‹ Petit larousse illustréChapitre 955 sur 1236 · JOB · texte numérisé non relu

JOB

JÊB

d'hul cap. de la Palestine sous mandat anglais; env. 115.000 h. (Hlérosolymifes ou Hiérosolymitains). Mur des pleurs Saint-Sépulcre. Mosquée d’Omar. — Dans le stylo mystique, la Jérusalem nouvelle, la Jérusalem céleste, désignent le séjour des élus.

JF.niRAl.KM ( royaume de), fondé en 1099 par les croisés au profit île Godefroy de Bouillon et détruit en 1187 par Saladin.

Jérusalem délivrée (lui. poème épique en vingt chants, par le Tasse (15751 ; ses héros, comme Godefroy de Bouillon, ses héroïnes ( Clorinde , llerminïe, Armide) sont devenus des types, auxquels on fait souvent allusion.

Jésuites ou Compagnie de Jésus, ordre religieux, fondé par Ignace de Loyola en 1534 pour la conversion des hérétiques et le service de 1a religion. Les Jésuites, ordre beaucoup plus militant que contemplatif, ajoutent aux trois vreux monastiques ordinaires le vœu d'obéissance au pape. Très fortement hiérarchisés, ils se partagent en novices, coadjuteurs spirituels, proies, et sont gouvernés par un général. L'ordre devint de bonne heure très puissant. En France, Il eut pour adversaires le parlement et l'Université; mais 11 n’en exerça pas moins sous Louis XIV une Influence considérable. Expulsé du Portugal en 1759, Il le fut de France en 1762. en 1880 et en 1901. Un moment supprimé par Clément XIV en 1773, l’ordre fut rétabli par Pie VII en 1814.

Jésuites (Constitutions des), livre célèbre, rode organique de la Compagnie de Jésus, rédigé par le fondateur de cet ordre. Ignare de Loyola <1540i.

JÉM1N [xu] ou JKMM-rnRl*T, c'est-à-dire le Sauveur, le fils de Dieu d’après les Evangiles, et le Messie prédit par les prophètes; né à Bethléem , en l'an 719 de Ilome. bien que le calcul fait au vi» siècle par le moine Denys et sur lequel repose la chronologie do l'èrc chrétienne ait placé à tort cette paissance en l'an 75 1; m. sur la croix v. 30 de l'ère moderne. Selon les Evangiles, Jésus naquit, dans une crèche, de la Vierge Marie; Il eut pour père adoptif le charpentier Joseph, fut emmené tout enfant en Egypte et. revenu en Judée, passa sa Jeunesse à Nazareth. Il commence à trente ans à prêcher sa doctrine en Galilée, puis à Jérusalem, où il souleva l'hostilité des pharisiens. Trahi par un de ses apôtres. Judas. Il fut déféré à la Justice romaine, représentée par I’onco Pilate; rondatnné à mort, il fut crucifié sur le Calvaire. Enseveli par les saintes femmes, il ressuscita trois jours plus lard, et au bout de quarante jours s'éleva au rlel.

Jéaus (Vie de), par E. Ilenan. Etude historique faite du point de vue rationaliste, à l'exclusion de tout surnaturel (1803).

Jésus au milieu des docteurs, tableau de Paul Véronése; musée de Madrid.

J&siJS, fils de Slrach, auteur d'un des livres de l’Ancien Testament, l 'Ecclésiastique (ni* s. av. J.-C.l.

JK1IIHO ou HAGlitil,, beau-père de Moïse. JKTTK, comm. de Belgique (Brabant); 10.1)00 h. Faubourg de Bruxelles. Briqueterie.

Jeu de la Feulllée, poème dramatique d'Adam de La Halle, représenté à Arras en 1202, où l'auteur se moque des ridicules de ses concitoyen».

JeU de l’amour et du hasard, comédie de Marivaux, en trois actes; une de ses œuvres les plus délicates et les plus fines dans sa vérité (1730).

Jeu de Paume isermmt du), serment que prêtèrent. le 20 juin 1789, les députés du tiers état de ne pa» se séparer avant d'avoir donné une Constitution à la France. Le roi leur ayant Interdit l’accès de la salle des Menus, où Ils délibéraient habituellement. Ils s'étalent transportés dans la salie voisine du Jeu de Paume. C'est le sujet d'un célèbre tableau de David (1792).

Jeu de Robin et Marion, pastorale dramatique d'Adam de La Halle, où la musique profane fait pour la première fois son apparition. Elle est le premier des opéras-comiques français (vers 1283).

Jeu du Trince des Sota. par Gringore. trilogie composée d'une farce, d’une sotie et d’une moralité. et représentée en 1511 devant Louis XII dont l'auteur défendait la politique.

{Pkot. Larousse.)

Jeux floraux, académie toulousaine, qui distribue chaque année des prix de poésie. L'Académie des Jeux Floraux fut fondée par de» troubadours en 1323; on lui donnait alors le nom de Collège de la gaie science. On y distribuait aux meilleures pièces de vers en langue d’oc des prix consistant en différentes fleurs, d'or et d'argent, telles que la violette, l'églantlne. l'amarante; d'où le nom de Jeux floraux. Vers 1500. la tradition veut qu'une dame de Toulouse, Clémence lsaure', célèbre par sa beauté et son esprit, ail donné un nouvel éclat à cette académie. à l'avenir d® laquelle elle aurait consacré une partie de sa fortune. La rrltlnue a détruit cette légende. En tout cas, les Jeux furent réorganisés en 1694 et. à partir de ce moment, le français y fut seul admis. L’Académie des Jeux floraux, supprimée en 1790, fut rétablie en 1806.

JF.I MOVT, comm. du Nord, arr d'Avesnes, sur la Sambre; 6.642 h. Ch. de f., à la frontière de Belgique. Port sur la Sambre. Forges, aciéries, constructions électriques; marbres.

JÉZ4DEL, femme d’Achab, roi d’Israël cl mère d’Athalle, tuée par ordre de Jéhu et dévorée pur des chiens (vm* ». av. J.-C.) [Bible]. C'est elle qui figure si dramatiquement dans le fameux Songe d'Athalie. ue la tragédie de lîaclne .

.I/o mère Jésabel devant moi s’est montrée.

Son ornbie vers mon lit a paru se baisser.

Et moi. le lui tendais les bras pour l'embrossrr ; Mais je n'ai plus trouve qu’un horrible mélange D’os et de rbairs meurtris et troincs dans la longe. Des lambeaux pleins de sang et des membres afhcux Que des chiens dévorants se disputaient entre eux j s h ■ . % x l , en allem. Iglau. v. de Moravie;

JINÉXÈ8. anc. orth. intFAÈs [pr. esp. h imé: ncx’]. cardinal et homme d'Etat espagnol, né à Torre-Laguna (1436-1517) Archevêque de Tolède, nommé grand Inquisiteur, il commença l'affranchissement du trône en opposant les villes aux seigneurs et en donnant aux communes le pouvoir de lever et d'eniretonir des troupes. Il fut un grand homme politique. mais répandit trop de sang.

JITOMIB. v. du N. -O. de l’Ukraine; 77.000 h.

JO % H, neveu et général de David, tué en 1011 av.

J.-C., par ordre de Salomon.

jOK Htz [tir], roi d’Isracl, IX' s. av. J -C.. fils de Jéhu.

JO.MH1Z, roi <lc Juda, détrôné par le pharaon Néchao (vu» s. av. J.-C.). Jtménès.

JO Mil IM fcHim, Un ou Kim'), roi de Juda. frère et successeur du précédent (fin du vil» s. av. J.-C.).

JOtllliM. nom que prit en montant sur le trône, vers 397 av. J.-C., le dernier roi de Juda, Jéchonlas. Nabuchodonosor l'emmena à Rabylone.

JOACHIM (saint), époux de sainte Anne et père de la Vierge Marie. Fêle le 16 août.

JOACHIM de Flore ou de Flore, théologien mystique. né à Ccllco (Calabre) [1132-1202].

JOAD ou JOÏAOAll, grand prêtre des Juifs. Il éleva secrètement le Jeune Joas. soustrait à la fureur d’Athalie. et le fit proclamer roi. C'est le sujet de la tragédie de Racine, Athalie.

JO VA AK (Adolphe), géographe français, né à Dijon. auteur de Ouides très répandus et d'un Dictionnaire des communes de France (1813-1881).

JOtM [fias], fils d'Ochoslas, roi de Juda après 1a mort d'Athalie. C'est PEliacin de Racine. V. Elia-

JOAS, fils et successeur de Joachaz, roi d'Israël (ix» s. av. J.-C.). •

JOATHAN, fils d'09las. roi de Juda de 752 i- 737 av. J.-C.

JOB. personnage biblique, patriarche célèbre par sa piété et sa résignation, (' était un des hommes les plus riches et les plus puissants du pays de Hu«, en Iduroée, et le Seigneur se glorifiait de la vertu

JOO

de «en lervltcjr Job Satan obtint du Tr*sIIaut >1* mettre eetta vertu à réprouve. «•t Job se vil bientôt artablé de maux. de souffrances. «*t privé de tout»-» *rs riches»»». Aisls sur un fumier, tourmenté par sa femme, rallié par «es amis. Il n on continu» pas moins à bénir I» main qui le frappait — Le fumier de Job. sa pauvreté, sa résignation, donnent lieu J «Je fréquente» allusions. .

jiM tNIl. femme de Laïus, roi de Thêhe; ; mire «l'tKdlp*. elle épousa ce dernier »an» savoir qu'il fût uni dis. et elle rn eut Eleocle. Polynlc». Antigone et Isiuéne. Après l'exil d'iEdipe/ elle se pendu de désespoir quand elle apprit le secret île son union.

Jocelyn (fin), grand cl beau poilue de la passion et du sacrifice, confession d'un pauvre curé de village, par A. de Lamartine (1833).

Joeonde (fol. chef- d œuvre de Léonard de Vlm.1 (Louvre), ("est le portrait dr Mono* Llva. frtnmc du Florentin Francesco del Clocundo. Leonard d>- Vlncl y travailla, dit-on. quatre années, sans l'avoir fin I à son gré.

Jocrisse, personnage de nos anciennes farces, qu'on retrouve encore dans les parades des saltim banques. Jocrisse est le niais par eactllenre. crédule et naïf k l'excès

aouci.KT < Julien Bedeau, dit), acteur comique français (vers 1090-1060).

jonn.t.K (Lilennei. poète dramatique français, membre do la Pléiade. Il Ht représenter devant Henri 11. au collège de Boneourt (Ecole polytechnique), la première tragédie régulière de la »<-ne ftatiçalse. CHopitre, cruvre Imitée, trop ser.ilcment. des anciens (1532-1673).

août., un des doux* petits prophi-tes lv» a. av. J -C l.

jsKamer.pniu [fts'i fl. T- de Suède, sur le Ve», ter; 30.000 h. Allumettes.

jw.t r, romm. de Meurthe-et-Moselle, arr. de Rrley; 9.000 h. Aciéries, haut, fourneaux jtiiFRK (Joieph-Jacques-Césalre). maréchal de France, né à investîtes (1832-1931). 11 se dit Ingu» au Tonkln. au Soudan, à Madagascar Général en chef des armée* françaises de 1914 à 1916, Il gagna la |r* bataille de la Marne (sept. 1914).

jomsnKNatHb. ». du

^Transvaal (Tnlon Sud-Africaine I ; 519 000 h. Le plu»

grand district aurifère du inonde (M’ifirafereronrfi.

SAHtSfiSIéBKSti s/iWrvU’J, village de la liroar. de Hesse-Nassau (Pruv- •ei. sur les collines du UhMngau; 1.360 b. Vin renommé.

JOIItSttOT (Alfred), pemtre francati, né à Offenbarh [Tles-eJ Jl'ùO- 1837), — Son frère Ton», Illustrât -ur. né aussi J «ifTrnbarl II a Illustré Don «/ni eh-jllr et le Diable boi.’ctsa (1803-1652).

Jiltlt BILL V Bn L.

jiihssuS [diun'r'n] i Samuel), critique anglais, auteur de la l'ir «fri poètes anploii (17OT-17e4>.

joh sno\ i Andrew i. président de, Etats-Cnls en 18*5. après ]’atia>slnat de Lincoln < 1 HOH- 1 l*7.S i .

JOHORE. un des Elars malais non fédérés; 30'1 000 h Ch. -I Jokare. raoutchouc.

lotu.t V. ch 1 de r 'Yonne*. arr. et i 25 k 11 N O. d'Auxerre sur l'Yonne. 6 671 h. (Jecimena). Ch. de f Vignobles.

JOIMM.l.E, ch I. de r i Haute Marne) ; 3 1762 h. (JointdloUi. Ch de f. tuileau bit! par Claude de Lurratne.

JOIMH.I.E (Jean dei. hl-torten français, consellier de Saint Louis. ne î Joinville (Haute-Marne) 11224-1^17] Se» mémoires relatent 1 ' h i • to 1 r e de Saint Louis et des rrnlaaOes • récit plein de naturel, source prrcleuse p ur le règne de Saint Louis. Ils furent termines «-n 131m

jnm ii i s l'ranv'l», dw d'Osi Uns, pnece de', truUlerre fil* du rul Loul. Philippe, et maitn français, né i Neullly (IMS 19(>0i.

JOI.3tlLU-U-P6!IT (pvnj. comm du départ.

Ifhpt. H. Jllssri.)

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