V. Tonkin et carte Indoctiine
Anne, personnage d’un des contes de Perrault, intitulé Barbe-Bleue, et sccur de la dernière femme de ce ernquemltiilne de la légende. Barbe- Bleue s’aperçoit de l’Indiscrétion que ea femme a commise; il lui annonce que sa dernière heure est venue, et ne lui accorde que quelques minutes pour se recommander à Dieu. Ce temps écoulé, 11 lui crie à plusieurs reprises : « Descendez bien vite, ou je vais monter là-haut. » C’est alors que la malheureuse femme, qui a envoyé chercher scs frères, demande à sa sœur, montéo sur le haut d’une tour ;
•e Anne, ma sœur Anne, no vois-tu rien venir? — Non, répond celle-ci. Je ne vols rien que le soleil qui poudroie et l’herbe nul verdoie. *
AA!%K {sainte), épouse do saint Joachim et mère de la Sainte Vierge. Fête le 20 Juillet.
AWTE D’AITniflIE, fille do rhllippc III d’Espagne, femme de Louis XIII, récente pendant la minorité de Louis XIV, son fils. Elle gouverna avec le concours de Mazarln (1601-1666)' ANNE DK BEAUJEC, fille aînée de Louis XI. Elle gouverna, comme récente, avec énergie et habileté, pendant la minorité de Charles VIII, son Jeune frère, et triompha , à Salnt-Aubindu-(.'onnler '(1488) du duc d’Orléans (1460-1522).
ANNE DE DOI.EYN lié»’], reine d’Angleterre, seconde femme de Henri Vllf, qui divorça d’avec Cathcrlno d'Aragon, dont Anne était demoiselle d'honneur. Accusée de trahison et d’adultère, elle Tut décapitée (150 7-1536).
AVNE DK BRETAGNE, fille de François II, duc de Bretagne, née à Nantes, femme de Charles VIII (1491), puis de Louis XII (1499), apporta en dot la Rretagno à la France (1477- 1514).
ANNE DK CldfîVES. flllo du duc Jean III de Clèves, reine d'Angleterre, quatrième femme do Henri VIII, qui l’épousa en 1540, pour divorcer quelques mots après (1515- 1557).
ANNE DK I.IIXKH- ROURG, reine d’Angleterre, m. en 1394 ; fille de l’empereur Charles IV et femme du roi Richard II,
ANNE DK RUSSIE, reine de France, épousa en 1051 le roi Henri I®r; m. après 1075.
ANNK STUART [*t«or], reine d’Angleterre, flllo de Jacques II; elle lutta contre Louis XIV et réunit l’Ecosse à l’Angleterre (1665-1714).
Anneau du Nibelung ({'), drame lyrique en quatre parties (l’Or du Khin, la Walkyrie, Siegfried, et le Crépuscule des dieux) formant autant d’opérss. do Wagner (1870); Teste tétraloglo Inspirée du poème épique les Kibelungen, .
Anne de Beaujeu.
Anne de Bretagne.
ANNKRAIT (Claude <P). maréchal et amiral de France. Il défendit avec succès Turin contre Charles- Qulnt; m. en 1552.
ANNECY, ch.-l. du dép. de la Haute-Savoie, sur le lac d’Annecy; ch. de f. ; & 622 kll. S.-E. de Paris; 20.289 h. (Anneciens). Evêché. Filatures; électrométallurgie. L’arr. a 8 cant., 117 comm., 78.736 h.
Année littéraire, recueil périodique publié par Fréron contre les philosophes du xvtit» siècle. Cetto feuille, ralliée par Voltaire, renferme de bons articles de critique. Elle Tut continuée par Fréron fils et Geoffroy (1749-1790).
Année terrible (I’), par V. Hugo : poèmes écrits sous l’lmpre3slon des événements de 1870-1871 et où l’on voit se dérouler les pages héroïques ou sinistres de celte partie de notre histoire (1872).
ANNK.lfANBE, ch.-l. de c. (Haute-Savoie),' arr. de Saint-Julien, près de l’Arve; 7.092 h. Ch. de f.
A.nneein, comm. du Pas-de-Calais, arr. de Béthune; 4.029 h.
ANNIRai. ou HANNIBAI,, fameux général carthaginois, fils d’Amilcar Barca. Après avoir pris Sagonie. alliée des Romains, il traversa l’Espngno, le sud do la Gaule, franchit les Alpes nu mont Gcnevre. battit les Romains au Tessin et à la Tréblo (218), à Trnslnicno (217), à Cannes (216). s’empara de Capoue où il passa Fhlvcr; mais, no recevant pas de secours de Carthage, Il dut, après In défaite de son frère Asdruba! au Méiaure (207), repasser en Afrique pour défendre sa patrie men iréo par les Romains. Il fut vaincu à 7,ama par Sciplon l’Africain (202). Après sa défaite, il se réfugia chez Antlochus, roi d’Ephèse, puis chez Pruslas, roi de Rithynfe.
Apprenant que son hôte voulait le livrer aux Romains, 11 se donna la mort avec du poison qu’il portait toujours sur lui dans un anneau (247-183 av. J.-C.). — Annlbal n’avalt que neuf ans lorsque, voyant son père. Illustre Amllcar Barca, aller au temple pour offrir un sacrifice aux dieux et leur demander de lui être favorable pendant la guerre qu 11 allait porter en Espagne, il se Jeta à son cou et le conjura de l’emmener avec lui. Attendri et vaincu par les caresses de son fils, Amllcar le prit entre scs bras et, arrivé dans le temple, il lui fit Jurer une haine éternelle aux Romains. On fait encore allusion : 1<> au cri d’alarme que poussèrent les Romains après la bataille de Cannes • Annibel ad portas! < Annlbal est à nos portes! », cri qu’ils faisaient entendre toutes les fois que le péril était imminent; 2° à ramollissement de son armée dans les délices de Capoue; 3» à ces mots que lui adressa son lieutenant Maharbal après la victoire de Cannes, en lui reprochant de ne pas marcher immédiatement sur Home : « Tu sais vaincre, Annlbal, mais tu no suis pas profiter de la victoire. *
ANNOnoN, île espagnole du golfe de Guinée, dépendant de la Guinée espagnole; 1.200 h.
annseeilein, comm. du Nord, arr. do Lille: 6.190 h. Ch. de f.
Annlbal.
me j, cn.-i. ac c. tAraerno), arr. de Tournon sur la Cance; 15.427 h. (Annoncent) ; ch. do f. Papeteries, soieries, mégisseries, tanneries; colles. Patrie des frères Monlgolfler, de Séguin.
ANNONCIADE, nom de plusieurs ordres religieux Spécialem. ordre religieux de femmes. Institué par Jeanne de France, fille de Louis XI, en 1500.
Annonclade, ordre de chevalerie, le plus élevé de l’Italie actuelle, fondé en 1362 par le duc AmédéoVI de Savoie et placé sous l’invocation de la Vierge.
Annonciation (P), tableau de l’Angelico (Florence) ; — de Léonard do Vinci (Florence) ; — «le Murlllo (Madrid) ; — de Fra Bartolomco (Louvre).
Annone (lat. Annona) . service public qui, dans U Rome ancienne, était chargé d’assurer l'approvisionnement en blé do la ville.
ANNOT, ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. do Digne, sur la Valre, affi. du Var; 992 h.
Annuaire du Bureau des longitudes, publié chaque année par le Bureau des longitudes de Paris
ANN
ANT
depuis 179T «t qui contient, outre le calendrier de l'année, dea observations astronomiques et météorologiques. des articles de statistique, des tables où •ont consignés les résultats usuels de la physique, et aourent des notices sur des faits scientifiques.
ANNt’NSlO [o-noiin] (Oabrlel d’). écrivain italien. auteur de romans : le Triomphe de la Mort, l’Un font de la volupté, les Vierges au* rochers, le feu; de drames, de poésies lyriques (Laud 1). Son
atyle est d'une rare magnlfl-
cence. Il joua pendant la Grande Guerre un rAle glorieux. Né à Pescara (Abruzxes).m. à Oardonel 1863-1938).
Anonymes et Paeudonymes ( Dictionnaire des), par Antoine- Alexandre Barbier (1804-1808); 2* édition en 1822-1827.
ANOR, comm. du Nord, arr.
d'Avesnes; 4.160 h. Ch. de f.
Verrerie, granit, taillanderie.
ANQCBTii. [trt il'] (Louis- Pierre), ecclésiastique francals, né à Paris, auteur d'une médiocre Histoire de France (1723-1808).
ANQtlBTlL^BCPERnONf Abraham-Hyacinthe) , frère du précédent, orientaliste français, né à Paris. On lui doit la première traduction du Zend-Avesla (1731-1805).
'ANS, comm. de Belgique (Liège); 12.000 h. Houille; construction mécanique.
AN8CHAIRK [kèr] (saint). l’ A pitre du Nord, né à Corble; évangélisa la Scandinavie (801-844).
ANSE, ch.-l. de c. (Ilhône), arr. de VlIIefranche, sur l’Axcrgues, afll. de la Saûne; 1.764 h. Ch. de r.
ANSÉGISK, archevêque de Sens, fut ehargé de missions Importantes par Charlemagne et forma le premier recueil de Capitulaires; m. en 833.
D'Annunzlo.
A1S8ÉOI8E, évêque de Troyes, chancelier de France; m. vers 970.
ANSELME (saint), archevêque de Cantorbéry. né à Aoste, théologien célèbre, un des fondateurs de la scolastique (1033-1100). Fête le 21 avril.
ANBGLMK db I.AOIV, théologien scolastique, maître de Guillaume de Champeaux; m. en 1117.
ANMKl.MK (Pierre Gcibodbb. dit le Pire). augustln déchaussé qui a laissé un ouvrage capital : Histoire généalogique et chronologique de la maison de France (1625-1694).
ANNON (George), amiral anglais (1697-1762).
ANSONGO, localité de l’A.-O. F. (Soudan français). sur le Niger; tormlnus de la navigation fluviale du bief Koulllcoro-Ansongo (1.408 klL).
ANMPACH ou ANNBACH [àn’sba’h], v. de Bavière, cap. de la Moyenne-Franconle; 22.000 h.
anhpach-b t VltKATH (Charles-Frédéric. margrave d'). neveu du grand Frédéric; m. en 1806.
ASfgPACH (Elisabeth Craven, mar gratine d'). femme du précédent; elle a laissé des Mémoires intéressants (1750-1828).
ANTAHIKSI. V. Antioche.
A ATA LC ida h [dam], général lacédémonlen. Il conclut avec la Perse un traité honteux par lequel Sparte abandonnait au Grand Roi, pour conserver ton alliance, la plupart des villes grecques de l'Asie Mineure (387 av. J.-C.).
ANTALVA [àn’ialia], anc. Adall» ou Téké, v. de Turquie, port sur 1a Méditerranée, au fond du golfe du même nom; 18.000 h.
ANTAR. guerrier et poète arabe du ti» siècle, héros de l'épopée le Roman d’Antar.
ANTARCTIQUES (ferres). V. polaikes (ferres).
Antéchrist (10, savante étude de critique historique et religieuse, par Renan, où l’on trouve un tableau attachant du règne de Néron (1873). V. CHRISTIANISME.
AirrÉB [fé], géant, fils de Neptune et de la Terre, qu'Hercule étouffa dans ses bras. Le héros, s'étant aperçu dans sa lutte contre le monstre que celul-d reprenait de nouvelles forces chaque fols qu'il touchait la terre, le souleva et parvint ainsi k lui Ôter 1a vie.
AirrésOR, prince trayon, qui aborda en Italie et fonda Padoue (Bnéida).
IPhat. H. Mmmsssl)
ANTÉVOR, sculpteur grec de la fin du vi* s. av. J.-C.; auteur du groupe Haruiodios et Aristogiton.
A VTBQVBRA [in’tékéra], V. d’Espagne (prov. de Malaga) ; 32.000 h. Tissages.
AKTHRiHi (saisi). évêque de Bellay (1105-1178).
ANTHEMION, architecte grec, né k Trallea. bâtit Sainte-Sophie de Constantinople (532-537).
Anthologie grecque, recueil célèbre d’éplgrammes et de poésies légères grecques, compilé par Constantin Céphalas (x* s.) et en dernier lieu par Planude (xiv* s. K ■
Antibes, ch.-l. de e. (Alpes-Maritimes), arr. de Grasse; 26.071 h. (AnfiboU ou A nfipofi tains). Port sur la Méditerranée; ch. de f. Oranges, olives; parfums, fleurs.
ANTICOBTI (lia d') OU de 1* ABSORPTION.
Ile du Canada, à l’entrée du 8a!nt-Laurent; 250 h.
ANTIBR (Benjamin), auteur dramatique français. né à Paris. Il est le principal auteur de Robert Macaire et de l’Auberge des Adrets (1787-1870).
ANTIFER f/èr] (capd’), promontoire de France, dép. de la Seine-Inférieure, près du Havre.
ANTIGOA (lie), une des lies Sous-le-Vent (Antilles).
ANTIGONE, . fille d'Œdipe, soeur d'Etéorle et Polynlce. Elle servit de guide à son père, quand II se fut crevé les yeux, et fut condamnée a mort pour avoir, .malgré la défense du roi Créon, enseveli son frère Polynlce.
Antigone, tragédie de Sophocle, représentée à Athènes l’an 4 40 av. J.-C. Le personnage d’Antigone et les chœurs sont d’une rare beauté ;' — tragédie de Rotrou. Imitée de Sophocle, représentée en 1638; — tragédie d’Alflerl (xvni* s.).
ANTIGONE le Cydope, un des généraux et demi-frère d’Alexandre le Grand; roi de Syrie en 3 06. Il essaya de fonder un empire en Asie, mais fut vaincu et tué à Ipsus (301 av. J.-C.) ; — Antigone Doson, fils de Démétrlus le Beau, roi de Macédoine de 229 à 228 av. J.-C. ; — Antioonb Oona tas, né en 318; (Ils de Démétrlus Poliorcète, roi de Macédoine de 278 à 240 av. J.-C.
ANTIGONE, roi des Juifs de 40 à 37 av. J.-C., le dernier des Macchabées; mis k mort par ordre d’Antoine.
ANTI-LIBAN, chaîne db Syrie, parallèle au Liban, dont elle est séparée par la vallée de la Cœlésyrle.
Antilles [fijr’]. archipel entre PAmérlnue du Nord et celle du Sud, divisé en Grandes et Petites Antilles; env. 9 millions d’h. (Antillais). Les Grandes sont ; Cuba, la Jamaïque. Haïti, Porto-RIco. Parmi les Petites, citons : la Barbade, la Guadeloupe, la Martinique, la Déslrade, Marie-Galante. Tabago, Sainte-Lucie, la Trinité. Saint-Martin, Grenade, etc. On compte souvent les Luraycs ou Uaharaa parmi les Antilles. Les Antilles produisent le sucre, le rhum, le café: elles sont dévastées par de fréquents séismes et des éruptions volcaniques.
ANTILLBB (mer des). située entre les deux Amériques et limitée k l’E. et au N. par les Antilles; nommée aussi mer des Caraïbes.
ANTIN (Louis-Antoine, duc d’), fils du marquis et de la marquise de Montospan. Il passait pour être le type du parfait courtisan (1665-1736).
ANT1NOÉ, v. de l’anc. Egypte (Thébalde), sur le Nil. construite par Adrien. On y a découvert de nombreuses momies.
ANTINOUS [no-ass], jeune Blthynlen d’une grande beauté, esclave puis favori de l’empereur Adrien; est devenu le type de la beauté plastique.
Antlnotts du Belvédère, célèbre statue antique (Vatican) ; belle figure en marbre de Paros.
ANTIOCHE [fiock], en turc AnUkièh, v. de la république de Hatal, qui fut autrefois la florissante résidence des Sélcucldçs, sur l’Oronte ou Nahr el-Asl, tributaire de la Méditerranée, et compta Jusqu’k 500.000 h.; aujourd'hui 40.000 h. (Anfiechéens). Patrie d'Archlas et de saint Jean Chrysostomo. Les musulmans s'en emparèrent en 635, les croisés en 1098. et la ville retomba entre les mains des musulmans en 1268. De nombreux tremblements de terre l'ont dévastée.
Antioche (per fuis d’), détroit entre l'tle d’Oléron et Plie de RA
ANT
ANT
ANTIOCHCS [tuas], nom de treize rois de Syrlo. dont les plus fameux sont : Antiochus Ier( dit 86ter (Sauveur ) , fils do Séloucus 1er. roi de Syrie de 281 à 261 av. J.-C.; — Antiochus II, Théo» (Dieu), roi de Syrie de 201 4 246 uv. J.-C. — An- Tiocnn» III, le Grand, roi de Syrie do 223 à 186 av. J.-C., vainquit les Egyptiens et les Parthes, mal* fut vaincu par les Romains; — Antiochus IV, Kpiphahe (Illustre), roi de Syrie de 175 à 164 av. J.-C., persécuta les Juifs et mourut dans des accès de frénésie; — Antiochus V, F.upator (né d’un Ion père), roi de Syrie do 164 à 162 av. J.-C.
ANTIOPE [fi], sœur de la reine des Amnzonos Hlppolyte, qui fut vaincue par Hercule; elle épousa Thésée et en eut un fils, Hlppolyte. — Fille do Nycteus, roi de Thèbes ; séduite pendant son sommeil par Jupiter sous les traits d’un satyre (Mvtk. ).
Antiope ou le Sommeil d’Antiope, chef-d’œuvro du Corrège, au Louvre; modelé admirable, harmonie exquise de la couleur.
ANTiOQt'lA, dép. de Colombie; cap. Medellin.
Avril»» Tl' R [tir], général macédonien, lieutenant d'Alexandre, gouverna la Macédoine pendant l’absence d'Alexandre le Grand et vainquit à Crannon les Athéniens révoltés, après la mort du conquérant (3D7-317 av. J.-C.) ; — Antipatkr, petitfils du précédont, roi de Macédoine de29Gà 294.
AATII'IMAR. auteur comique grec, de la comédie moyenne, né a Rhodes, m. en 306. Ses œuvres sont perdues.
Avnrmi.F, pelntro grec, contemporain d’Apclle, de Philippe et d'Alexandre (iv« s. av. J.-C.)
ANTinnnN, orateur athénien (4 73-4 1 1 av. J.-C.). Dévoué au parti aristocratique, 11 fut condamné à boire la clgué.
Antiquaire (P), roman do Walter Scott, remarquable peinture de mœurs et de caractères (1816K
Antiquité expliquée U’), vaste ouvrage d'érudition, par le P. de Montfaucon (1725).
Antiquité* grecques et romaines (Dictionnaire des) important ouvrage d'érudition, sous la direction do Damnbcrg et Saglio (1877-1319).
Antiquités Judaïques, histoire (en grec) du peuple juif depuis la création du monde Jusqu’à la 12* année du règne de Néron, par Josèphc; ouvrage d'un grand Intérêt historique.
Antiquités romaines, ouvrago de Denys d'Hallcamassc, renfermant, dans un style un peu prolixe, des renseignements précieux (l’an 8 av. J.-C.).
ANTIntiiêne, philosophe grec, né à Athènes, dlxciplo de Socrate, chef de l’école cynique et maître de Dlogcne (444-365 av. J.-C.). 11 faisait consister le souverain bien dans la vertu, qu’il plaçait dans le mépris des richesses, des grandours et do la volupté : c’cst lui qui. le premier, prit lu besace et le bâton du mendiant comme symbole de la philosophie. Socrate lui dit un Jour : « O Antlsthèno, J’aperçois ton orgueil à travers les trous do ton manteau ! »
ANTI-TAIRVN ffn-russ], chaîne de montagnes qui forme le talus sud-oriental de l’Asie Mineure.
ANTIHIM fsfom’], ancienne v. du Latium, où se réfugia, dit-on. Coriolan exilé. Patrie de Caligulu et do Néron, (nab. Antintcs.)
A ATI VA Kl, v. de Yougoslavie (Monténégro), près do l’embouchure do la Bojana, émissaire du lac de Scutarl;
A N T O F A CS A 81 T A fan’], port du N. du Chili; 53.000h.
Entrepôt pour le transit do la Bolivie.
ANTOINE (Marc), ami do César; organisa avec Octave et Léplde le deuxième triumvirat (43) et battit Brutus et Casslus à Philippe* en 43; Marc Antoine, ayant reçu en partage l'Orient, subjugué par la reine d’Egypte Cléopâtre, il se brouilla avec Octave et fut vaincu à la bataille navale d’Actlum en 31 ; assiégé dam Alexandrie, 11 se tua (83-30 av. J.-C.).
Antoine et Cléop&tre, tragédie de Shakespeare (1608), évocation romanesque et pittoresque.
ANTOINE (aafnf), célèbre nnarhorète de la Thébaïde; 11 résista à un grand nombre de tentations, quo les légendes ont popularisées (251-356). Fcto le 17 janvier. V. tentation.
Antoine ni; noiimov V. Bourbon,
ANTOINE OE PA DOPE (saint), frère mineur, né & Lisbonne ;• prêcha l’évangile uux Maures d’Afrlquo (1195-1231 ). Fête le 13 Juin.
Antoine de Padoue (Saint), tableau de Murlllo, cathédrale de Séville; — de Rlbéra (Madrid).
ANTOINE DE PAI.EItME. V. I’ANOIIMITA.
ANTOINE (Jacques), architecte, né à Paris. Il exécuta la voûte et lo grand escalier du Palais dq Justice et l’Hôtel des monnaies de la ville de Paris, etc. (1733-1801 ).
ANTOINE (André), acteur et directeur de théâtre français, né à Limoges en 1857. Fondateur du Théâtre libre en 1887.
ANTOING, v. de Belgique (Halnaut) ; 4.500 h. Chaux, ciments.
ANTOMMARCHI (C. -François) , né en Corse. Dernier médecin de Napoléon à Sainte-Hélène (1780-1838).
ANTONEl.l.E (marquis d’) , révolutionnaire français. Il présida les procès de Marie-Antoinette et des girondins (1747-1817).
ANTON ELI, I (Jacques), cardinal Italien, né à Sonnlno, premier ministre du pape Pie 1X( 1 806-1 876).
ANTONEEtO de Messine, peintre Italien* né à Messine, un des premiers à employer la peinture à l’huile en Italie. Auteur du Condottiere (Louvre) et de nombreux portraits (vers 1430-1479).
ANTONIN l.E PIEUX, empereur romain, fils adoptif et successeur d’Adrien, né en 86; 11 régna avec modération et Justice do 138 à 161.
Antonin (Itinéraire d'). Important travail géographique anclon. dont on Ignore la date de publication. C’est une énumération des lieux do l'empire romain et de leurs distances.
ANTONINE, femme de Bélisaire, favorite do Théodora, fameuse par le dérèglement de sa conduite.
ANTONINN (fes), nom donné à sept empereurs romains (Nerva, Trafan, Adrien, Antonin. Marc- Aurflc, Vf rus. Commode) qui régnèrent do 96 à 192.
ANTONV, romm. de la Selno; arr. do Sceaux; 17.645 h. (Antoniens) . Ch. de f.
Antony, drame romnntlquo d'AIcxandro Dumas' père (1831), glorification de la passion niclancollquo et fatale.
ANTRAIGDES, ch.-I. do c. (Ardèche), arr. do Privas, sur la Volanc; 812 h. Eaux minérales.
ANTRAIN, ch.-l. do c. (Illo-ct-Yllnlno), arr. do Fougères, sur le Couesnon; 1.383 h. Ch. de f.
ANTRDH fdn’frim’], comté de l’Irlando du N. (Ulster). Ch.-l. Belfast.
ANTWERPEN [fouèr], nom flamand d’Anvers.
ANliBiH [Mas], dieu de l'anclenno Egypte, figuré avec le corps d’un hommo et la tête d’un chacal.
ANVERM [cèr ou rèrss], en flam. Antwcrpen. place forte cl ville de Belgique, ch. -lieu de la prov. homonyme, port très actif sur l’Escaut, l'un 'des premiers du monde; 300.000 h. (430.000 avec ses faubourgs) [Anversois].
Commerce considérable. Tailleries de diamants, constructions métalliques, mécaniques, électriques, matières grasses, produits chimiques. Patrie de Van Dyck, des deux Ténlers. do Snyden, Jordaens, Edellnck. Les Français s’en emparèrent en 1746 et en 1792; Bernadette y repoussa les Anglais er) 1809; Carnot la défendit glorieusement en 1814. En 1832, les Français, commandés par le maréchal Gérard, s’emparèrent de la citadelle d’Anvers, occupée par les Hollandais. La ville fut assiégée par les Allemands au début de la Grande Guerre (oct. 1914). — La prov. a 1,017.000 h.
Anvers (le Siège de la citadelle d’). tableau d’Horace Vernet (Versailles).
ANVll.l.E (Jcan-Baptlsto BnuRnuinNON d’), géographe français, né à Paris (1697-1782).
ANYTOS [foss], citoyen d’Athènes, le principal accusateur de Socrate, arec Mélllos et Lycon.
ANXiN,v. du dép. du Nord, arr. de Valenciennes, aur l'Escaut; 16.090 h. (Aneinoïs). Riches houillères; constructions métalliques, chaudronnerie.
AOD ou EHOUD, l’un des Juges d'Israël.
A. -O. r., abr. de Afrique-Occidentale française. aontk, ». d'Italie (Piémont), dans le Val d'Aoste, formé par la Dorla Balte»,, affl. du Pô; J5 000 h. IV aldotains) . On y parle français.
AOltDH, en angl. Oudh [ a-oud’ ], anc. royaume de l'Inde, berceau des Aryens; auj. section des ProT.-linlcs d'Agra-et-Aoudh. Cap. Lucknow. AOUELI.IMIDEN [é«], V. ToüARBG.
Août 1789 {Nuit du *), nuit pendant laquelle 1 Assemblée constituante abolit les privilèges féodaux.
Août 1792 ( Journée du 10). Insurrection parisienne. qui eut pour résultats la constitution d'une commune, l'emprisonnement de Lxuils XVI et la chute de la royauté.
APACIIES, Peaux-Rouges chasseufs, errant a l’O. des Etats-Unis et au N. du Mexique, célèbres par leur prudence et leurs ruses de guerre. APALACHES. V. ALLBQHANYR.
APCHÉRON [eèé], péninsule et cap de la mer Caspienne, à l’E. du Caucase. Naphte. pétrole.
APEI.DOORN, ». des Pays-Bas, Gueldrc ; 67.000h. Papier, machines. Résidence d’été de la reine.
A PEEI. R, le plus Illustre des peintres grecs. Il naquit à Ephèse et vécut à la cour d'Alexandre le Grand, dont II fit le portrait <iv* s. av. J.-C.). Apelle exposait quelquefois ses tableaux en public, et se cachait derrière la toile pour entendre les réflexions de chacun. Un Jour, un cordonnier trouva à redlro à la sandale d'un personnage; Apelle corrigea le défaut. Le lendemain, le même ouvrier s'avisa d'étendre ses critiques â d'autres parties du tableau; l'artiste sortit aussitôt de sa cachette et lui dit : « Cordonnier, tlens-t’en à la chaussure. * Buter, ne tupra erepidam. (V. Part, rose.)
APENNINS, chaîne de montagnes calcaires, sèches, boisées, qui parcourt toute la longueur de l’Italie; onvlr. 1 300 kll. de long. ; 1.200à2.000 m. d'alt. moyenne. Pâturages. Carrières de marbre.
APEit lèr) (Marcus). Gaulois de naissance, un des meilleurs orateurs latins du i*r siècle.
Aphorismes d'Hippocrate, traité de médecine par préceptes, où chaque ligne est un fait clairement et sobrement exprimé. Style simple et nerveux, péchant quelquefois par excès de concision (v* s. av. J.-C.).
Aphorismes de l’école de Salerne, célèbre poème didactique, attribué à Jean de Milan (xi* s.); 11 résume toute la pratique hygiénique et médicale du moyen âge.
Aphorismes sur la sagesse dans la vie, ouvrage philosophique de Schopenhauer. Après avoir étudié les trois fcondltlons qui différencient le sort des hommes (ce qu’on est. ce qu'on a, ce qu’on représente), l’auteur place tous nos maux dans la volonté et tout le bonheur dans l'Intelligence (1 851 ). APHRODITE, nom grec de Vénus.
APICIUS r *!«**]. célèbre gastronome du temps d’Auguste et de Tibère.
apis [<*»] ou mieux HAPI, boeuf sacré, que les anciens Egyptiens considéraient comme l’expression la plus complète de la divinité sous la forme animale, et qui procédait à la fols d’Oslrls et de Phtah. Il devait avoir certains signes ou taches : sur le front une tache blanche en forme de croissant, sur le dos la figure d'un vautour ou d'un algie, sous la langue l’Image d’un scarabée. Au bout d’un certain temps, les prêtres le Bœuf Apis noyaient dans une fontaine consacrée au Soleil, et sa momie était l’objet d’un culte.
Apocalypse (mot gree qui signifie révélation). dernier livre du Nouveau Testament, symbolique et mystique, fort obscur, mais éclatant do poésie; ouvrage de saint Jean l'Evangéliste, écrit dans l’ile de Pathmos, sous le règne de Domitlen. Il se compose
de sept visions. C’est l'avenir de la religion chrétienne, son triomphe Anal après le règne de l'Anféchrist, que saint Jean prétend nous révéler. — Le mot Apocalypse est resté comme synonyme d'allégorie obscure, prêtant à des commentaires sans fin. La bite de l’ Apocalypse est une sorte de monstre symbolique qui Joue un grand rôle dans le livre de saint Jean, et l’on dit familièrement cheval de l’Apocalypse pour désigner un mauvais cheval.
Apocalypse ( Scènes de V). série de quinze estampes, par Albert Durer; sentiment profond du mysticisme apocalyptique (1498).
APOtBA, v. d’Allemagne (Thurlnge) ; 26.000 h. Manufactures de laine.
APOLLINAIRE, nom do deux grammairiens et rhéteurs grecs chrétiens Ju iv* siècle. Us composèrent divers ouvrages en vers ou en prose, pour remplacer les livres païens dont l’empereur Julien avait interdit l’enseignement aux chrétiens.
APOLLINAIRE. V. SiDOINK.
APOLLINE (M(nfe). vierge et martyre d’Alexandrie (249). Fête le 9 février.
APOLLODORE, peintre athénien, le premier qui ait donné du relief aux figures (405 av. J.-C.).
APOLLODORE, grammairien d'Athènes puis de Pergame (il* s. av. J.-C.), auquel on a attribué (à tort) la Bibliothèque renfermant l’histoire des dieux et des héros. •
A POLI. O DORE DE DAMAS. célèbre architecte, qui fit construire à Rome le Forum de Trajan, la basilique Ulpienne (60-125).
APOLLON, dieu grec et romain de la lumière, des arts et de la divination, nommé aussi Phébus. Il était fils de Jupiter et de Latone, frère Jumeau do Diane et né dans Plie de Délos. Il avait & Delphes un sanctuaire et un oracle fameux. On célébrait tous les r ans en son honneur les feux apollinaires. On fait de fréquentes allusions è différents épisodes do sa vie : 1« d son exil chez Admète, roi de Thessalle, où 11 fut. réduit à garder les troupeaux et où 11 pollça les bergers (Jupiter l’avait exilé parce qu'il avait tué les Cyclopes â coups de flèch es) ; 2 ° au satyre Marsyas, Apollon.
qu’il écorcha vif. pour avoir
osé lui disputer le prix de la musique; 3° au roi Midas, auquel 11 fit pousser des oreilles d'inc, parce qu'U avait préféré la flûte de Pan à sa lyre, etc.
Apollon an cygne (P), statue antique, musée des Etudes ; une des plus belles statues d'Apollon.
Apollon du Belvédère (P), statue antique (Vatican) i laquelle on fait souvent allusion comme au type de la beauté plastique.
Apollon vainqueur du serpent Python, plafond d'Eug. Delacroix, galerie d'Apollon(Louvre) [1851].
APOLI.ONIA, v. anc, de l’Ulyrie (Albanie), à l’embouchure de l’Aoûs ou Voioutsa, centre Intellectuel réputé à l’époque gréco-romaine.
APOLLONIUS DE RHODEN, poète et grammairien d’Alexandrlo, auteur érudit, éloquent et Ingénieux, des Argonautiques (m* s. av. J.-C.).
APOLLONIUS DR PEHUA, célèbre géomètre grec d’Alexandrie (fin du ni* s. av. J.-C.).
APOLLONIUS DE TRALl.EN, sculpteur grec, auteur du Taureau Farncse (190 av. J.-C.).
APOLLONIUS de TYANE, philosophe et thaumaturge pythagoricien. Phllostrate lui attribue de prétendus miracles que les païens mirent en parallèle avec ceux de J.-C.; m. en 97.
Apologétique de Tertulllen, défense vigoureuso du christianisme contre les païens (197)
Apologie de Socrate, ouvrage de Platon, où Socrate se défend avec Ironie contre les Imputations de ses ennemis.
Apôtres (les Quatre), superbes figures des apôtres saint Jean, saint Pierre, saint Marc et saint Paul, peintes de grandeur naturelle par Albert Durer. sur deux panneaux (musée de Munich).
Apôtres (les), volume do critique religieuse, par Renan; fait suite à U Vie de Jésus (1886). V. CHRISTIAN U3CA.