CHAPITRE V. — ÉTAT SPHÉROIDAL
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(luantilé d acide sulfureux liquide, qui s'y conserve à une temi)éralure inférieure à celle de son ébullition^ c'est-à-dire inférieure à — lo degrés; puis il y introduit de l'eau qui à l'instant même se congèle. M. Faraday, remplaçant l'acide sulfureux par l'acide carbonique solide et l'eau, par le mercure, congela ce métal de la même manière au milieu d'une capsule chauffée au rouge blanc.
Une autre conséquence non moins curieuse découle des mêmes principes. Après avoir mouillé sa main avec de Féther, on peut là plonger dans du plomb fondu et n'éprouver qu'une sensation de froid. On peut même, sans courir aucun danger, passer le doigt à travers un jet de fonte de fer ou le tremper dans un bain d'argent en fusion, pourvu qu'on l'ait préservé en le mouillant avec de l'acide sulfureux, et à la condition de ne (las prolonger l'immersion au delà du temps nécessaire pour l'évaporation de ce liquide.
Quand une chaudière à vapeur a été alimentée pendant longtemps avec (le l'eau ordinaire ou de l'eau de mer et que tous les sels calcaires ont dé- [)Osé à l'intérieur une couche terreuse épaisse et peu conductrice de la chaleur, les parois métalliques doivent être chauffées presque jusqu'au rouge pour que la vapeur puisse se former; et si le dépôt vient à se briser, l'eau se trouve en contact avec du fer suréchauffé. Quand cela survient, les phénomènes que nous venons d'étudier se produisent, la formation de la vapeur diminue, mais un danger d'explosion est imminent; car lorsque la chaudière se refroidira jusqu'à 140 degrés, une ébullition instantanée se développera, et avec une telle énergie, que les issues de sûreté deviendront insuffisantes.
On imite cet effet avec une petite chaudière [Jig. 197) qu'on échauffe au rouge, dans laquf*lle on verse de l'eau, qu'on ferme Hvec un bouchon, et (ju'on laisse ensuite refroidir. Au bout d'un moment I j'bullition se fait et le bouchon saute.
Fig. 197.
2*i0 LIVRE II. — DE LA CHALEUR.