CHAPITRE I. — FORCE CENTHIFtttit. Si
On démontre l'existence de cette force au moyen d'expériences fort sirtifJes. Un petit sceau, soutenu à un Hl par son anse, ]>eut Être rcm;^ (l'eau. Si on le fait tourner rapidement dans un plan vertical , il ne laissera tomber aucune portion de liquide, car celui-ci pressera contre le fond du vasF avec une force normale au cercle parcouru et supérieure h. son poids. Il existe aussi des appareils qui peuvent mesurer celle force. On fait tourner autour d"uD axe vertical EF {Jîg. vj ) un recUngle TABU, dont le
Fie- î7.
câl^ TU est une tige cylindrique de laiton, enfiU'o dans une splière S, dont If pnids est P. Entre elle et l'arrôt N est interposé un dynamomètre R. ft^ntât, la sphère comprime le ressort jusqu'à un degré li.<ce ; alors elle 4crii un cercle, et exerce sur le dynamomèlre une pression F qui mesure 'a force centrifuge, et qu'on peut lire sur l'instrument. On a
'■ wl-i-dire que la force motrice est proportionnelle au poids du corps qui '"nrnc.Onledémonlreen rcmplaçantla tipeTU par un lubede verre fermé.
contenant de Tair, de Teau, un morceau de liège et une balle de plomb, (xi voit alors Tair rester au centre, Teau se rendre aux extrémités du tube. puii le liége se placer à la surface de Teau, et en6n le plomb s'éloigner ( jusqu'au bout du tube.
Attractioxi nniTerselle. — Ces principes étant posés, cherchons le^ causes de la chute des corps. Tous les corps étant pesants, on admet q» •la masse terrestre exerce sur les objets placés à sa surface une attractif toujours sensiblement dirigée vers le centre, et qui se fait sentir eccor au-dessus du sol à une hauteur quelconque. Par induction, on est cosduit à supposer qu'elle s'étend au delà des limites que nous pouvo£> atteindre et qu'elle exerce sur les astres eux-mêmes une action réé&t mais qui décroit à mesure qu'ils sont plus éloignés.
D'un autre côté, il est probable que tous les astres offrent des phénomènes anologues, qu'il y a une pesanteur à leur surface, qu'elle est din^'t vers leur centre, et qu'elle agit à une distance quelcoAque sur tous ^ autres corps célestes. C'est en se laissant guider par ces inductions qv Newton fut conduit à penser que les astres s'attirent entre eux, et que k monde est régi par des forces provenant d'une cause unique, rattracttoa.
Si cela est ainsi, les planètes doivent éprouver des mouvements extrêmement complexes, parce que chacune d'elles obéit à TinQuence de toQ^ les astres. Cependant il est facile de voir que la question se réduit à uise simplicité inattendue, parce que les étoiles fixes sont placées à des di^ tances tellement grandes que leur action peut être négligée. En deuxiènse •lieu, nous voyons que le Soleil, étant incomparablement plus gros que b planètes, doit avoir dans le système une influence prépondérante, tellement qu'une planète comme la Terre éprouve du Soleil une attraction trè^ grande et des autres planètes une attraction négligeable. Nous sommer ainsi conduits à considérer le Soleil comme un centre unique d'action, eî les planètes comme autant de corps indépendants les uns des autres et .<t' mouvant suivant les mêmes lois que si chacun d'eux existait seul en présence du Soleil.
Lois de Kepler. — Kepler a déduit de l'observation le mouvement de » chaque planète autour du Soleil considéré comme fixe, et le résultat général de ses recherches se résume dans ces trois lois :
1° Les planètes suivent des courbes planes, et les rayons vecteur?, partant du centre du Soleil, décrivent des aires proportionnelles aux temps ;
a° Les orbites des planètes sont des ellipses dont le Soleil occupe un dfs foyers ;