CHAPITRE VI. — CHAUFFAGE
L.'^échauflement de la pièce n'a lieu que par voie de rayonnement, et comme Tair est très-diathermane pour les radiations d'une haute température, elles le traversent sans réchauffer sensiblement. Ce sont les parois de la chambre, les meubles, etc. , qui absorbent la chaleur rayonnante du foyer et la cèdent ensuite à Tair, soit par contact, soit par un rayonnement de chaleur obscure.
On arrive à des résultats plus avantageux au point de vue du chauffage par les poêles et calorifères. Les calorifères à air cluiud font pénétrer dans les appartements, par des bouches de chaleur, lair extérieur chauffé par le contact de surfaces métalliques qui sont portées à une haute température par un foyer allumé dans une cave. Dans les calorifères à eau chaudti [fiff îii4 ), c'est l'eau qui sert de véhicule à la chaleur, qu'elle prend
au foyer et qu'elle transporte en circulant dans des conduits métalliques. Elle monte de la chaudière A placée dans la cave |)ar les conduits CC jusque dans le réservoir D installé au sommet de la maison dans les combles, en vertu de la faible densité qui résulte de son élévation de température, et revient ensuite à la chaudière après s'être refroidie dans son trajet. Du réservoir D, appelé vase d'expansion, elle descend d'abord par une série de tuyaux EF, HI dans les poêles de fonte installés aux différents étages de la maison. Les tuyaux de cette première série conduisent l'eau chaude dans le haut des poêles; cette eau se refroidit, devient plus lourde et descend graduellement jusqu'au bas des poêles, d'où elle sort par les tubes de la seconde série KL , MN , qui la ramènent dans le bas de la chaudière ; là elle s'échaufTe de nouveau pour reprendre le circuit déjà iiarcouru, en abandonnant sur son passage la chaleur qu'elle a reçue dans la chaudière. Le vase d'expansion est muni d'une sou|)ape de sûreté qui permet à l'air dégagé par l'eau de s'échapper.
L'eau, en vertu de sa grande chaleur spécifique, est particulièrement propre à transmettre ainsi la chaleur. - Les calorifères à eau chaude ont le grand avantage de donner une cha-
nS LIVEE 11. — DE LA CHALEUR,
leur douce el constante et de n'exiger que très-peu de surveillance dmleur marche ; le feu une fois allumé peut aller plus ou moins vile sans qv la température varie sensiblement dans les pièces chauffées, à causr de h masse considérable du liquide qui reçoit el distribue la chaleur.
Dans le clmuffage h vapeur, c'est la vapeur d'eau qui cède sa chakur > un calorifëru dans lequel elle vient se condenser ; l'eau de condeosattoa re tourne à la chaudière. Ce chauffage est très-énergique en raison de la gnol^ quantité de chaleur que la vapeur abandonne en se condensant ; il convim donc particulièrement aux grands espaces, tels que magasins et ateliers. . Ces trois systèmes ont leurs avantages et leurs inconvénients; ïtà ^i surtout trop compliqués pour être généralement employés.
Les poêles offrent un mo)'« *
'^■"■*' cliauffage beaucoup plus simplf 'i
très~économique ; leur début prinri-
pal est de supprimer la venlilation. Ot
doit leur préférer les poclei-ralan-
féres, qui produisent un appel cm-
linu de l'air extérieur et réchaij*iii
avant de le laisser pénétrer éit
l'appartement. Un poélc de f«tif
(fg. ai51, dans lequel on brûle A«
i-oke et qui envoie sa fumée dans u»'
cheminée ordinaire, est entourf l«r
une chemise de tôle F percée duc
série d'ouvertures, dans laquelle rw
extérieur, arrivant par un conduii
souterrain AB, s'échauffe avant de *
diviser dans la pièce. L'air vicié e>i
A entraîné au dehors par une cbcoiiwf
d'appel juxUposée à la cheminée «l""
reçoit le tuyau à fumée ducatonlêff-
Le feu étant allumé sur la grille C,on remplit de coke t'espace ceninin.
puis on replace le couvercle du poêle. Le combustible, enfermé dans ^
espace sans issue, brâlo lentement immédiatement au-dessus de 11 g'''"*'
Les gaz chauds sont forcé;), par deux plaques annulaires percées de trou.-.
de parcourir un chemin sinueux indiqué par les flèches, pendant leflw'
ils abandonnent une partie de leur chaleur à l'air extérieur circulant d^io'
l'espace F.
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