CHAPITRE XVIII
MIERIS (François, dit le Vieux).
9. — Il s’est représenté à demi-corps, enveloppé d'un manteau de velours noir et coiffé d’une toque de velours ponceau, garnie d’une plume blanche. Sa tête, aux trois quarts retournée, présente une figure rubiconde, pleine de vie et de gaieté. On remarque une grande force de coloris également soutenue, sans aucune discordance de ton, ni sécheresse, une exécution ferme sans dureté, et enfin urr ensemble d’effet et d’harmonie admirable. Misris n’a rien produit de plus parfait. B ., 1. 3 p., h. 4 p. (Vendu 735 fr.)
REMBRANDT (Van Ryn).
10. — Un Philosophe, couvert d’un manteau et coiffé d’une toque, écrivant à la lumière, dans un intérieur meublé de quelques accessoires analogues au sujet. Pour tout éloge, nous dirons que ce savant échantillon est gravé dans la collection des peintres flamands et hollandais de feu M. Le Brun. B., I. 5 p ., h. 4 p. (Vendu 32 1 fr.)
NEEFS (Peter).
>!• — L’intérieur d’une église vue de jour, avec sa nef, son chœur, ses chapelles et tous les accessoires analogues au sujet.
Le premier plan offre deux personnages debout, en manteau, et une femme assise avec son enfant au
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bas d’un pilier. Les figures sont par David Teniers. jS., Z. 12 pr, h. 9 p. (Vendu 3oi fr.)
TENIERS (David le fils).
12, — Un Vieillard assis, demandant l’aumône ; d’une main il présente son chapeau, et cache l’autre dans son manchon. Près et derrière lui, sa femme, également assise, tient de ses deux mains un pot de feu et semble fixer au loin une âme charitable qui vient leur donner l’aumône. Une écuelle, un bâton sur le premier plan, et au fond un paysage où sont quelques fabriques, terminent cette composition, d’une vérité surprenante. Il ne serait guère possible de porter l’art de l’imitation plus loin : la nature est absolument prise sur le fait. Ce tableau est gravé sous le titre des Mendiants. JB., Z. 8 p., h. 6. p. (Vendu 8oo fr.)
METZU (Gabriel).
i3. — Il est bien flatteur pour nous de pouvoir offrir aux amateurs le Portrait du plus grand peintre de genre de la Hollande, peint par lui-même. C’est au milieu d’une foule de contemporains redoutables et des plus célèbres de cette immortelle école, qu’il obtint ce titre glorieux et justement mérité. Tout est beau dans cet homme divin. Ses ouvrages portent un caractère de grandeur et de sévérité digne de nos premiers peintres d’histoire.