : sauter sur le dos d’un cheval. Partie supérieurement convexe d’un oblet : dos de la main. Vérso, revers : dos d'une lettre. Pariie opposée au tranchant : dos d'une lame. Dos d'un livre, partie où se trouve la couture. Fig. Renvoyer dos a dos, ne donner gain de cause à aucune des parties. Etre sur le dos, être couché. Fig. Avoir bon dot, être accusé depréférence. Supporter gaiement les railleries. En dus d'âne, se ait de ce qui forme laïus de chaque côté : pont en dos d'âne.

DORABLE (sa ble) adj. Que l’on peut doser. DOSAGE (za-je) n. m. Action de doser.

DOSE ( dô-ze ) n. f. (du gr. dosis, action de donner). Quantité déterminée d'un médicament, prise en une fois : dose médicamenteuse ; dote tonique. Quantité de ce qui entre dans un composé. Fig. Quantité déterminée d'un tout tnoral ; avoir une forte do*e i'amour-prbprt

DORER (dâ-zé) v. t. (de dose). Déterminer la quantité de médicaments â prendre en une fois : «/oser une potion. Préparer dans les proportions convenables un mélange quelconque.

DOSEUR (ccur) n. m. Appareil utilisé au dosage de ceriains mélanges.

DOSOLOGIE iïo /o-»'f) n. f. Art de régler les doses médicamenteuses.

DOSNE ( do se ) n. f. (de dos). Planche que l'on enlève la première ou la dernière dans le sciage dei arbres et qui conserve son écorce. Planche qui maintient la paroi d'une tranchée et en prévient l'éboulemcnt.

dorrehet (do-se-ré) n. m. (de dossier). Pièce de fer munie d'une rainure, dont on renforce le do* d'une scie. Pilastre ou saillie qui sert de Jambage a une ouverture.

®®SSier ( do-si-é ) n. m. (de dos). Partie d'un siège, contre laquelle s’appuie le dos : dossier rembourré. Fond de voiture. Planche mobile contre laquelle on s’appuie dans une embarcation, etc. Papiers en liasse concernant une procédure, un individu. etc. : compulser un dossier.

DOSSIÈRE ( dchti-è re ) n f. Partie du harnais posée sur le dos et soutenant les brancards. Partie du dos d une cuirasse.

DOT (dot') n. f. (lat. dos, dotis). Bien qu'une femme apporte en mariage, ou une religieuse en entrant au couvent : la dot de Marie-Thérèse d'Espagne, femme de Louis XI V, ne fut jamais payée à la France.

DOTA R,, E, AUX adj. Qui appartient à la dot Régime dotal, régime assurant la conservation et la restitution de la dot de la femme : les biens dotaux sont, en principe, inaliénables.

dotation (si-on) n. f. (lat. dotatio ). Ensemble des revenus assignés à un établissement d'utilité publique, une église, un hôpital, etc. Revenu attribué aux membres d'une famille souveraine, de certains fonctionnaires : Napoléon i*r pourvut ses sénateurs d importantes dotations.

DOTER (té) v. t. (lat. dotare). Donner une dot â: doter richement sa fille. Assigner un revenu â une communauté. Fig. Favoriser, douer : la nature l'a bien doté.

DÔUAIHE (é-re) n. m. (lat. pop. dotarium). Biens assurés à la femme par le mari, en cas de survie.

DOU Al HIER (é-ri-é) n. m. Enfant qui n’a que le douaire de sa mèie, parce qu'il a renoncé à la succession paternelle. Adj. : enfant dovairier.

DOUAIRIÈRE (dou-é) n. f. Veuve qui jouit d'un douaire. Veuve de qualité. Adj. : reine douairière.

DOUANE n. f. (ar. diouan).

Administration qui perçoit les droits imposés sur les marchandises exportées ou importées. Ces droits : produits qui ne payent pat de douane. Siège de cetté administration : entrer à la douane.

DOUANIER (ni-é)n.m Commis de ladouaue : les douaniers sont organisés militairement.

DOUANIER (nié), ÈRE adj. Qui concerne la douane.

Union douanière, ensemble de conventions commerciales entre deux ou plusieurs F.lats, pour l'importation et l'exportation des produits agricoles et industriels : l’union douanière germanique, ou Zollverein, préluda à l'unification de l'Allemagne.

DOUAR n. m. (mot arabe). Agglomération de lentes arabes, disposées avec régularité.

DOUBLAGE n m. Action de doubler : le dou¬

blage d'une étoffe. Jonction et égalisation de plusieurs rubans de textiles pendant l'étirage. Mar. Revêtement métallique d'un navire. Enregistrement de paroles traduisant celles d'un film étranger. Résidence forcée au bagne d'un forçat après expiration de sa peine.

DOUBLE adj. (lat. duplus). Qui vaut, pèse, contient deux fois la chose : une sentinelle double. Su-

Ëérleur par la qualité ou la force : bière double. Fig. 'isslmulé, qui a de la duplicité : âme double . fleur

DOÜ

DOÜ

double, qui a plu* de pétales qu A létal naturel : les fie un double* sont souvent stériles. Double emploi, tomme, article porté deux fois dans un compte, dans une énumération. Comptabilité en partie double. y. comptarimtk. Double sent, qui a deux lignification* : les oracles de l'antiquité étaient souvent à double sens. N. m. Chose qui vaut une fois autant : payer le double. Reproduction, copie : le double d’un acte. Autre échantillon d'un objet. Adv. Voir double, voir deux choses où il n'y en a qu'une An double, loc. adv. Beaucoup plus : je te le rendrai au double.

DOUBLÉ n. m. Orfèvrerie recouverte d’une simple plaque de métal précieux : doublé d'or ; doublé d argent. Jeux. Au billard, coup qui consiste k tou cher la bande avant U'atieindrc la billo. Manèg. V.

OOURLER.

DOtiBLltAll {bld) n. m. Solive d’un plancher, plus forte quo les autres. (V. arc-doudleau.)

DOint.F.MF. vr (man) n. m. Action de doubler Milit. Action d'intcrcalcr les hommes des flics paires entre les hommes de» files impaires.

DOI BLEMEXT (inan) adv. Pour deux raisons, en deux maniérés.

DOUBLER (bli\ y. t. Porter au double : doubler la ration. Mettie en double : doubler du fil Garnir d une doublure : doubler un vêlement. Doubler le pat, marcher plus vite. Doubler une classe, la recommencer. Mar. Doubler un cap, le franchir. V. 1. Devenir double.

•OtRLEH (blé} ou DOUBLÉ n. m. Mantg. Action de faire deux k droite ou deux k gauche, reliés par une ligne droite conduisant perpendiculairement d'une piste à l'antre.

DOUBLET (blé) n. m. Pierre fausse obtenue en fixant un corps coloré derrière un morceau de cristal Même point amené par chaque dé au trictrac Mol qui a la même étymologie qu'un autre mot delà même langue : saereaest et «crânent, dérivés du lat. saernmentum, sont des doublets.

DOUBLKTTE ( bli-te ) n. f. Jeu d’orgue aigu. DOUBLEUR, eume {eu-ze] n. Qui double la soie, la laine, etc., sur le rouet.

DOUBLIKR (Mi-é)n.m. Râtelier double de bergerie. Arc Mol. Grande nappe.

■ OURLOIV

n. m. Réunion — r'"

de deux lame. Douhher.

de métal laminées ensemble. Typogr. Faute typographique résultant d’une répétition.

DOUBLOX n. m. (csp. doblon). Monnaio d’or espagnole.

DOUBLURE n. f. Etoffe dont un vêtement est doublé. Accompagnement ordinaire ou obligé. Acteur qui remplace le chef d’emploi.

DOUUE-AMBHE n. f. Solancc à fleurs violettes et k baies rouges, employée en médccinccomtne dépurative. Pi. des douces-amères.

DOUCEÂTRE OU DOUÇÂTRE adj. De saveur fade. Hg. Qui a une expression doucereuse.

DO UC EM EXT (seman) adv. D’une manière douce, avec bonté : il

faut parler doucement aux enfants. Frapper doucement, faiblement. Marcher doucement, lentement. Se porter tout doucement, assez bien, médiocrement bien. Interj. pour engager k la modération : doucement / mon ami. ANT . Brusquement , traysaant, vite.

MCCBRRK8EBE.Tr ( se-man ) adv. D’une manière doucereuse.

DOUCEREUX, EURE fie-reû, eu-ze) adj. D une douceur fade : faneur doucereuse, Fig. D une douceur affectée : air doucereux.

Ikmce-smére.

DOIM ET, BTTE (»é, é-te) adj. et in. Diminutif dé doux N. f. Nom vulgaire de la mâche.

DOUCETTEMEXT (sé-le-man) adv. Fam. Tout doucement.

DOUCEUR n. f. Qunlité de ec qui est doux : la douceur du sucre, de la voix. Mansuétude. Indulgence, bienveillance : traitez les animaux avec douceur. Tranquillité. PI. Friandises. Propos galants. Ant. Arreté, acrimonie, amertume i brutalité.

DOICHE n. f. (ital. dnccia ). Jet d’eau dirigé sur le corps comme moyen

ciiratifou hygiénique -.douche froide, chaude ; douche en jet, en pluie, etc. Fig.

Tout ce qui calme une exaltation. Réprimande, désappointement : recevoir une douche.

DOUCHER ( ché ) y. t.

Donner une douche.

DO LOUEUR, EURE (eu- ce) n. Qui administre des douches.

DOUUIX ou DOUÇAIX (fin) n. m. Pommier snuvage.cmployécommc portegreffe.

DOUCIXE n. f. Moulure concave par le haut et convexe par le bas :

doucine droite renversée.

(VT moulures.) Rabot do menuisier servant k faire ces moulures.

DOPtiRv. t. Polir uno glace, un métal.

DOUCIMMACE (si-sa-je) n. m. Action de doucir.

DOt ELLE ( dou -t- le) n. f. (de douve). Parement intérieur ou extéilcur d'un de tonneau.

Douche en pluie, voussoir. Petite douve

\uuu-t) y^ I. (iat. doiare). Assigner un uovaire Av&alager, favoriser : la nature avait doué Alcibiade des plus brillantes quotités.

DOUILLE (dou. U mil.) n. f. (lat. ductile) Partie creuse d un instrument dans laquelle est adapta le manche. Cylindre creux qui enveloppe la cartouche DOUILLET, BTTE (dou. // mil., é. è-te) adj. Doux mollet: lit douillet. Fig. Délicat: enfant douillet N. : faire le douillet. Ant Dur, insensible.

DOUILLETTE (dou. U mil., é-te) n. f. Robe de soie ouatée d enfant, d’ecclésiastique, etc.

DOUILLETTEMENT (dou, U mll .é-fe man) adv. Dune manière douillette.

BOULEUR n- ^ (l-R- dolor). Souffrance du corps, de 1 esprit ou du cœur : les stoïciens refusaient de coir un mal dans ta douleur. Spécialem. au pl. Rhumatismes, névralgies : aeoir des douleurs DOULOUREUMEMEXT (se-man) adv. Avec douleur.

DOULOUREUX, EUHE (rert, eu-ze) adj. Qui cause de la douleur : le mat de dent est très douloureux . Marque de la douleur : cri douloureux.

DOUM n. m. Palmier d'Egypte et d'Arabie : le doum sert i fixer les sables du disert.

DOURO n. m. Monnaie espagnole de 5 pesetas

DOUTE n. m. (subst. verb. de douter). Incertitude, irrésolution. Soupçon, crainte ; avoir ciet doutes sur quelqu'un. Scepticisme : le doute méthodique de Descartes est le point de départ de sa philosophie. Mettre, révoquer en doute, contester la certitude de. Bans dont., loc. adv. Assurément. Ant. Conviction, croyance, fol, persuasion.

DOUTER ( té ) y. i. (lat. dubitare). Etre dam l’incertitude sur la réalité, etc., de : je doute qu'il accepte. (Quand douter est accompagné d’une négation. le verbe complément, précédé de que, prend aussi la négation : je ne doute pas qu’il n'accepte.) Ne pas avoir confiance en : je aoute de sa parole. Ne douter de rien, avoir une audace aveugle. S* douter v. pr. Soupçonner. Ant. Croire.

DOUTEUR, EURE (eu-ze) adj. et n. Celui ou celle qui doute. (Peu us.)

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