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toile à registre^ qui manque d'élégance issi bien que de propreté, et, comme nous iDons de le dire, s'use très rapidement ; mais emploi du pegamoïd (ou pégamoïd) présente usieurs inconvénients qu'il est bon de silalor. D'abord il n'est guère facile de laver
«ouverture d'un livre sans que l'eau filtre l'inlérieur de ce livre et en tache les feuilts, ce qui risque fort de rendre le lavage applicable et de supprimer l'avantage qu'on spère obtenir; en outre, le pegamoïd, qui îgage une odeur de camphre assez projncée, est très inflammable, et sa fabricaon et son emploi ne sont pas sans danger.
Les reliures d'art, qui se font toujours en 'Hures pleines, sont celles où le dos et les lats extérieurs sont revêtus d'ornements, lets, fleurons, armoiries, etc., appliqués vec des fers à dorer : d'où le nom de fer.<, de ^'tits fers, donné à ces empreintes. Faites vec un seul fer de la grandeur même de ornement, du filet, du fleuron, etc., elles
sont appelées plein-or. Quand cette imprcj^ sion est faite sans darure, avec des fer simplement chauffés, on dit que le livre es gaufré ou estampé. Souvent aussi les plat intérieurs sont ornés de dessins poussés su or et à froid (on devrait plutôt dire à chauc sur le pourtour des gardes : la grande finesse le genre et l'aspect de ces dessins, leur or valu le nom de dentelles., et cette reliun faite à l'extérieur et à l'intérieur des volumes est dite reliure double ou reliure en double. est à remarquer que, dans cette sorte de r( liure, le plat extérieur étant considéré comm l'enveloppe, pour ainsi dire, du plat intérieui ce plat extérieur est fréquemment très simp] et sans ornements. La reliure en doubl coûte environ trois fois plus cher que la r^ liure simple.
En ce qui concerne l'historique des r liures d'art, nous nous bornerons à rappeb que le vrai berceau de la reliure a été l'Italit Venise en tête; que, dans la reliure d'art < de luxe, la France occupe, depuis plusieui siècles, le premier rang; — et à citer, paru les plus illustres relieurs, les noms suivant
iont plusieurs s'appliquent, non à une individualité isolée, mais à divers membres d'une même famille, ayant tous grandi dans le métier, tous enfants de la balle, comme on dit : Jean Grolier, qu'on peut considérer comme le père de la reliure française \ et qui faisait graver sur les plats de ses livres ces deux devises : lo. Grolierii et amicorum (de Jean Grolier et de ses amis), et Portio mea, Domine^ sit in terra viventium (Que mon partage, Seigneur, soit dans la terre des vivants), fragment d'un verset des Psaumes de David; les Eve, dont un des plus célèbres fut Clovis Eve, relieur des de Thou, des rois Henri IV et Louis XIII ; Pigorreau ; Le Gascon; du Seuil, qui était prêtre en même temps que relieur, l'abbé du Seuil; Boyet; les Padeloup; Monnier ou Le Monnier, qui fut relieur du Régent ; les de Rome, ou Derome; Dubuisson ; Tessier; Jubert, qui travailla pour Marie-Antoinette; puisThouvenin, Bauzonnet, Trautz-Bauzonnet, Gapé, Gham-
1. Jean Grolier n'était pas, à vrai dire, un relieur, mais un riche amateur possédant un atelier de reliure, qu'il dirigeait en personne, dessinant lui-même les plats de SOS couvertures, etc.
bolle. Durii, Niédrée, Guzin, Léon Gruel, Lortic, Carayon, Petrus Ruban, Emile Mercier, Marins Michel, etc.
Certains amateurs adoptent une seule cou leur pour tous leurs livres sans distinction. C'est ainsi que Gaston d'Orléans, frère Louis XIII, avait tous ses livres reliés « veau fauve, sauf quelques-uns en maroqi violet pâle, avec le double G entrelacé couronné, livres qui se trouvent presqi tous aujourd'hui à la Bibliothèque impériale* » [nationale]. De môme, le riche magistral et académicien Habert de Montmorl (....-1679), le procureur au Parlement Prieur, ami de Scarron, et tant d'autres amateurs tl ce temps, où cet usage semble alors avoir été général, se donnaient le luxe des reliure^ uniformes. De même encore, plus tard, h maréchal de Richelieu (1696-1788) faisait habiller ses livres « en maroquin rouge, avec une doublure de tabis, et les armoiries émail-