CHAPITRE VI. — SONPiERIES
menu. Or il commande une aiguille qui se meul sur un cadran identique à celui du manipulateur, el celle-ci s"arréle sur cnacune des kltres que la manivelle désigne à l'autre station. Layî^. 436 représente l'aspect extérieur du récepteur.
Sonneries. — Il est nécessaire que le surveillant d'un poste soit prévenu par un signal, quand on m dispose à lui envoyer une di^pécbe. On emploie, à cet effet, des sonneries. La suivante (Jrg. 437) est fondée sur
le même principe que la sirène électrique. Un électro-aimant £ reçoit, par sa branche supérieure E, le courant qui retient ensuite par B dans le contact A et de Ifi dans un ressort R, qui le ramène à la terre. Aussitôt qu'il pasae, le contact est attiré et le marteau M, qui termine le levier, frappe sur le timbre T. Hais ce mouvement a séparé A de R et interrompu le courant ; alors le contact se sépare de l'aimant el revient à sa position première, ce qui renouvelle les mêmes actions.
Camposition d'nn poste. — On voit par \a^g. 438 que le manipulateur est interposé dans la ligne qu'il interrompt. Elle arrive en L et reprend en L'. Deux commutateurs à poignée L el L' peuvent la diriger I en S et S' vers les sonneries. Dans cette situation, le poste est dans l'at- I t«nte, el il est averti par l'une des sonneries qu'une dépêche lui arrive.
tâO LIVRE V. — ÉLECTRO-MAGNÉTISME.
soit de L, soil de L'. Supposons qu'elle vienne de L : alors le sur\«illiiit dirige le commuUteur sur F, ce qui, par une lame méUlliquc quon i Tigurée par un trait ponctué, réunit F avec /, avec /', et de là, par/iR, m récepteur. Si le correspondant veut que sa dépêche franchisse le fcett
sans s'y arrêter, il le demande, et alors on réunit L a^-ec F, L' avfc E. " qui établit la communication directe.
L'employé veut-il parler à l'un des deux postes qui précèdent o» 4"' suivent, il commence par se mettre en rapport avec la ligne ewre^t*' dante, puis il Tait un tour entier avec la manivelle, ce qui lance ^lanr»
CHAPITRE VI. - TÉLÉGRAPHE MORSE. - 451 fois un courant dans la ligne et prévient le préposé de la station è laquelle il veut écrire j ensuite il attend, avec son récepteur ouvert, qu'on lui ait annoncé que sa dépêche sera reçue; onGn il fait ronctionner son manipulateur, f-a/g. 438 représente les dispositions générales d'un poste avec deux sonneries, deux boussoles, deux paratonnerres, un manipulateur et un récepteur.
Télégraphe Hone: — Le télégraphe à cadran employait l'alphabet ordinaire avec un mécanisme compliqué ; la disposition suivante adopte des signes conventionnels avec des instruments plus simples. Le manipulateur (/i?'4^) est un simple levier conducteur ADB mobile en D, toujours
Fie- 439-
pressé par un ressort sur le bouton P', mais qu'on peut mettre en contact avec P en appuyant sur la poignée A. Ui ligne communique avec L, le récepteur avec R, et la pile du posle avec S. Il est évident que, pendant le repos de l'appareil, les courants qui arrivent en L sont transmis par P' au récepteur. Quand, au contraire, on veut envoyer des signaux dans la ligne, on abaisse le levier sur P, alora le courant de la pile part de S, entre dans cette ligne L et circule pendant tout le temps que le levier est abaissé. Il y a deux sortes de signaux, qu'on produit en pressant sur la poignée pendant un temps très-court ou plus long. . La pièce principale du récepteur {Jîg. 44o) est un levier LC'OB, commandé par l'éleclro-aimant A ; la branche OB est attirée quand le courant passe, et se relève par l'effet du ressort BC h chaque interruption ; les butoirs V, V servent à limiter ses oscillations. Le courant de la ligne élant allemalivement lancé et interrompu dans la bobine A, les deux bras OB et CL du levier reproduisent tous les mouvements du manipulateur. Au-dessus de l'extrémité L passe un ruban de papier RSPP', emmagasiné sur un rouleau B; il est entraîné d'un mouvement uniforme enire doux cylindres a, b, qui tournent autour de leurs axes par l'clfct d'un rouage j contenu dans la boite de l'appareil. Quand le courant passe et que l'cx-
452 '^ LIVRE T. ÉLECTRO-MAGNÉTISHK.
trémitâ B du levier s'abaisse, l'extrémité L se lelive et pousse le ruban
contre une molette F, qui est couverte d'encre grasse ; cette molette im-
prime alors sur le papier un trait court ou long, selon la durée du contan. En combinant de diverses manières les traits longs et courts, ou représente les lettres de l'alphabet, comme il suit :
Les lettres successives d'un mot sont séparées par des intervilte Utoo. les mois successifs d'une phrase par des inlervatles un peu plus giuHl^