QUATRIÈME COUPLET
Ceux qui préfèrent le vin, • Sont des méchants, c'est certain, Avec eux toujours la guerre... La paix refînerait, je crois.
Sur la terre, si les rois Ne buvaient que de la bière!
Mein gotl !... cela va mieux!... mais il ne s'agit pas di- .s'amusfr... Il faut se rendre utile à ma petite Bertha.
(Il se met au rouet.)
19& UN PWNCE
MADAME KELLNER, dans la coulisse. Kellner ! Kcllner ! feux lu tescenire, filain coureur! :
KELLNER, ouvrant lu poiie. Lass nioli ruhig!... Ercoi! Picot! sapperniont ! (H ferme brusquement la perle et se remet au rouet.) Celle fieille bête ne me laissera donc jamais tranquille !
(On frappe à la porte condamnée.) KELLNER, regardant de l'autre côté. Entrez! (Il va ouvrir la
porte de gauche.) Personnel... Je n'ai donc plus mon tête aujourd'hui ! (Il se remet au rouet. — On frappe encore. — Use lève et embrouille tout le fil.) Mais le diable est donc ici. (il ouvre la porte.) Rien ! (H retourne s'asseoir et cherche à débrouiller le fil.)
MADAME KELLNER, dans la coulisse. Kelinei I faut-il qUB
j'aille te chercher !
KELLNER. Il va ouvrir la porte, et dans sa colère il renverse le rouet, les chaises et casse son pot de bière. Criant : Veux-tU te taire, vieille saboche! (Il ferme la porte.) Oh! la vilaine cicogne ! (On frappe.) Entrez !
FRANZ, chaulant derrière la porte condamnée.
Pourquoi, ma bieu-aimée,
Laissez-vous •
Cette porte fermée
Entre nous?...
Vous avez ma promesse
Et ma foi, Je vous ferai princesse,
Ouvrez-moi !
Pourquoi donc vous défendre
longtemps, Je serai le plus tendre
Des amants.
Croyez-moi, je vous aime Comme un fou :
Otez à l'instant môme Le verrou !
KËLLNEU. Comment ! c'est ce méchant oiseau de nuit ! — Voulez -vous bien vous taire, grand suborneur!... Je suis le protecteur de mam'selle Lisbeth et de...
FRANTZ, dans la coulisàe. Vivement. Ah! C'est Lisbelll, qu'elle s'appelle !
KELLNER. Et de mam'scUe. . .
(Bertha entrant sur ce mot.)