‹ Petit mois des âmes du purgatoire [microforme]Chapitre 6 sur 38 · SOUVENIR DES MORTS · texte numérisé non relu

SOUVENIR DES MORTS

Le souvenir des morts est un |

: charme pour le cœur,

Un encouragement pour le travail, |

| -Une force pour les heures de las- |

Un frein pour l’entrainement des:

passions. son - Que de fois, des amis de la fa- | mille disent d’un ænfant orphelin,

en le voyant grandir et se dévelop-

| per par l'intelligence et par le cœur,

Oh! si sa mère, si son père le

voyaient, comme ils seraient heu- E reux ! : HR

Que de fois, nous aussi, nous À

| avons dit dans ces heures où l’afflic- | | tion pesait sur nous et où nous ne | | trouvions pas un cœur sur lequel

nous pussions nous appuyer : @h !/ si ma mère élail là, elle ne me lais-.f.

serait pas ! — ah! si mon frère, si | mon ami, sima sœur élaient là, je

|| ne serais pas isolé comme je suis !

Qui de nous ne s’est pas surpris, dans ces moments d'angoisse qui

{traversent toute existence humaine, criant : 6 mon père, 6 ma mère !

Et dans nos joies encore, dans nos succès, n’avons-ngus pas souvent répété les yeux pleins de larmes, ah! si mamèreme voyait qu'elle serait heureuse !

Souvenirs bien douloureux mais bien chers, oh! venez, venez! vous me fäites pleurer, mais vous rajeu- | nissez ma vie! |

Que de Yois, une vieille lettre d’un ami d'enfance, —une lettre surtout d'un père ou d’une mère nous disant Jeur affection, nous dennant un conseil, nous faisant un reproche, — | lettre retrouvée par hasard au fond

d'un tiroir — nous a ramené à ces | jours d'autrefois où nous vivions

tous ensemble, nous aidant les uns les autres... et ces souvenirs nous ont rappelé que nous n'avions. pas été assez bon, assez indulgent, assez obéissant, assez aimant et nous | nous sommes pris à pleurer | | Oh ! il ne sera pas stérile ce souvenir. d'aujourd'hui ! 6 mon père, Ô

LE

maine, re !

ins nos ouvent larmes, qu'elle

x mais | vous ‘rajeu-

re d’un surtout : disant 1n Cconche, — u fond > à ces vivions les uns 8 nous ns: DAS t, assez | nous

ce sou-

père, Ô

LA

il heure.

NN, be

[| ma mère, je vais relire vos lettres,

écouter. vos reproches, et la satis- |

faction que je ne vous ai pas don-

née, quand vous étiez auprès de F moi, je veux vous la donner à cette

On raconte qu’une mère, ä& l’âge |.

où son enfant commençait à comprendre et à sentir, le mena en face | .

du portrait de son père et Jui dit : |

L|jure que lu seras digne de lui.

L'enfant jura ; et quelquéfois il venait se mettre debout devant ce por- | trait qui le regardait, et i] lui disait: |:

mon père éles-vous content de moi? |.

Voilà, voilà ma promesse d’au-

|| jourd'hui: out je serai digne de |.

|. vous, 0 mes morls bien aimés !

Vous ne verrez fidèle à Dieu,fidèle | :

à mes devoirs. fidèle à vos exemples! |

Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.)

Doux cœur de Maric, soyez mon |.

salut. (5 fois.) -QUATRIÈME JOUR RAPPORTS AV:C LES MORTS.

Si le souvenir des morts a tant de

‘douceur ; s’il porte avec lui tant de | | force pour bien faire, qu’en sera-t-il | de la pensée plus intime de nos rap-. | ports avec les morts ?

La doctrine catholique ouvre la perspertive la plus consolante sur | cette douce et tendre communion des âmes des élus qui commence | au-delà de la tombe et se continue | dans la bienheureuse éternité.

Elle ne nous défend nullement de penser que nos défunts bien aimés * Eine sont pas absents mais qu'ils sont ‘setlement votés, et encore près de nous.

|" Ah! le père, la mère, l'enfant, . | l'ami que j'aimais, ce n’est pas seu lement ce corps que je pouvais voir- | et toucher, mais celle dme, à qui |-Dieu avait donné tant d'affection “pour moiet pour laquelle j'avais tant | d'affection; cette âme qui ne se ma- | nifeste plus matériellement, mais dont je puis sentir la présence.

Lalssons ici parler ceux à qui Dieu a fait la grâce de sentir ce que cette communion de l'Eglise mili.

hs. +

ant de | | tante et de l'Eglise souffrante a de bra-t-il | | douceur et de consolation, — nous if; s rap-.| | parlerons plus tard de {a communi- |: cation des biens, ne parlons main- } tenant que de la communication des e sur | sentimenis el des affeclions.

union | # ‘‘ Celui que nous pleurons, écrimence | ! | vait Fénélon, ne s’est pas éloigné atinue À 6 de nous devenant invisible. Il nous | | voit, il nous aime, il est touche.de i nos besoins. | ‘ Non, dit-il encore, il n’y a que les sens et l'imagination qui aient | :

perdu leur objet. Celui que nôus | | ne pouvons plus voir ést plus que | jamais avec nous. Nous le trouvons { sans cesse dans notre centre com-

re la

ent de | aimés s sont | rès de

nfant, |

LS seu > voir- mun. Il mous y voit, il nous y proà qui cure les vrais secours. Il y connait ection | | mieux que nous nos infirmités, lui

qui n'a plus les siennes; et il demande (es femèdes nécessaires pour À notre guérison, Pour moi qui était | 1 privé de le voir depuis tant d’an- | | nées, je lui parle, je lui ouvre mon | cœur, je crois le trouver devant ! Dieu, et quoique je l’aie pleuré

is tant se ma- | mais À

à qui e que mili.

amèrement, je ne puis croire que je l’aie perdu. Oh ! qu'il y a de réalité | dans cette société intime ! ?”’

‘ La mort, dit S. Bernard, ne | sépar point deux cœurs unis par la piété. ‘

‘ L'apparent éloignement de votre fille, lisons-nous dans une lettre de consolatiun, ne refroidit pus son | amour pour vous; il ne l’empèche | ni de vous voir en Dieu, ni méme, quand Dieu le permet, de vous entendre parler d'elle,-tes morts ne

sont vas absents ils ne sont qu'in-

visibles.

‘ Les âmes des justes ne nous quittent pas, si nous fe voulons | bien elles aemeurent encore tout près de nous et nous font éprouver je ne sais que: apaigcment indéfinissable mais pourtant vres reel. Appelons-les fréquemment par nos prires, par nos aspirations et par les bonnes œuvres qui leur ont fait et nous feront gagner le ciel.” (Ger- | gerès.\ “

Je puis donc vous associer à mes

> que je

à réalité |

rd, ne!

8 par la

e votre ttre de

4S son | mpêche |

même, DuUS enorts ne qu’in-

à nous

roulons |

*e tout T'OUVEr définis- | Appe- DS pri- Jar les fait et

(Ger- |

à mes

travaux, à mes prières, à mes joies, | à mes tristesses, 0 mes morts bien | aimés! Oh! que cette pensée me | fait du bien !

Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.) Dour cœur de Marie, soyez mon

| saluh. (5 fois )

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