‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 174 sur 377 · CHAPITRE I. — PILE THERMO-ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — PILE THERMO-ÉLECTRIQUE

Biamuth,

\trEeal,

Nickel,

Élain,

PlaUnG.

Plomb,

PalUJiuiD,

Rhodiui

Coball,

Lailoti,

Quand l'excès de température d'une soudure sur toules les autres reste lri'>-pelit, l'intenaité du courant est généralement proportionnelle à cet Cïcés; mais quand il devient de plus en plus grand, cotte loi ne se soutient |>aâ : il y a même des cas où le courant, aprèj avoir augmenté, diminue, tlcïient nul et change de signe à une température déterminée, variable a\ec les corps considérés; elle est :

Entre l'arsent el le cuivre é:;ale ï iiS°,

Pile ttaermo-électiiqDe. — Réunissons maintenant plusieurs couples -«mbiables (fig. -^yo). Refroidissons toiilcs les soudures impaires V',V',...,

K réchauffons toutes les soudures paires V, V,.... Cliaque couple donnera un courant dans le mËme sens allant, dans chaque cuivre, de la partie chiiude à la soudure froide, et tous ces courants s'ajouteront ^i l'on réunit Ifs deus extrémités de l'appareil par un circuit enlérieur. C'est ainsi que Nobili a construit une pile thermo-électrique.

Tout récemment, M. Bunsen a découvert que. la pyrite de cuivre, à IVi^i naturel, est encore plus forlement négative que le bismuth, el H. E. Becquerel a démontra que le prolosulfure de cuivre est plus positif quf lantimoine. L'emploi de ots deux substances permet ^ construire des piles ihcrmo-électriques très-pul^ santés. D'un autre c/iié H. Marcus, de Vienne. ) obtenu des effets très-n^ marquables pd compostai une pile thermo-électrique avec deux alliages soudés : le positif, compo^ de cuivre et de zinc, le négatif, d'antimoine et de linc.

Comme les soudures de rang |>air ou impair doivent être toutes refroi- Fig. j-j, dies ou échauffées, Kobili a ima^né

- de disposer les soudures paires d'un côté de la pile et les soudures de ranj impair de Tautre (^.lyt). De ceit* façon, on met la pile en activité rien qu'en chau^nt l'une de ses faces, e( le courant change de sens si l'on chan^ le cAl^ qu'on échauffé. En dimioDanl l'étendue des éléments et en muliipliant leur nombre [J!g. 371), il ■ réussi à donner à ces piles une sensibilité assez grande pour les empkner à l'élude du rayonnement catoriâque, comme nous le montrerons dans \i suite.

m. — TOUT! Acnov CHDDani: stmjtm un ma

tLSGTBOHOTBICE.

Nous allons démontrer qu'il se développe une force électromotriœ ioiit« tes fois qu'une action chimique se produit entre deux corps en contact.

I. Entre Heux corps simples.- M. Pouillel place sur le plateau supérieur d'un éleclromètre condensateur un cône de charbon allum*à son sommet, el, pendant que le plateau inférieur est en communication avec le ad, on entrelient la combustion par un jet d'oxygène ou d'air. Au boul'de pen d'insianis, l'appareil est chargé, et le plateau supérieur a reçu de lâeclri-

CH\P. I. —COURANTS DUS AUX ACTIONS CHIMIQUES. 313 cité négative. Od peut aussi disposer le charbon sur un support métallique au-dessous de l'électromètre et projeter l'oxygÈne de manière qu'il rencontre d'abord le charbon, ensuite le plateau inrérieur : on trouve que les lames d'or prennent l'électricité positive. II. i/i/yTf fl/i oriWc c( un oxj-rf*. — Plaçons dans un bocal de verre un vase de terre cuite poreuse ^8- '''■ (Jig. 273). Versons un

acide dans ce vase et une solution de potasse à l'extérieur, puis mettons les deux liquides en communication avec un galvanomètre par deux tiges de platine A et B et par les supports de l'appareil : ils se combineront peu â peu à travers la paroi poreuse, et un courant énergique ira dans le sens des Oèches, de l'acide vers l'alcali, ce qui veut dire que l'acide eet positir et l'alcali négatir.

in. Entre les liijui/tes et les métaiij:. — i° Prenons une lame de linc

Fie- 174.

Répétons la même expérience

entre les doigts de la main gauche mouillés par un acide étendu , et mettons cette lame en contact avec le plateau collecteur de l'électromètre pendant que nous ferons communiquer l'autre plateau avec le sol par la main droite (^^. 374). Nous trouverons en soulevant ce dernier plateau que les lames /, /' et, par suite, le linc étaient chargés négativement. Celle charge est nulle si les doigts de ta main sont secs; elle est d'autant plus fortequ'ils sont plus acidulés. interposant entre la lame de zinc et le

314 LIVRE IV. — ÉLECTKO-DlTiAVIQrE.

plaieau collectoar ub morceau de drap imbibé d'eau acktnlée. No<t ir -^< verons i|uc B a pria de l'éleclricité po^itiie- Ainsi, peodant qœ 1»:... sulfurii|iie étendu agit sur \e zinc, il devient positif, et le ziac aé-^u:.

%' Plongeons dans une solution d'acide sulfnrique deux tiges E. I {^g. 37a;, l'une Je plaline et l'autre de zinc, et laisoBS-ks conunani.;vr

Fit- 17S.

^IlMi»»MW^^^^

avec un galvanomètre par le support de l'appareil. Un coursnt ti^-tif

partira du platine pour aboutir au zinc en passant par le galvanomètir.

On en conclut que le liquide est positif et le zinc négatif.

On fait plus simplement l'expérience en prenant deux disques i,<-, l'un dt

Pj j 0 zinc et l'autre de cuivre, les sép»-

raot par un drap mouillé d'acide DD

et les mettant en conununicatioi

avec un galvanomètre {fig. ïfi\

ftrnv«Tw««-^- ~ ' ^'' ^"^ cette expérience, on r«D-

— ^ iIMMlit at place le zinc par du i^lioe, l'aciiV

sulfurique par de l'acide aïoiiqw.

le disque de cuivre est attaqué, il devient négatif, et le courant cIud^ de sens.

3* Au moyen de l'appareil déjà employé {^. 175), on [dooge d» l'acide azotique deux (ils d'or. Aucun effet ne se produit. Mais quand trtc une pipette on ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique autour de l'un des Gis, il est attaqué, et un courant se produit. Ce courant va, il'Mtérieur, du liquide au fil qui se dissout; celui-ci est donc négatif ellr

Fig. 277,

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