CHAPITRE VIII
INVITATION PRESSANTE A TOUS LES CHRÉTIENS DE S'ENROLER DANS LES RANGS DE L'APOSTOLAT DE LA PRIÈRE. (1)
En juillet...
En août. 0 En Septembre
En octobre...
Nous avons exposé notre pensée; notre tâche est remplie. Ames fidèles, arrachez-vous donc un instant aux illusions des sens, et recueillies, loin du bruit du
(1) Extrait du Livre de l’.Apostolat, conclusion.
agrie ;
martyre ;
e de 300
aviser enl’œuvre.
IENS DE OLAT
âche est instant bruit du
monde et du tumulte des créatures, considérez le malheur affreux de tant d’âmes qui se perdent: prêtez l'oreille aux pressantes sollicitations des dignes ouvriers qui travaillent à les sauver et qui implorent votre se- Cours.
O Dieu! quelles voix plaintives se font entendre et viennent affliger mon cœur |
C'est: la voix de ces généreux apôtres, qu’un sublime dévouement transporte tous les jours jusqu’au bout du monde. Du milieu des flots de l'Océan dont ils bravent les tempêtes, du sein des nations barbares qu'ils s'efforcent de gagner à Jésus-Christ, de toutes les contrées de l'univers, ils tournent leurs regards vers leurs dévoués frères d'Europe ; et sans cesse aux prises avec l'erreur et l’infidélité, en proie à toutes les privations, là, sur le théâtre de leurs combats, champ d'honneur souvent teint de leur sang, il répètent avec le grand St. Paul: Frères biens-aimés, priez pour nous. (') Ils s'écrient avec l’Apôtre des Indes, François-Xavier : “ Pourquoi l’Europe qui surabonde de prêtres et de “ secours spirituels est-elle si avare et si dure envers “ ces contrées, où périssent chaque jour tant de milliers d’âmes, faute d’une voix qui les éclaire, d’une main “ qui les baptise ? ”
C’est la voix de l’ Eglise elle-même qui gémit et qui pleure. Elle pleure comme Rachel sur ces pauvres petits enfants qui meurent au jour de leur naïssance, avant qu’elle ait pu les régénérer à la grâce, victimes infortunées d’une cruauté inconnue aux tigres eux-mêmes : ou qui, plus malheureux encore, tombent à la fleur de leurs ans, déjà consumés par une corruption précoce,
(1) 1 Cor. 1, 6.
comme la fleur délicate qu'a flétrie et desséchée le souffle brûlant du désert,
Elle pleure sur ces innombrables esclaves du péché, qui, morts à la vertu, morts à la foi, morts à tout sentiment honnûte, portent déjà gravé sur le front, le sceau ignominieux de la réprobation.
Elle pleure sur ces infortunés que le schisme et l’hérésie ont ravis à son amour, et qui, semblables à la branche séparée du tronc, n ‘ont en partage que la malédiction, en perspective que le feu et d’épouvantables supplices.
Elle pleure sur cette multitude plus considérable encore d'idolâtres et d'infidèles de toutes sortes, qui méconnaissent ou blasphêment le Nom de Jésus, et, prosternés aux pieds d’infâmes idoles, prostituent aux démons les hommages dûs au seul Dieu immortel.
Elle pleure mais arrêtons-nous. © Eglise sainte! O mère tendre des fidèles, c’est en vain que nous entreprendrions d'énumérer tous les maux qui vous afligent, de rappeler les causes trop multipliées de vos douleurs, de compter les plaies que vos ennemis, que vos propres enfants, hélas! vous font tous les jours. Nous, du moins, nous mêlerons nos larmes à celles que vous répandez ; les coups qui déchirent votre sein perceront auparavant nos cœurs, et nous partagerons des maux qu'il ne nous est pas donné de guérir.
C’est Za voix de Jésus-Christ, du fond de ces tabernacles où le retient jour et nuit captif son incomparable tendresse pour nous, un cri s'échappe de son divin Cœur: Je suis venu apporter le feu de l’amour sur la terre, et que désirai-je autre chose, sinon de l'en voir embrasée ? Puis, nous montrant ces générations innom-
e le souf-
lu péché, tout sen- , le sceau
e et l’hébles à la ue la mavantables
sidérable rtes, qui Tésus, et, -uent aux rtel.
rlise sainque nous qui vous es de vos mis, que les jours.
elles que sein pererons des
es taberparable on divin r sur la l'en voir 8 innom-
brables qui, commo des vagues pressées, vont se précipiter l’une après l’autre dans l'éternel abîme: O mes enfants, nous dit-il, me laisserez-vous seul travailler et souffrir pour ces âmes ? Mon sang a coulé pour elles n’y aura-t-il aucun d’entre vous qui veuille joindre au moins ses prières aux miennes pour les sauver ?
Qui de vous restera insensible aux ardents et si justes désirs du divin Sauveur ?
Que de maux! que de crimes! que de souffrances! O Dieu! où courent ces multitudes aveugles ? Elles se lassent, elles s’'épuisent dans les voies de l’iniquité, et il ne se trouve personne qui vienne leur porter secours, ni leur tendre une main charitable pour les soutenir, ni leur faire entendre la voix amie qui console, instruit et encourage |
O Seigneur, qui aimez les enfants des hommes jusqu'à dire que vous faites vos délices d’habiter parmi eux, dilatez le sein de votre miséricorde, afin que les brebis errantes y trouvent leur asile et leur repos, nous vous en conjurons par votre propre amour. Vous exaucerez des vœux que vous seul avez pu nous inspirer ; et réunis tous ensemble par les doux liens de votre plus tendre charité, nous trouverons accès et grâce au près de votre Cœur.
Voyageurs sur cette terre misérable, nous sommes tous si faibles, que nous avons besoin de nous appuyer mutuellement sur les bras de nos frères, pour ne pas succomber dans la route. Mais, c’est surtout dans l’ordre de la grâce et du salut que Dieu a voulu que nous fussions unis. La Prière, tel est le lien qui de tous les cœurs ne fait qu’un cœur, de toutes les voix, qu'une seule voix. C’est la prière commune qui
fait notre force, c'est elle qui nous rendra invincibles.
Elle est comme le pont jeté sur les abîmes que le pauvre voyageur doit franchir pour arriver aux terme heureux de son pélerinage. Elle est l'échelle mysté. rieuse attachée à la voûte du firmament. Les anges y montent et descendent incessamment pour nous montrer la route et porter nos vœux au picd du trône de l'Eternel. Nous devons nous élever après eux de degrés en degrés ; les uns précédent, les autres suivent ; } tous doivent s’encourager et se soutenir.
Elle est le levier tout-puissant remis entre nos mains, pour soulever le monde affaissé sous le poids de ses crimes et le porter jusqu’au ciel.
Elle est la chaîne par laquelle la misère attire à elle la bonté ; déjà elle a fait descendre le verbe de Dieu sur la terre ; déjà elle l’a contraint d'envoyer aux hommes son Esprit; c’est elle encore qui doit nous procurer une plus abondante effusion de ses grâces.
Hâtons-nous donc d’unir ensemble nos désirs, nos prières et nos efforts; puissants par eux-mêmes, ils formeront par leur union un irrésistible faisceau.
Ô Jésus, vous avez dit, aux jours de votre vie mortelle: Là où plusieurs seront réunis en mon nom, je serai au milieu d'eux ; —et ailleurs : Lorsque deux ou trois s'accorderont à me demander une grâce, si grande qu’elle puisse être, je la leur accorderai. Il est temps de vous souvenir de ces promesses. Soyez donc au milieu de nous par cette infinie tendresse, comme nous sommes nous-mêmes unis et confondus en une même prière. Nous vous solliciterons, nous vous importunerons de nos vœux. D'un bout du monde à l’autre un
dra invin-
imes que le aux terme elle mysté- Je8 anges y nous monlu trône de eux de de-
8 suivent ;
nos mains, de ses cri-
ttire à elle e de Dieu
aux homous procu-
désirs, nos es, ils forà vie mor-
nom, je » deux ou st grande est temps
donc au
nme nous ne même nportuneautre un
concert unanime de gémissements et de désirs montera jusqu’à votre cœur. Nous recuillerons toutes les gouttes de votre sang, pour les porter jusqu’aux nations lointaines qui ne connaissent point encore votre nom
béni, comme à ces générations plus voisines qui demeu-
rent aveugles au milieu des torrents de votre lumière. Nous vous les présenterons sans cesse, ces frères, infirmes, malades, mourants de la lèpre du péché, et des plaies honteuses de l’infidélité, et nous ne cesserons de vous adresser nos demandes et de pousser des cris de détresse, que lorsque nous aurons recueilli dans votre cœur et conduit au port de l'éternité bienheureuse ces âmes créées à votre image et rachetées de votre sang |