MONNAIES DE CUIVRE
fr c Chalque (p^aÀxoO;), le huitième de Pobole, correspondant à 0,02
Double chalque (ot;;^a/xov), correspondant à 0,04
MONNAIES d'argent
Demi-obole (vi'jitwS 6/10 v), correspondant à 0,08
Obole (ô6o).ô;), le sixième de la drachme, correspondant à 0,15
Diobole ou double obole ((îiojgo/ov), correspondant à 0,31
Tétrobole ou quadruple obole (tst/swSo^ov), correspondant à 0,C2
Drachme [ooccyjjL-n]^ correspondant à 0,93
Didrachme ou double drachme [SiSo'xyu.o'j)^ correspondant à 1,85
Tétradrachme ou quadruple drachme, ou statère d'argent -zzzpy.Spyi'/jiov^ (jroiTtp)^ correspondant à 3,71
JIONNAIE d'or
Statère d'or (yp-jro'jç o-rar-cp, ou simplement yj>v7rrj;)j
vingt drachmes, correspondant à 18,54
Le statère d'or attique avait la même valeur que le darique {âxptiMi), monnaie persane; mais il se distinguait du statère d'Alexandrie, de Phocée, de Cyzique, ce dernier valant 28 drachmes.
Indépendamment de ces monnaies d'argent et^d'or, on donnait le nom de mine (/xvêé) à une somme de 100 drachmes (correspondant à 92 fr. 68 c), et celui de talent (ràXavrov) à une somme de 60 mines, ou 6,000 drachmes (correspondant à 5,560 fr. 90 c.) : le talent, à Egine, valait cent mines. Le talent dont nous venons de parler est le talent d'argent: il est distinct du talent (Vor qui ne représente pas une somme d'argent, mais
CHRONOLOGIE ET MÉTROLOGIE. li^o
une quantité d'or déterminée par le poids, et qui est évaluée ordinairement à dix talents d'argent ou 600 mines (55,600 fr.)
Les Athéniens attribuaient l'invention du monnayage à Erichthonios ; selon Hérodote les Lydiens frappèrent les premiers des monnaies d'or et d'argent. Les premières monnaies d'argent étaient de petites barres sans forme précise, souvent globulaires, avec quelque image rappelant le lieu de la fabrication: une abeille à Éphèse ; un sanglier ailé à Clazomène, un sphinx assis à Chios, etc. Plus l'argent d'une pièce est fin, plus la monnaie est ancienne: avant les rois syriens, l'argent des monnaies grecques est tout à fait pur.
Sauf les dariques perses, il ne nous est guère resté de monnaies d'or antérieures à Philippe. Le titre de la monnaie d'or était très variable. D'après Hérodote le rapport de l'or à l'argent était de 1 : 13; d'après Platon, de 1 : 12.
Dans les villes grecques, on ne trouve guère de monnaie de cuivre avant les successeurs d'Alexandre: le chalqiie, introduit à Athènes vers 400, y avait été mal accueiin.
Enfin les Grecs employèrent pour le monnayage outre l'or et l'argent, le fer (Sparte, Clazomène! Byzance) et l'étain (monnaie de Denys de Syracuse).
PETIT MANUEL D'aRCIIÉOLOGIE 7
Le droit de monnayage étant un attribut de la souveraineté, les monnaies des républiques grecques étaient frappées au nom du peuple.
Les monnaies grecques sont de véritables œuvre» d'art; leur histoire est étroitement liée à celle de l'art : elles croissent en beauté avec lui, et sont entraînées dans sa décadence. Les premières monnaies ne portent que des types très simples sur la face convexe; entre 580 et 460 on voit apparaître les têtes de divinité, par exemple le profil d'Athéna avec la chouette sur les monnaies athéniennes ; l'époque de l'apogée de l'art grec (400-323) vit frapper les plus belles monnaies : les pièces de ce temps portaient souvent des représentations de scènes héroïques, mythologiques, etc. Dans les monnaies archaïques les têtes sont rares, mais on trouve des animaux, des figures entières de divinités et de héros. Les types ont parfois avec les noms des villes un rapport purement verbal : la rose à Rhodes (pocTov), la pomme à Mélos (fAfl).ov), la feuille (Tache à Sélinonte, le cœur à Cardie en Thrace. Les plus anciennes monnaies n'ont pas de légendes. Plus tard, on trouve quelques lettres, souvent une seule : 2 = Sicyone, a = Argos, Ae = Athènes. Avec le temps, les inscriptions deviennent plus prolixes. L'écriture des légendes est souvent rétrograde ; les monnaies dTOmèreen Sicile portent A513MIH. Enfin les Grecs connurent aussi la fausse monnaie : d'après Hérodote,
Polycrate de Samos aurait donné aux Lacédémoniens du plomb doré pour les éloigner de sa ville, et Aristote raconte que les Clazoméniens, dans un moment de détresse, émirent du fer monnayé pour de l'argent.
La numération. — Les Grecs employaient plusieurs systèmes de numération : le système primitif, composé de barres dont chacune représente l'unité; le système acromjmique ou hérodien qui consiste à prendre pour chlff're la première lettre du mot qui exprime le nombre,Vumté étant représentée néanmoins par une barre (1 = 1 ; A («yÉxx) = 10; H (i/arôv) = 100 ; le système alphohétlqite, pour les nombres faibles, et qui consiste à donner aux 24 lettres de l'alphabet la valeur de leur numéro d'ordre (ex. le numérotage des chants d'Homère); enfin le système alphabétique décimal plus répandu et qui demande d'être exposé avec quelques détails.
Dans ce système, les signes numériques sont les 24 lettres de l'alphabet grec, auxquelles on a intercalé trois autres lettres tombées en désuétude, savoir : après l'e, pour exprimer le nombre 6, le Bau ou Digamma, F, ou bien le Stl r; après le 7r,pour exprimer le nombre 90, le ko2)pa dont la forme est {; enfin, après l'w le samjn % qui vaut 900.
Les huit premières lettres, c'est-à-dire a jusqu'à 6 inclusivement, augmentées du Bau, expriment les unités ; les huit suivantes : t jusqu'à n inclusivement,
augmentées du koppa, expriment les dizaines : enfin les huit dernières : p jusqu'à w, augmentées du sampi ox])nmentlcii centaines.
UNITES.
fi-