‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 257 sur 377 · CHAPITRE I. - SIRÈNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. - SIRÈNE

sa direction brusquement, imprime de \' à X' une impulsion tangentielle au plateau supérieur, qui prend une vitesse d'autant plus grande que la pression de Tair est plus forte dans le tambour.

Si Ton fait communiquer le tube D avec une soufflerie par l'intermédiaire d'un robinet, l'appareil se met à tourner avec une vitesse croissante et produit un son qui, d'abord très-grave, s'élève peu à peu jusqu'à cesser d'être perceptible quand les vibrations deviennent trop rapides. En réglant le robinet, on peut maintenir ce son à une hauteur constante, et comme il y a 8 vibrations par tour, il suffit de mesurer le nombre de tours effectués pendant une seconde pour pouvoir calculer le nombre de vibrations exécutées pendant ce temps.

A cet effet, l'axe AF porte à sa partie supérieure une vis sans fm ; elle engrène avec une roue dentée E, qu'elle fait marcher d'une dent par tour, et dont les mouvements sont accusés par une aiguille mobile sur un cadran extérieur (^. 44^ et 44^). Soit loo le nombre total des dents de la roue et des divisions du cadran; chaque division correspond à 8, et chaque tour à loo X 8 vibrations. Après que la roue £ a fait un tour complet , un bras T vient rencontrer une deuxième roue dentée H et faire marcher d'une division Taiguille qui correspond à cette roue. Par conséquent, si pendant un temps T, la deuxième aiguille a marché de /? et la première de n* divisions, le nombre des vibrations est égal à/ixioox8-f-/i'x8.

Enfin tout le système du compteur est porté sur une plaque qu'on peut déplacer d'une petite quantité soit de V vers I, ce qui fait engrener la roue £ avec Taxe^ soit de I vers T, ce qui la rend indépendante de la vis sans fin. Dès lors, pour faire une mesure, on commence par élever le son jusqu'à la hauteur voulue en réglant le robinet; aussitôt qu'on y est parvenu, on engrène la sirène et l'on met en marche les aiguilles d'un compteur à secondes ; puis, après un temps suffisamment long, on désengrène et l'on arrête le compteur. Cela donne à la ibis le nombre des vibrations et le temps.

Roue dentée. — Savart a employé un autre appareil , qui offre moins d'avantages que la sirène : c'est une roue dentée {Jïg. 443) que Ton mettait en mouvement par une courroie enroulée sur un grand volai^t à manivelle. Une carte appuyée si)r le contour de la roue produisait autant de vibrations doubles par tour qu'il y avait de dents, et le nombre des tours était mesuré par un compteur identique à celui de la sirène.

Procédé graplùqae* — On doit enfin à M. Duhamel une méthode qui consiste à faire tracer par le corps sonore lui-même les vibrations qu'il exécute (^g. 449). A cet effet, il est muni d'une pointe D, qui appuie sur

un cylindre couvert de noir de fumée et porté sur une vie sans fia AS.

Quand le corps ne vibre pas et qu'on Tail tourner le cylindre, la poioif

irj-

enlè%'e le noir et décrit une hélice unie, mais quand il vibre, celte btiitt est tremblée, et chaque sinuosité correspondant à yne oscillation, \k't nombre mesure celui dos vibraLons qui ont été produites pendant le lem> de l'expérience, temps qui est compté par un chronomètre.

Cette méthode sert principalement à comparer les nombres de vibntions que donnent un corps sonore et un diapason fixe [^g. iSo).

Fig. (Su.

L'appareil est composé d'une planche, qu'on peut Taire glisser le loo:: d'une coulisse au moyen d'un poids, et sur laquelle est cdié on vem noirci. Au-dessus, on a fixé un diapason; et, tout à cAlé du diapason, on

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