‹ Petit larousse illustréChapitre 395 sur 1236 · MAISON · texte numérisé non relu

MAISON

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(Voir: UAMT4TION, CllmiU. CUkUINf.lt. KkNKTRK, etc.)

armée. im armes » la main. Coup rte ma'.n, entreprise hardie. (V, aussi coup.) Chose faite de main de maître, avec habileté. En un tour de main, en un Instant. De longue main, depuis longtemps. Faire une main (au jeu), faire une levée. Main chaude. espèce de jeu de mains. Main de papier, 25 feuilles, En parlant de mariage : aspirer à la main d'une jeune fille ; lui demander sa main. Techn. Outil coudé en crochet pour soulever les fardeaux. Main courante, registre appelé également brouillard. Main courante ou coulante, partie d'une rampe d'escalier sur laquelle s’appuie la main. (V. la planche maison.) Main de jurtice, main d’ivoire aux doigts levés,

filacée à l’extrémité du bâton royal, symbole de la ustice royale. Main de puits, anneau A ressort, dans equel on nasse l’anse d'un seau à puits. ■AlK-DTECiVRB (deu-vre) n. f. Travail de l'ouvrier dans la confection d’un ouvrage. Prix payé pour le travail d un ouvrage quelconque : payer une main-d? œuvre ilevie. PI. des mains-d'œuvre.

■AIN-FORTE n. f. Assistance donnée à quelqu'un et. surtout, à l'autorité : prêter main-forte.

MAITLBVE B ( min-le-vt ) n. f. Acte qui fait ces: ser les effets d'une saisie, d une opposition : donner mainlevée de...

MAUNMISB (min-mi-Me) n. f. Saisie. Affranchissement : la mainmise d'un serf. (S'emploie quelqucf. aujourd'hui pour saisii.)

■AINHOHTABLE (min) adj. Qui peut tomber en mainmorte : certains serfs étaient mainmortables. Dont les biens sont inaliénables et, partant, soustraits aux droits de mutation : communauté mainmortable.

maixmohtB (min) n. f. Etat des vassaux qui étaient privés de la faculté de disposer de leurs biens s’ils n'avaient pas d’enfants. État des biens Inaliénables, comme les biens des communautés religieuses, des hôpitaux, etc., et qui sont soumis â une taxe spéciale dite de mainmorte, destinée à tenir lieu de droits de mutation.

MAÏA'OTE (ma i) adj et n. Du Maine ou Magne (dans le Péloponnèse méridional)

MA1IVT (min). E adj. Plusieurs, un grand nombre de : maintes fois ; a maintes reprises. Plus d'un (s'emploie au sjng. dans ce sens) • enjambant maint ruisseau, traversant mainte ruelle.

MAUNTEXaiwce (min) n. f. Action de maintenir; de confirmer dans une possession. (Vx.)

NiAl!NTKNf AINT ( min-te-nan ) adv. (de main, et tenant). A présent. Maintenant que, loc. conj. En ce moment où

haiNTE.aei’h (min) n. m. Celui qui maintient. (Peu us.) Dignitaire des Jeux floraux de Toulouse.

MAIINTEINih (min) v. t. (de main, ettenir. — So conj. comme tenir.) Tenir flxe, en état de stabilité : cette barre de fer maintient la charpente. Fig. Conserver dans le mémo état : maintenir les lois; maintenir quelqu'un en place. Afflrmer : je maintiens que... »« maintenir v. pr. Rester dans le même état, la même position, les mêmes dispositions d'esprit : se maintenir en bonne santé. AdsoI. : malade qui se maintient.

MAINTENUE ( min-te-nû ) n. f. Dr. Confirmation,

§ar jugement, dans la possession d un bien ou d'un roit litigieux. (Peu us.)

MAINTIEN ( min-ti-in ) n. m. Conservation : le maintien des lois. Contenance, attitude : maintien modeste. Perdre son maintien, être déconcerté. MAIN-TIERCE n. f. Mar. V. oarocdoir.

M AÏOLIQt E n. f. V. M AJOLIQUE.

U AIRE (mé-rr) n. m. (du lal. major, plus grand). Premier officier municipal dune commune et. à Paris, d’un arrondissement : les maires des communes sont élus par le conseil municipal. Maire du palais, ministre qui gouvernait sous le nom des rois mérovingiens. (V. Part, hist.)

MAIRESSE (mè-ré-.te)n. f. Femme d'un maire. MAIRIE (mi-rl) n. f. Maison où sont les bureaux du maire : les mariages se célèbrent à la mairie.

MAIS (mi) conj. (du lat. magis, plus). Sert A marquer l'opposition ou la différence entre deux idées ; la restriction, une objection, la surprise, une simple transition, etc. Adv. Plus (vieilli en ce sens) : il nets peut mais. N. m. : Je ne veux pas de vos male. MAÏS (ma iss) n. m (osp ma fjV Genre de graml-

Mals.

nacres appelées aussi blé de Turquie, turquet, etc., et dont les grains sont comestibles le mais se sème en avril.

MA isos ( mi- son ) n. f. (lat.

mansio ; de manere, rester).

Edifice, logement oU l'on habite : rentrer dans sa maison.

Meubles, ménage. Ensemble des affaires domestiques : bien gouverner sa maison. Personnes qui vivent ensemble. Personnel attaché an service d'une famille : une nombreuse maison. Descendance, race : maison souveraine. Maison de Dieu, du Seigneur, église, temple. Matson religieuse, 'couvent. Maison de ville, maison commune. Maison d'arrêt, prison. Maison de santé, établissement privé où l'on traita les maladies moyennant rétribution. Maison de campagne, maison que l'on habite l'été. Maison mortuaire, maison où quelqu’un eit mort et d'où part l’enterrement. Maison militaire, troapes attachées A la personne d'un chef d'Etat : la maison militaire du président de la République. A la maison, chei soL Garder la maison, ne pas sortir. Faire maison nette, renvoyer tous ses domestiques, tes employés. Faire maison neuve, remplacer ses domestiques, ses employés. Petites-Maison*, v. A son ordre alph.

■AISONNÉE (mè-za-né) n. f. Pop. Ensemble des gens d’une famille vivant dans la même maison.

MA 1SONN BTTB (mè-zo-nè-te) n. f. Petite maison.

MAlBTRAlfCEfmês-lran-se; n. f. (de maistre). Ensemble des sous-officlers de la flotte, contremaîtres et maîtres des arsenaux : école de maistrance.

MAtTRB (mi-tre) n. m. (lat. magister ; de major. plut grand). Celui qui commande, gouverne. Celui qui a des serviteurs, des ouvriers, des esclaves : travailler tous l'œil du maître. Paov. .- Sois ■naître* font le* bon* valet*, pour être bien servi, il faut bien traiter les personnes qui nous servent! Propriétaire : le maître de la maison. Celui qui enseigne : suivre les leçons d'un savant maître. Personne d'un savoir, d'un art supérieur : s’inspirer des maîtres. Titre donné aux gens de robe (avocats, avoués, notaires) : maflre un tel ; par-devant maître X... ; aux personnes revêtues de certaines charges: maître des requêtes. Titre que prenait autrefois un ouvrier reçu dans un corps de métier. AuJ., artisan qui emploie de» ouvriers, qui fait des entreprise*. Passer maflre. obtenir le titre de maître et, au fig . être très habile dans une chose. Personne qui use A son gré de ses facultés, de ses organes : maflre de sa voix. Qui a de l'empire sur son âme : maître de ses passions. Qui a la faculté de faire quelque chose : maître de choisir sa rarriire. Maître de chapelle, chargé de diriger le chant dans une église. Maître de ballet, artiste qui. dans un théâtre, a la responsabilité de tout ce qui a rapporté la danse. Maître d'armes, celui qui enseigne l'escrime. Maître dhdtel, officier, ou domestique en chef, d'une grande" maison, qui préside au service de table. Maître d'école, instituteur primaire. Maître d étude, celui

âui est chargé de surveiller les élèves. Grand maître e rUniv-rstté. ministre de l'instruction publique, en France. Petit m»ttre, v. A son ordre alph. Adjectiv. Habile, énergique, puissant : un maître homme. Premier : le mattre'clerc. Principal : le maflre autel. (V. maître-autel.) Loc. adv. A I* maître d'hôtel, manière d'accommoder certains mets. Tel ■Battre, tel valet, les valets copient leurs maîtres. Le temps e*t an grand matti-o, on acquiert, avec le temp», une expérience très instructive.

MAITRE-AUTEL ou MAÎTHF. AUTEL (mé-trdlét) n. m. V. autel. PI. des mal tres-autels ou mattres autels.

MAÎTRESSE (mé-trè-se) M. f. A presque toutes les acceptions de maître. Femme que l'on aime. Petite-maîtresse, v. A son ordre alph. Adjecliv. Maîtresse femme, qui a de la tête, do l'intelligence.

maîtrisable ( mé-tri-sa-bU ) adl. Que l'on peut maîtriser : colère difficilement maîtrisable. Maîtrise (mè-fr»-M) n. f. Autorité de maître.

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(V*.) Possession : il faut toujours gdrder la parfaite maîtrise de soi-méme. Autrefois, qualité de maître, dans certains métiers. Fonction de maître qui enseigne : maîtrise de conf értncee. N toi. Ensemble des contremaîtres et chefs d'équipe. Ecole où l’on forme les enfants de chœur au chant de la musique sacrée. Par ext. L'ensemble de ces enfants eux-mémes. Direction des enfants de chœur d’une église.

MaÎTHIAKH ( mé-tri-sé ) v. t. Gouverner en maître ; faire obéir : maîtriser un cheval emporté. Fig. : maîtriser ses passions. •* maîtriser v. pr. Dompter ses sentiments, tes prêtions.

majesté (jès-t> i) n. f. (lat. majestas ). Grandeur suprême : la majesté divine. Air de grandeur propre a inspirer le respect : Louis XI V avait de t allures pleines de majesté. Titre particulier des empereurs et des rois ten abrégé S. M.). Sa Majesté Tris Chrétienne, le rot de France. Sa Majesté Catholique, le roi d'Espagne.

majestdbddkment (jès-tu-eu-se-man ) adv.

Avec majesté . cortège qui s'avance majestueusement.

MAJESTUEUX, ECSE (jts-tu-eû, eu-tt) adj. Qui a de la majesté : démarche majestueuse.

MA JE! Il, E adj. (du lat. major, plus grand). Plus grand, plus considérable : la majeure partie. Qui a l'âge de la majorité : plie majeure. Fig Important: affaire majeure. Irrésistible : force majeure. Mus. Oamme majeure, r. gammç. Ordre* majeurs, le sousdiaconat. le diaconat et la préirise. N. t. Logiq. Première proposition d'un syllogisme.

MAJOEIQDE ou MAÏOLIÇDE n. f. (de l'italmajolica, de l'Ile de Majorque) Faïence commune italienne du temps de la Renaissance. (L'art de fabrl-

3uer cette poterie aurait été introduit en Italie par es ouvriers arabes ou espagnols des Baléares). MAJO.IO (ongh'j Sorte de Jeu de domino» d'origine chinoise.

MAJOll □. m. (mot lat signif. plus grandi. Officier supérieur, chargé des détails du service et de l'administration du résimenl. Major général, officier général chargé des mêmes fonctions pour toute une armée et. dans la marine, officier chargé de la direction de l’arsenal et de l'entretien de la flotte ar mee. Appellation donnée aux mi-decins militaires.

MAJORAI. n. m Chacun des cinquante membres du consistoire du félibrigc. 1*1. majuraux.

MAJORAT (rai n m. Immeuble inaliénable, attaché à 1a possession d'un titre de noblesse et qui était transmis, avec le titre, au fils ainé d'une famille : Napoléon f»r créa de nombreux majorais.

MAJORATION [si on) n. f. Evaluation d'une chose â un prix au-dessus de sa valeur.

MAJORDOME n. m. (du lat. major, plus grand, et domus, maison). Chef des domestiques d’un souverain. Maître d'hdtel de grande maison. *

MAJORER (ré) v. t. Evaluer une chose au-dessus de sa valeur véritable : majorer une facture.

MAJORITAIRE adj. et n. Se dit d'un système de votation où la majorité absolue l'emporte. Partisan de ce système.

MAJORITÉ n. f. Age où l'on jouit pleinement de ses droits personnels : l'âge de la majorité, en France, est de vingt et un ans; il y a. quant au mariage, une majorité abrégée ■ Le plus grand nombre : ta majorité des hommes pensent ainsi. Parti qui l'emporte par le nombre dans une assemblée délibérante : ministre soutenu par la majorité. M ajon té absolue, nombre de voix au moins égal a la moitié, plus un. Majorité relative, nombre de voix supérieur à celui des suffrages obtenus par chacun des autres concurrents.

MAJORAIT* ikin), E adj. et n. De Majorque.

MAJDSCDEB (jus- /ru le) n. f. et adj. (du lat.

majusculus , un peu plus grand). Se dit des lettres plus grandes que les autres et de forme differente : lettre majuscule.

MARI n. m. Genre de mammifère* lémuriens de taille médiocre, à longue queue, de Madagascar.

Maki.

MAE n. m. (lat. malum). Ce qui est contraire au bien, a l'ordre : mal physique ; mal moral. Affliction, chagrin : compatir aux maux d'autrui. Douleur physique : mal de dents. Dommage, perte, calamité : les maux de la guerre. Ce qui est contraire au devoir, A la vertu : la conscience discerne le bien du mal. Inconvénient : le mat est qu'il s'absente souvent. Peine, travail : on a trop rte mal ici. Opinion défavorable, médisance ou calomnie : dire du mal de quelqu'un. Tourner une chose en mal, lui donner un mauvais sens. La prendre en mal, s'en offenser. Mal de cœur, nausées, if al de mer, malaise qu'éprouvent les personnes qui n'ont point l'habitude de naviguer sur mer. Mal des montagnes, malaise qu'on éprouve dans les lieux très élevés. Mal d'enfant, les douleurs de l'enfantement. Mal du pays, nostalgie. Haut mal ou mal caduc, épilepsie essentielle. Paov. : Aux fraude maux les grande remèdes, il fa ut agir fortement et courageusement contre le* inconvénients graves et dangereux. Ant. Bleu.

MAE, B adj. (lat. malut, mala). Mauvais, funeste. Bon an, mal an, v. as. Bon gré. mal gré, v. oaé.

MAE adv. (lat. mâle).' Autrement qu'il ne convient : écrire mal. Se trouver mal, tomber en défaillance. Prendre mal. trouver mauvais. Etre mal avec quelqu'un, être brouillé avec lui. Etre bien mal. au plus mal, eu danger de mort. Ant. Bleu.

MAEABAHE adj. et n. De Malabar : la côte ma • labare est malsaine.

MALACHITE ( hi-te ) n. f. (gr. malakhités). Carbonate hydraté naturel de cuivre, d'un beau vert velouté, et que l'on peut tailler et polir.

MAEACIB (sf) n. r. (du lat. malaria. faiblesse de l'estomac). Appétit dépravé.

MAEACODERME adj. Zool. Qui a les téguments mous. N. m. pl. Groupe d'insectes coléoptères, a téguments assez mous. S. un malacoderme.

H Al. AC Ol. OUÏE (jt) n. f. Hist. nat. Partie de la xoologie, qui traite des mollusques.

MAEACOPTÉHTC1IBN, BNNE (ji-in , ène) adj. Se dit des poissons â nageoires molles. N. m pl. Ordre de poissons comprenant ceux qui possèdent ce caractère. S. un malacuptirygien. (Syn. thysostomes.)

MAEA COMTR ACÉfl (kos-tra-sé) n. m. pi. Division des crustacés, comprenant ceux à tête soudee au thorax et à abdomen distinct. S. un malacostracé.

MAI.ADE n. et adj. (du lat. male habitus, mal disposéi. Qui éprouve quelque altération dans sa santé : femme malade ; vigne malade. Par ext. Altère, gâté : du vin malade. Qui cit erv fâcheux état : industrie malade. Fig. Altéré dans ses fonctions : imagination malade.

MAI.ADIE (di) n f. (de malade). Altération dans la santé : maladie endémique, épidémique. (S'emploie aussi en parlant des plantes : le phylloxéra ut la plus redoutable des maladies de la vigne.) Etat de ce qui est gâté : maladie du vin. Fig. : les passions sont les maladies de, l ame. Passion, manie : avoir ta maladie des objets d’art. Faire une maladie, la subir : fig. et /dm. Etre très contrarié-

MAI.ADIE, l ve adj. Sujet à être malade : enfant maladif ; tempérament maladif. Ant. Robuste.

MA CAD ITERENT ( man ) adv. D’une maniéré maladive.

MAI.ADKERIE (r f) n. f. (de malade, influence par ladrerie). Hôpital de lepreux, au moyen âge.

MAEADREDSE (drt-se) n. f. Défaut d adresse. Ant. Adresse.

MALADROIT (droi). E adj. et n. Qui manque d'adresse : ouvrier maladroit. Ftg. : démarche maladroite. Ant. Adroit.

MALADROITEMENT (man) adv. D'une manière maladroite : intriguer maladroitement. Ant. Adroitement.

MAI.AGA n. m. Vin. raisin récolté aux environs de Malaga ^Espagne) : boire un verre de malaga.

MAEAG DETTE ou MANICiDETTE ghé-te) n. f. Espece de poivre dit aussi poivre de Guinée.

MALAIHE itè re) adj. Qui a rapport à la joue : l'os malaire détermine le relief de la joue.

MALAIH, B- (lé, i-se) adj. et n. De l'Océanie ou de l'Inde orientale. N. m. La langue malaise. (On dit quelquef. mal xi. aie où aye.)

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