‹ Petit traité de grammaire anglaise [microforme]Chapitre 1 sur 32 · M. CHARLES GOSSELIN · texte numérisé non relu

M. CHARLES GOSSELIN

Monsieur,

Persuadé, comme je le suis, que pour la plus grande sûreté du succès dans les affaires et pour mille autres avantages dans les relations sociales, la partie francocanadienne et la partie anglo-canadienne de notre intéressante jeunesse devraient généralement ap-

É g par principes, le français et l'anglais; que.

ans la plupart de nos bonnes écoles les enfants qui les fréquentent depuis un certain temps, peuvent étudier simultanément les deux langues, devenues universelles en Europe et sur ce continent; que pour économie du temps et pour faciliter aux enfants franco-canadiens, l'acquisition des principes élémentaires de la grammaire anglaise à l’étude desquels ils ne peuvent consacrer qu’une faible partie de leur temps, il est plus avantageux pour eux, pour ceux au moins qui resident } la campagne, de les étudier en français, en même temps qu’ils apprennent à lire et à prononcer correctement l’anglais ; que la grammaire anglaise, rédigée en français par Siret, la seule qui fût en usage dans ce pays avant 1833, est à la fois trop volumineuse, trop métaphysique, trop peu méthodique pour la capacité ordinaire des élèves, et trop :

- Chère pour les moyens pécuniaireæ des parents ; je

désire, depuis longtemps déjà, que FPon enseigne l’anglais dans nos bonnes écoles communes françaises, et.

ie @ té

. réciproquement le français dans nos bonnes écoles

communes anglaises, et surtout dans nos écoles modèles, et l’anglais au moyen d’une grammaire anglaise rédigée en français, d’une manière plus simple, plus abrégée et plus méthodique que celle de Siret, et que l’on pût offéir aux ie à un prix plus modique ex plus à la portée de leurs ressources...

Or, votre petite grammaire anglaise, dont j'ai lu avec un vif intérêt la copie que vous avez bien voulu ! m'adresser, me paraît bien calculée pour réunir et ï G offrir à nos jeunes gens et aux parents tous les avan- EE . tages Mens je fais allusion ci-dessus, sous le rap- | — port de l’économie du temps et des moyens uniaires et de la facilité de se familiariser de bonne heure avec les principes d’une langue dont la connaissance est devenue nécessaire. Je me fais donc un devoir de

recommahder l'usage de votre grammaire dans nos écoles françaises,

J’ai l'honneur d’être, Monsieur,

Votre obéissant serviteur,

J.-B. MerLLeur, 8. E.

DE

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