LA GARDIENNE DES SOUVENIRS
N'est-il pas vrai qu'il est doux au cœur ce souvenir des moris et qu’elle est consolante cette reconslitution par la pensée, dela famille que la mort avait dispersée ?
Mère! cet enfant mort entre vos bras est à cette heure l’ami, le frère, le compagnon de votre ange gardien et, près de lui, à vos côtés peut-être, il vous dit tout bas: ne pleure pas, mère, je suis heureux !
Enfant ! votre mère, votre père, morts dans la paix du Seigneur,
sont, comme autrefois, quoique d’une manière invisible, votre guide, votre conseiller, votre défenseur ! :
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Amis, frères, époux! celui que le | jon Dieu a appelé à Lui ne cesse jas de vous aimer; devenu plus jur ‘par l’expiation du purgatoire, lus aimant par enn vnion avec | lieu, s’il est dar. ‘, il est pour | bus loul ce qu'i * ur la terre avec plus de A6 et plus de prce ! | } Nourrissez-vous de ces pensées, uuvres âmes afiligées, les sentidents qu’elles feront naitre ôteront |' votre douleur sa poignante amer- | 1me ; et si ces sentiments persévétient, s'ils prenaient place dans Dire existence, oh comme votre le serait paisible !
| Mais, hélas ! le sentiment est pasager de sa nature, le cœur qui est ‘autant plus impressionnable qu’il st plus délicat voit, lui aussi, peu | peu, s’effacer ses impressions qui | Sont remplacées par d'autres. Les | Fétements de deuil sont là, pendant quelque temps, pour nous rappeler hos souvenirs aimés, mais ces vète- | ments disparaissent et avec eux F
s’affaiblissent d'abord, puis disparaissent aussi les souvenirs.
Pauvre nature humaine ! l’Eglise la connait bien et elle qui, nous l'avons dit, ne veut pas que nous devenions oublieux s’est établie, au | nom de Dieu, la gardienne des souvenirs de nos morts.
Voyez ce qu’elle a fait.
Elle a consacré un jour entier, tous les ans, à la prière pour les morts; et ce jour-là elle étale toutes ses pompes funèbres, et elle nous 4 conduit au cimetière pour nous faire revoir la tombe de nos morts.
4 £lle a voulu qu’un jour par se- | 4 maine, le lundi, fut spécialement 4 Consacré à prier pour les morts, et, || dans plusieurs ordres religieux, on ajoute, ce jour-là, à l’office canonial l'office des morts.
Île a voulu qu'après chacune des | heures de l'office, c’est-à-dire, septfois par jour, tous les prêtres et tous les religieux eussent un souvenir pour ] IS morts et demandassent à Dieu \ de leur donner le repos et la paix.
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Elle a voulu établir des anniver:
is dispaaires afin que les familles vinssent
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| l'Eglise égulièrement, chaque année, s’age- f ul, nous jouiller au pied de l’autel et prier |: [ue nous our leurs morts.
ablie, au | Elle a voulu que tous les jours, des sou- S. Sacrifice de la messe, il y eut
souvenir spécial et une recom- Mandation pour les morts.
r enlier, Elle a attaché aux prières pour