VINGT-UNIÈME JOUR
| TROISIÈME MOTIF :—Les principales verlus que nous praliquons.
1° En soulageant les âmes du Pur- : gatoire nous pratiquons {a charité i dans toule son élendue. La dévotion aux âmes du Purgatoire renferme - en elle-mêmt, dit saint François de
. F Sales, toutes les œuvres de miséri- : corde dont la pratique, surnaturalisée par l'esprit de foi, doit nous mé- “riter le ciel.
. « Descendre au milieu de ces feux : dévorants, apporter aux âmes, gisant
.! sur leur lit de fev, l’aumône de nos prières, n'est-ce pas, en quelque fa- - çon, visiler les malades ?
a de
N'est-ce pas donner à boire à ceux :
qui ont soÿ que de verser la douce rosée de Ia grâce céleste sur des âmes dévorées de la soif de voir Dieu face à face ? |
Avancer pour elles le moment où ; elles entreront en possession de la | béatitude, du ciel, de Lieu, dont | elles sont plus affamées que le mendiant ne l’est du morceau de pain que nous lui tendons, c’est vraiment nourrir ceux qui nous demandent :
à manger.
Nous rachetons des prisonniers, en payant la rançon des saintes | âmes captives de la justice divine, en brisant les chaînes qui les retien- :
nent loin du ciel, et quelles chaines !
Nous revélons magnifiquement ceux qui sont nus en ouvrant aux morts, par notre pénitence, le séjour de la gloire où le Seigneur leur tient préparé un incomparable vêtement de lumière d’éternelles clartés. |
Quelle admirable hospitalilé n’exercons-nous pas en les introduisant dans la Jérusalem céleste, dans la
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cité triomphante des esprits bienheureux !
: Pourrions-nous comparer le mérite : d’ensevelir des corps livrés en pâture aux vers, avec l'inappréciable bonheur de faire monter des âmes immortelles au ciel ? ” | 2° En soulageant les &mes du Purgatoire nous pratiquons la reconnaissance; —certes, ce ne sont pas des étrangers qui implorent notre assistance, ce sont les nôlres : notre père, notre mère, nos amis. Ces cœurs *dévoués qui autrefois nous aimaient tant, qui, pour nous, ont tant travaillé et tant souffert, qui, pour nous peut- | être, —parce qu'ils nous aimaient trop,—ont commis ces fautes pour l’expiation desquelles elles souffrent à cette heure,—ces cœurs que nous avons blessés souvent par notre indifférence, par nos plaintes, par nos reproches peut - être. Maintenant qu'ils ne sont plus là, n'est-il pas vrai que nous sentons le remords de ne leur avoir pas assez témoigné notre affection? Eh bien, nous pou-
vons, en priant pour eux, nous pouvons tout réparer! Nous les avons :
souvent laissés seuls ; nous allons
| penser à eux ;—nous leur avons souvent désobé:; nous allons écouter leurs prières et faire pour eux tout ce qu'ils nous demandent ;—nous avons manqué de complaisance, d’afflabilité, nous avons préféré notre plaisir à leur bonheur ; nous allons nous priver de quelques moments de plaisir pour les consacrer à prier pour eux.
O mes morts bien aimés, vous serez contents de celui qui a tant de regrets de vous avoir peiné sur la
| terre, je vous le promets ! | Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.) Doux cœur de Marie, soyez mon salut. (5 fois.) VINGT-DEUXIÈME JOUR.
QUATRIÈME MOTIF :—Le jugement qui.
nous attend après noire mort. : | .
Ecoutez cette parole de l'Evangile: |
Ce que vous ferez au plus pelit des |:
Ü miens, c'est à moi que vous ie ferez,
—vous serez mesurés à la méme mesure que vous aurez mesuré les auires.
Un jour viendra, et ce jour peutêtre n'est pas éloigné, où v : serez vous-même dans ce. lieu 'outables expiations, Vous en- À drez, alors, par ane personnelle et |douloureuse expérience, ce qu'est le |
Purgatoire; et comme ces pauvres âmes qui y souffrent, à cette heure, | vous crierez avec un accent lamen- | table: Miseremini mei; ayez pilié | de moi ! ayez pilie de.n: 91!
Et, par une juste permission de | Dieu, ces cris déchirants pénétreront !| l’âme de ceux à qui vous vous adres- | serez dans la mesure qu'à cette heure, ces mêmes lois pénètrent votre cœur; —-vous avez oublié, on vous oublie-.
ra; Vous avez repoussé comme im- .| portunes ces demandes de prières,
vos demandes à vous seront repoussées ;—vous n'avez pas voulu vous priver pour faire une aumône en fa- :{ veur des morts qui la réclamaient,
on n'en fera point pour vous. Et
vous serez seul, seu], sans ami,obligé sn
meles de rester dans le feu vengeur jusqu'à Ce que Ynus ayez expié, vous-même,
eut- la plus s:t:'e souillure. | f erez t, quad même, plus charitables.
'ou- que vous, vos parents intercéde- | ° en- raient pour votre délivrance, Didu, | e et | arbitre souverain de l'application | : “à st le | de leurs suffrages, ne vous fera sentir |* vres que dans la plus étroite mesure les |. 4 jure, | effets d’une charité dont vous vous nen- | êtes rendus si peu dignes. pilié | Oh! ne nous mettons pas dans le |
cas d’être ainsi abandonnés!
Mais si vous avez été bon, dévoué, | charitable pour ces pauvres âmes, .f c'est Dieu,—il l’a dit, —Dieu lui.
mème qui vous rendra, et au centuple, ce que vous aurez fait en son |.
nom pour les siens. Et supposons | que vos parents et vos amis vous abandonnent, Dieu suseitera de bon- !
nes âmes qui prieront pour vous ; | el qui expieront pour VOUS, — où bien encore, Dieu, par une abon-.| dance de grâce toute spéciale, vous |, fera sur la terre, en augmentant »
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