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jouissent du privilége personnel de l'autel un jour chaque semaine, et gagnent une indulgence plénière chaque mois,
6° Les autres associés gagnent une indulgence de 300 jours, chaque fois qu'ils communient dans cette intention.
7° À Rome l’on fait dire des messes et l’on offre des prières pour le repos des associés défunts.
ARTICLE III
OFFRANDE DU SAÏNT SACRIFICE DE LA MESSE DANS LES INTENTIONS DE LA TRÈ3S-SAINTE VIERGE.
Voulez-vous obtenir sûrement la faveur et la protection de la Reine du Ciel? Faites dire des messes dans ses intentions: car, par là vous donnez à Marie autant qu'on peut lui donner, puisque vous mettez à sa disposition les fruits d’un sacrifice dont la valeur est infinie; vous lui donnez, autant qu'il est en vous, son Fils Jésus-Christ, l'unique trésor de son cœur, et l’objet infini de ses compluisances ; vous lui rendez cette victime adorable qu’elle sacrifia pour vous sur le Calvaire: vous lui procurez le moyen de remercier Dieu dignement de toutes les grâces et des faveurs infinies dont elle à été comblée depuis sa Conception Immaculée jusqu'à son Assomption glorieuse dans le Ciel, où elle sera à jamais inondée de joie et d'amour dans le sein de Dieu.
Certes, si Marie récompense si bien les moindres actes de dévotion en son honneur, combien plus récompensera-t-elle généreusement les personnes qui lui procurent un don si excellent, et qui lui fournissent un
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moyen si efficace de louer Dieu, de le remercier et de répandre partout les fruits de la rédemption en appliquant aux âmes la vertu du sang de Jésus-Christ ?
Voici comment un grand personnage, le Père de Condren, second Supérieur de l’Oratoire à Paris, s’exprimait autrefois sur l'excellence de cette pratique; il répond à un de ses amis qui l’avait consulté sur les intentions dans lesquelles il devait fonder une Messe quotidienne en l'honneur de la Très-Sainte Vierge.
Voici cette réponse un peu abrégée:
‘ Que la Sainte Mère de Dieu vous accepte pour son fils, et fasse vivre en vous Jésus-Christ.
‘ Je réponds à ce que vous me demandez.
‘“ À la gloire de la Très-Sainte Trinité :
‘ Du père qui a choisi la Très-Sainte Vierge pour donner à son Fils une seconde vie ;
‘ Du Fils, qui l’a acceptée pour sa Mère;
‘ Du St. Esprit qui l’a assistée en toute sa vie et spécialement dans l’œuvre adorable de l’incarnation ; en l'honneur de cette même Vierge qui a toujours été IJmmaculée et parfaitement unie à Dieu; en mémoire de tous les priviléges, de toutes les grâces dont elle a été comblée.
Moi, N., en reconnaissance des grâces que j'ai reçues par l'entremise de Marie, n'ayant point d'autre voie plus digne de lui témoigner ma gratitude, je fonde à perpétuité une Messse, qui se célèbrera tous les jours dans l’Eglise de N. à l'intention de la Sainte Mère de Dieu, remettant ainsi entre ses mains son cher Fils Jésus-Christ qui s’est si souvent offert à Dieu par elle et qui s'offre encore par elle dans le Ciel.
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Marie, que ce sacrifice soit offert en l’honneur de tous les Saints et de tous les Anges, qui ont été liés à elle ou appliqués à son scrvice.
“ Je l'offre aussi pour les âmes du Purgatoire, qui, ayant appartenu à cette aima..e mère, n’ont pas assez bien suivi la sainteté de leurs voies, et qui souffrent pour cela en attendant leur entière purification.
4 Je l'offre pour les âmes qui en cette vie s'unissent à elle pour servir Dieu sous sa direction spéciale.
‘Je l’offre enfin pour qu'il plaise à Dieu de donner beaucoup de saintes âmes à cette divine Mère, et de les combler de grâces sous sa conduite, le suppliant très-humblement par le mérite de l'oblation de son Fils, de me recevoir, quoique très-indigne, au nombre de ces âmes privilégiées pour servir Marie sur la terre et l’honorer éternellement dans le Ciel.’
(V. Lettre 25° du Père de Condren.)
Telles sont sur cette matière les vues pures et sublimes de ce grand serviteur de Dieu, qui fut regardé comme le prodige de son siècle pour son éminente sainteté et pour la profondeur de sa doctrine. Beaucoup d’autres ont pensé comme lui sur cette sainte pratique, notamment le Père de Berule et Monsieur Olier, l’un fondateur de l’Oratoire et l’autre de la Compagnie de St. Sulpice.
Tous les deux avaient fait vœu de dire tous les samedis, la messe dans les intentions de la Très-Sainte Vierge, et, de leur temps, ils inspirèrent cette même dévotion à un grand nombre de prêtres qui s'étaient formés dans les deux sociétés de l’Oratoire et de Saint Sulpice. Mais par-dessus tous les autres témoignages, paraît de nos jours l’auguste et imposante autorité du
Souverain Pontife actuel, l'immortel Pie IX, qui insinue cette pratique dans l’Institution de la Confrérie de la Couronne d'Or, laquelle procure à Marie un si grand nombre de Messes et de Communions offertes chaque jour dans ses intentions, pour remercier Dieu du privilège spécial de sa Conception Immaculée. Nous prions donc humblement tous les prêtres, d'embrasser une si facile, si sainte et si salutaire pratique, celle d'offrir chaque jour le Saint Sacrifice dans les intentions de la Très-Sainte Vierge. Nous invitons instamment les pieux fidèles à faire dire souvent des messes dans ces mêmes intentions.
Cette intention de laisser ainsi à la libre disposition de l’Auguste Mère de Dieu toutes les Messes que l’on dit ou fait dire, ainsi que toutes les Communions que l'on fait, ne nuit en rien aux autres intentions que l'on peut avoir. Loin de là, elle les ennoblit, les purifie et les nourrit de sentiments de plus en plus doux et suaves. Oh! que de grâces précieuses et abondantes sont attachées à cette pieuse pratique !
Oui, tous, prêtres et fidèles, doivent être bien persuadés que c’est là un moyen sûr de s'enrichir: car, comment Marie pourrait-elle ne pas récompenser au centuple des hommages si purs et si désintéressés ?
De plus, on ne saurait douter que cette dévotion ne soit un moyen très-puissant de réparer les outrages que Dieu reçoit tous les jours, d’apaiser sa colère irritée par tant de crimes, et d’éloigner de dessus nos têtes les grands fléaux qui nous menacent: Car hélas! dans ces temps mauvais, on n'entend chaque jour que de tristes nouvelles. Ce sont des morts subites, qui répandent partout la consternation, (Ce sont des incendies terri-