‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 230 sur 377 · BC".AC · texte numérisé non relu

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N et T sont les composantes verticale et horizontale de la force qui sollicite l'aiguille et qui fait avec l'horizon un angle égal à l'inclinaison ; on a donc

C») tangi = Y = î»tang;.

L'intensité F* de la force résultante est égale à la somme des carrés des composantes,

F« = ^ (4 sin* Ji H- cos«;) = ^^ C» -+- 3sin»;), et si l'on prend pour unité l'intensité quand X = Of (2) Fzrv/i-hSsin'i.

Nous allons maintenant chercher si ces diverses circonstances sont réalisées sur le globe terrestre ; nous n'aurons besoin pour cela que de résumer les observations des voyageurs. C'est un travail qui a été exécuté par Duperrey, et nous allons en faire connaître les résultats.

£qaateiir magnétique. — Il y a réellement une courbe sur laquelle r inclinaison est nulle. Sans être d'une régularité parfaite, elle est trèssensiblement figurée par un grand cercle qui coupe l'équateur terrestre en deux points que Ton nomme les nœutls^ situés , le premier auprès de rUe San-Tomé, par Z&'io' de longitude orientale; le second, moins bien déterminé, se trouve entre i66°a5' de longitude occidentale et 176^44' de longitude orientale. Le plan moyen de cette courbe fait un angle de 10° 49' avec Téquateur et son axe percerait la surface du globe en deux points situés dans les régions polaires,

L'un par 79011'N. et ^S^ao'O.

L'autre par 79° 11' S. et ioi"4o'E.

L'équateur magnétique ainsi déterminé satisfait sensiblement à toutes les conditions qui le caractérisent : c'est-à-dire que l'aiguille aimantée est en chacun de ses points à peu près perpendiculaire à son plan et parallèle à une direction fixe ÂB, et que l'intensité varie très-peu dans toute son étendue.

Méridiens Kagnétlqoas. — La propriété qui caractérise les môv

diens magnétiques est qu'une aiguille de déclinaison qui les paroonrt est toujours contenue dans leur plan du nord au sud; Daperrey lésa construits graphiquement d'après cette propriété. Ce ne sont point des grands cercles de la sphère, ni même des courbes planes. Â mesure qw l'on s'éloigne de l'équateur, ils tendent à se rapprocher et viennent enfia concourir en deux points extrêmes. Là il n*y a plus de déclinaison, et rinclinaison est de 90 degrés; ce sont les pôles magnétiques de la terre. Leur position géographique est :

Pour Fan 70» 5' N. et 90» la' O.

Pour l'autre 76^ 30' S. et i3<fi 10' E.

11 n'y a pas une grande différenre entre ces poinis et les pèles de Téqiateur magnétique.

Parallèles magnétiques. — Duperrey a également tracé les parallèleâ magnétiques d'après la condition qu'ils soient perpendiculaires aux mérv diens en chaque point. Dans notre hypothèse, ces lignes doivent avoir la même latitude magnétique et par conséquent la même inclinaisoa; mais cela ne se réalise pas. Ensuite elles doivent avoir la même intensité magnétique, et l'on trouve qu'il n'en est rien. A cause de ces irr^larites, on a été conduit à tracer en même temps que ces parallèles des lignes d'égale inclinaison ou isocliniqiiesy et des lignes d'égale intensité ou isodynamiques.

Lignes sans déclinaison. — Dans l'hypothèse de l'aimant central, le plan qui contient les axes magnétique et géographique doit dessiner sor la surface du globe un grand cercle sur lequel la déclinaison est nulle. Les observations montrent effectivement qu'il existe deux lignes sans dé^ clinaison qui se rencontrent aux deux pôles magnétiques, mais, loin d'être situées dans un même plan, elles se montrent très-irrégulières. Laae traverse aujourd'hui l'Amérique du Nord. Partant de la baie d'Hudsoo. elle coupe vers New-York la côte orientale du continent et continue ss roule à travers l'Atlantique jusqu'au cap Saint-Roch qu'elle traverse pour se plonger de nouveau dans la mer et se diriger du nord au sud vers \t pôle magnétique sud. L'autre ligne est moins régulière et moins connue: on la trouve à l'est du Spilzberg et dans le mer Blanche, après quoi e(lf se perd dans la Russie d'Asie, où on ne l'a pas suivie ; mais elle doit s'incliner considérablement vers l'est, car on la retrouve sur la côte onectale de l'Asie dans la mer d'Okhotsk. On la suit le long du Japon jusqu'au-dessus de Canton, après quoi elle traverse l'Inde de l'est à Towst,

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