‹ Petit mois de St-Joseph [microforme]Chapitre 43 sur 51 · SIXIÈME JOUR · texte numérisé non relu

SIXIÈME JOUR

La vertu est par elle-même un at-

trait. Voir la vertu et ne pas l'aimer

est impossible tant que l’âme n'est pas entièrement pervertie.

La vertu est en quelque sorte l'aliment de l’âme, et tant que l’âme n'est pas morte par le péché mortel, | elle court à la vertu partout où elle l’'aperçoit.—La vertu est en quelque sorte le vêtement de l’âme, sa richesse, sa parure, et l’âme court à elle pour s’en revêtir.

Voilà pourquoi la pensée de vivre

ie en union avec la sainte Famille sous , de la dépendance de saint Joseph est si ster attrayante. Il y avait tant de vertus : sous ce toit de Nazareth ! | Jésus et Marie l’embellissaient sans doute et l’embaumaient par JRE leurs vertus particulières, mais tous LA deux venaient avec une déférence | : remarquable, s’édifier auprès de | Joseph leur chef et leur protecteur, us et Joseph communiquait à Jésus et à Marie les trésors dont le bon Dieu.

avait orné son âme.

t- Non certes, Jésus et Marie n'a- 2 vaient rien à apprendre de Joseph,

mais en le voyant si saint, ils bénissaient Dieu et ils aimaient davantage celui à qui ils se soumettaient si volontiers.

Et nous, près de lui, oh ! comme nous nous formerons peu à peu à la vertu. On se réchauffe près du foyer, on s’embaume près des fleurs, on s'illumine près de la lumière. La vertu est communicative entre Îles âmes qui ont bonne volonté ; et en voyant saint Joseph dévoué à sa mission, patient dans l’adversité, soumis dans les traverses, confiant dans les peines, constant dans ses entreprises, prévenant dans ses rapports, empressé à toute heure pour rendre service, comment n’aurais-je pas un peu de ces vertus? Je veux ailer à la maison de Nazareth avec l'ardeur que l’enfant avide de science met à aller auprès d’un maitre instruit et aimé.

2 Morir : Le proteclorat de S. Joseph.

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