‹ Petit manuel d'archéologie grecque d'après J.P. Mahaffy [microform]Chapitre 15 sur 25 · TROISIÈME DÉCADE — - (FIN DU MOIS · texte numérisé non relu

TROISIÈME DÉCADE — - (FIN DU MOIS

Il y avait pour cette décade deux manières de compter les jours : ou bien Ton comptait 1% 2^3% etc., après la vingtaine {In* «ixà^c ou fur' etxàtTa), ou bien on

comptait à rebours, à partir de la fin du mois, (.>,v6;

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OH, pour lej mois df 30 janri, ^r/y.Tï] paur le* mois de 29 jonrî, z^rx-m — ovj'iooi ÏTz' gtxâ-ît, ou i'jrrxm, 0700/3

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Jour siipprimo dans les mois creux.

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Ères, calculs des Olympiades. - L'usage de rapporter les faits historiques à un point fixe de la durée, qui devient le point de départ d'une ère, a été emprunté assez tard par les Grecs et les Romains aux Orientaux.

En Grèce, chaque cité avait ses archives et sa manière de supputer les années : les Athéniens les dataient d'après leurs archontes éponymes ; Sparte, par ses rois et plus tard par ses éphores ; Argos par ses prêtresses de Junon. Le besoin de points de repère connus et acceptés de tout le monde se fit sentir dès qu'on voulut coordonner les histoires locales et écrire l'histoire générale. Les jeux nationaux se renouvelant

CHRONOLOGIE ET MÉTROLOGIE. 139

à intervalles réguliers et laissant des souvenirs précis dans les listes des vainqueurs, fournissaient un moyen d'unifier la chronologie. Vers 300 avant J.-C. s'introduisit la supputation par olympiades (intervalles de 4 ans). On se mit à dresser des hstes ^' Olympioniques ou vainqueurs aux jeux. La plus ancienne fut rédigée par Hippias d'Élis; vers 300 av. J. C. Timée deTauroménium contrôla, au moyen de cette hste, celle des archontes d'Athènes et des rois de Sparte. La première année de la première Olympiade correspond à l'an 776 av. J.-C. Les Athéniens continuèrent à compter par leurs archontes, et réussirent même à imposer leur chronologie.

Métrologie. — Les poids, les mesures, les monnaies, ces utiles auxiliaires du commerce, furent apparemment eip^pruntés aux Babyloniens par les Phéniciens qui les firent connaître aux Grecs.

Comme les Grecs n'ont jamais eu d'étalon unique, la question des mesures servant à évaluer les dimensions et le poids des corps est des plus embrouillées. Nous nous bornerons à donner les renseignements strictement nécessaires.

Mesures de longueur. — Ce sont les proportions du corps humain qui fournirent aux Grecs les premières mesures de longueur : la plus petite unité fut l'épaisseur du doigt ((^àxTu).©?), puis la largeur de la main (raAatçTïj), ensuite, dans la main étalée, la dis-

140 LES ANTIQUITÉS DE LA GRftCK.

tance de l'extrémité du pouce à ceUe du petit doigt („.eaf.*) enfinle pied {.oiç), l'avant-bras avec la main étendue ou coudée («^x«0. et Vaune, mesurée par les bras étendus (opyvtà). Les mesures agraires et itmeraires furent des multiples du pied.

Nous allons donner le tableau des mesures attiques: Mesures de longueur. - L'unité pour les mesures de longueur est le pied attique ou olympique (;toû«), qu'on évalue à 0 m. 308 1/4 (environ un demi-pouce de moins que l'ancien ptetZ français). Sur cette base sont calculées les autres mesures, dont voici le tableau:

mitres, mill.

Pied attique (noO;), correspondant a >

SOtS-MOLTIPLES DIT PIED

Doigt (JixTuîio;}, seizième du pied, correspondant à 0,019 Condyle (-.ôvSuio;), liuitième du pied, correspon- ^^^^^

dant à y "'"a

Palme ou doron (;ra).ai(XTT3. 5dipov), quart du pied, ^ ^^^

correspondant à **'',"" ^'154

Demi-pied (^pt7rô5tov, oV«;), correspondant a. . . . U,iî>*

Spithame cm empan (^tOap^, èp965«pov), trois ^^^

quarts du pied, correspondant a »

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