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CHAPITRE VI. — INTERFÉRENCES

Interférences par les plaqnes. — On verra bientôt qu'une plaque ABA'B' (fig. 497) qu'on fait vibrer se partage en concaméralions, séparées par des lignes nodales ou lignes de repos, et que, dans un môme moment, les vibrations sont de sens contraire dans A et B, des deux côtés

d'un nœud, comme cela a lieu dans les cordes et les verges. Cela posj, plaçons au-dessus de la plaque un tuyau bifurqué DEC capable de rendre

Fig. /198.

le même son qu'elle. Ce tuyau résonne lorsque ses deux branches sont placées au-dessus de deux concamérations A, A' qui ont, au même moment, la même phase de vibration; il ne rend aucun son lorsque ses extrémités D et E sont au-dessus de deux plages contiguè's, A et B, dont les vibrations sont contraires.

Quand on fait vibrer une plaque de manière qu'elle se divise en in concamérations (yjg. 498), il est évident que l'oreille, placée au-dessus, reçoit, de chaque groupe de concamérations conti gués, des mouvements inverses qui se détruisent en partie. Mais on renforce notablement le son lorsqu'on superpose à la plaque un carton formé i)ar n secteurs égaux «,«',.,., et par // ouvertures ^,^',.'-' Celles-ci laissent passer les vibrations concordantes des plages B, B', . . . , et k^?^

secteurs inlerc^lenl les mouvcmenls contraires envoyés par A, A',.. En faisant tourner ce carton, en entend successivement des renfortMontet des afTaiblissemenls.

InterfêreDces par les taranx. — Deux tit\aux identiques {fig-i^ sont emboucliés sur la même soutllerie el donnent le même son. Au mi-

lieu de chaque tuyau est fixée une capsule manomélrique, et on r^an)e<lit un miroir tournant les imagos des deux (lammcs, disposa l'une au-de»tidc l'autre; elles [laraissent diacontinuos aussitôt que les tuyaux parlcDi-^' l'on constate que les maxima de l'une corcespondent aux miniina de l'ftr' [/îg. 5ooj. Les deux tuyaux ont donc au mâme moment des vitmiios^ opposées. Cela se conçoit : quand le courant d'air de la soutHerie, «i rmcontrant le biseau de l'une des embouciiures, ne pénètre pas dans le mni à cause de la résistance que lui appose l'air comprimée l'inlérieut. i entre dans le tuyau voisin ; et quand il trouve de la réastance dans cthu ci, il pénètre dans le premier. Cela étant, on reconnaît que, lonqnrlia

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