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CHAPITRE VI. —TRAVAIL CHIMIQUE

c'est la combinaison. Dans cet acte elles perdent une partie de leur force vive comme deux corps qui se choquent, et à cette perle correspond une production de chaleur C; le travail perdu par l'action chimique est C X 43o : il faut le mesurer.

EzpérienceB de Lavoiiier et Rnmford. — Lavoisier chercha le premier à mesurer la chaleur dégagée pendant les actions chimiques et en particulier pendant la combustion de l'hydrogène et du charbon; il faisait brûler un poids connu de ces substances dans son calorimètre et mesurait la chaleur libérée par la quantité de glace fondue; mais les nombres qu'il obtint sont trop faibles.

Fig. ■'M.

Rumford reprit ces mesures avec un calorimètre spécial Ifig. ao4 ) composé d'une caisse de cuivre mince pleine d'eau et contenant un lar^e serpentin BEC dont les deux extrémités étaient ouvertes dans l'air. H plagait ^ous la première B, qui était évasée, le foyer qu'il voulait étudier, et les produits de la combustion, entraînant avec eux la chaleur dégagée, circulaient^dans l'intérieur et sortaient par C après avoir pris la lempératurcjde l'eau, n employait la méthode de compensation et calculait, par la formule ordinaire, la^chaleur cédée au calorimètre par un poids donné du combustible. Comme l'appareil ne recevait pas toute la chaleur développée par la <wnbustion, les résultats devaient être et|furent en effet trop faibles.

Expériences de Deiprets et de Dniong.'— Despretz perfectionna l'appareil de Rumford. Il faisait brûler le combustible dans un creuset de plaline qui recevait un courant continuel d'oxygène el d'où les produits for- "^"^ s'échappaient par un serpentin. Tout le système plongeait entièrement

dans un calorimètre plein d'eau qui mesurait la totalité de la (dialeur <i-^

veloppée. A peu près à la m6me époque, Dulon^; s'occupa du même ^uj^*

en faisant usage d'un appareil tout semblable (^j, ao5j. Eofin, SM. Fa^T»

rt Silbermann ont perfectxHUié i>-

Fig. 10D. méthode, et ils ont obtenu àe> r*--

, sullais très-exaclô. Voici les clu

I' leurs de combustion de qiiel<|ur^

corps, c'est^-dire les nombres <^

calories produiles par ■ lfilo<?nnii[v

de ces subslancci: :

Chaleurs de cambtatioa.

Hydrogène- ^4t°:

G» dm nwnis tjlto

Gh o1én«at ij»j

Eisence de térébenthine 1 1 3;^ ,

Huile d'olive gU:

Ëtber tulfurique 9(îi

Charbon de boit %^

Graphite naturel ; jj;

Diamant -jjja

Alcool absolu 6g£i

0>jde de carbone iiç«p

Soufre natif. j rft

Action dn soleil sur les plantai- — Un médecin genevois, Cbarie Bonnet, remarqua, vers le milieu du xviii* siècle, que les feuilles eiposéc! au soleil dégagent un gaz par leur lace inférieure. Priestley reconnut que les plantes rendent sa pureté primitive à l'air vicié par la respiration IngenhousE prouva que cette épuration se fait par les parties vertes sous la condition expresse detre illuminées par le soleil. Enfm Sennebier lit que tout se réduit ù une décomposition de l'acide carbonique par tes plante! qui gardent le charbon et rendent l'oxygène. A la prendre en gros, celle fonction est une action réductrice, l'inverse de la combustion; elle absorbe toute la chaleur que cette combustion produirait. C'est un travail exécuté avec perte de la force vive ou de la chaleur envoyée par le sfdeil.

Mais par contre, lorsque nous brûlons le bois ou la houille, nous refaisons l'acide carbonique et nous libérons tou(« cette chaleur autrefms «npruntée au soleil.

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