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CHAPITRE IV. - DÉCHARGE

communiquer l'mlériour avec une pièce conductrice CDEF [fig. a56). Un pendule isolé B est d'nbord altirë par le boulon A et lui enlève du Quide j. ^^g positif. Repoussé par A, il est attiré par \e

bouton F, auquel il prend le fluide négatif rendu libre, ce qui le ramène à létat naturel, et le mouvement de va-et-vient so continue. En mettant des timbres en A et F, on a un carillon électrique.

T II. Toutes les fois qu'on réunit par un

conducl«ur les armatures opposées d'une baU torie chargée, les deux éleclricilés accumulées se réunissent à travers le conducteur ; il en résulte un mouvement électrique que l'on nomme la décharge; elle se fait sous ; la forme d'une étincelle moins longue que

^ celles de la machine, mais qui est plus lu-

-^ mineuse, plus brillante et plus large.

Un observateur qui touche de ses deux mains les armatures opposées reçoit une commotion dans les membres traversés par les fluides. Si elle est faible, ce n'est qu'un choc inslanlané; plus forte, elle laisse des douleurs et un engourdissement prolongé; et quand elle provient de larges batteries chargées par de puissantes maiThines, elle foudroie les animaux de la plus grande taille.

Quand un grand nombre de personnes se tiennent par les mains pour former une chaîne et que la première et la dernière touchent les armatures, la décharge traverse toute la série et chacun reçoit une commotion; l'Ile est plus faible au milieu qu'aux extrémités de la chaîne, parce que, toutes ks personnes louchant au sol, une partie des Quidei se réunit par la terre on passant par les pieds. Si tout le monde élail isolé, chacun éprouverait un elTet égal.

ni. La décharge s'écoule à travers les corps bons conducteurs el de grande section, sans les modifier ; mais quand ils diminuent en dinmèlre et en longueur, ils s'échauffent jusqu'à rougir, jusqu'à se fondre et mdme jusqu'à se volatiliser. L'expérience est représentée [Jig. a55). Un lii d'or très-fin est fixé en AB, enlrc les branches d'un appareil que l'on nomme rccitateiir unhersel, contre une carte C. Au moment oii [tasse la décharge, lif métal rougit et disparaît, laissant une trace d'un pourpre foncé sur la carte.

On raodiGc l'expérience en plaçant une feuille à dorure sur une carte dùcoupée qui repr&^nte le portrail de Franklin, el en déposant ensuite

r une lame de verro dans une prcs^ de bois que l'or

relie carte s

au moyen d'une vis {J!g. aSj). Au passage de la décharge, la feuilledot se fond, coule à travers les découpures, s'incruste sur le verre el iniiirim. le portrait.

Fie- î57.

Fusinierî , ayant fait passer la décharge entre une boule d'or et unboule d'argent, reconnut que l'argent s'était doré et l'or argenté »u. points frappés par lYtincclle; il y a donc un double trdnsport des méuui de Tun vers l'autre dans les deux sens à la fois,

IV. L'étincelle des batteries, et même celle que l'on lire des machi»met le feu à tous les corps aisément combustibles. Par exemple, on m- \ flamme de l'éther dans une capsule métallique quand on y fait tomber un étincelle; on enflamme de la résine en déchaînant une batterie â t^v«^ un tampon de coton qui en est imprégné, et l'on enflamme également i!f ' la poudre en dirigeant une étincelle entre deux épingles piquées en fin l'une de l'autre dans une cartouche. L'expérience la plus connue eue genre est celle du pistolet de Voila, Cet appareil est un vase métalliqû qu'on remplit d'un mélange détonant dans lequel pénètre une tige isolé« ^ [fis- '^38), En présentant B à la machine électrique, une élinoetle pa'i

entre C et la paroi du va?e, le mélange s'enibmni cl le bouchon est projeté. Une suite d'étincelles sace^sives, continuées pendant longtemps, peut d>~ composer la plupart des substances chimiques, l'^i ' sépare par ce moyen les éléments du gaz amtnonid> on décompose partiellement l'acide carboniqut' n oxyde de carbone et en oxygène: on réduit l'eaiif oxygène cl en hydrogène: enfin on décompo^*^ '■'' acides, les oxydes et les sels. Mais, comme ces d;tions ont la plus complète analogie avec celles <'<^ piles, c'est après avoir décrit ces pies que nous ivi- (lierons tous les effets chimiques de l'élec Incité.

V. Quand la dt^harge csl dirigée dans une substance isolante, elle ^ la pénètre jamais sans la briser. Pour le montrer on interpose une lame <^ ; verre bien sèclie {fig. aSg) entre deux pointes que Fon couvre do rt^in>

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