‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 212 sur 377 · I. — LES AIMAnS SORT DES SOI.ÛIOIDES · texte numérisé non relu

I. — LES AIMAnS SORT DES SOI.ÛIOIDES

On trouve parmi les minerais de fer un oxyde mixte (Fe'O*) dont les fragments attirent le fer. On les nomme aimants y et l'on désigne sous le nom de magnétisme ou la cause do cette attraction ou Tensemble des phénomènes qui en résultent. ^

Il n'y a rien de régulier dans la forme de ces aimants naturels, rien de fixe dans la distribution de la vertu attractive à leur surface, et on ne connut rien de précis sur la constitution des aimants avant d'avoir réussi à aimanter Tacier. Alors seulement on put faire des barreaux dé forme convenable, et produire des effets réguliers.

La découverte de ces aimants artiPiciels a précédé celle des courants, et^ comme on ne pouvait rattacher leurs propriétés à l'électricité alors inconnue, on avait imaginé des fluides magnétiques analogues aux fluides élec* triques. L'étude des solénoïdes a prouvé, depuis, que cette hypothèse est inutile : nous la laissons donc entièrement de côté et nous allons montrer que les aimants ne sont que des solénoïdes.

Je suppose qu'on place une aiguille de fer doux AB dans un solénoïde

(fig. 338); elle ne changera aucune de ses propriétés, mais elle les avi-

vera considérablement. Ainsi le système se dirigera du nord au sud, et il repoussera ou attirera par ses pôles de mc^me nom et de nom contraire un système pareil à lui. Il faut conclure de là que le fer est devenu un véritable solénoïde, parallèle au premier et beaucoup plus intense que lui.

Ces propriétés durent autant que celles du solénoïde lui-même; elles disparaissent aussitôt qu'on interrompt le courant. Mais il n'en est plus d(* même si l'on remplace le fer par des barreaux d'acier trenipé. Dans ct' cas, les propriétés persistent après la rupture du circuit, et Ton a des ^olénoïdes permanents. Ce sont des aimants; nous allons les étudier s[)écialement.

Direction par la terre. — Quand on suspend un aimant par son cenln* de gravité à Textrémi lé d'un fil, sur une chape ou sur un liège (^339. 340, 341), on voit Tune des extrémités se diriger vers le nord, l'aulrf

Fig. 340.

Fig. 34».

vers le sud. Par analogie avec les solénoïdes.

on appelle la première f?ôie nord ou boréd. v^~ '^ la deuxième pôle sud ou austral, Toutefoi^s

::^' en faisant attentivement Fobservation, on

reconnaît que la direction de l'aiguille aimantée n'est pas exactement celle du méridien géographique, et pour définir cette direction, on a nommé méridien magnétique le plan vertical qui passe par l'aiguille, et déclinaison magnétique Fangle que fait ce plan avec le méridien géographique. La déclinaison est orientale , quand le pôle nord est dévié du côté de l'orient, et occideniale dans le cas contraire.

Action réciproque des pôles de deux aimants. — Marquons parie ettres N, S les pôles nord et sud de deux aimants et, laissant Tiin suspendu librement, approchons-en l'autre. Nous verrons les pôles marqué» des mêmes lettres se repousser et ceux marqués de lettres différentfà s'attirer, ce qui est conforme à la loi fondamentale des solénoïdes.

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