I. — LOIS DE LA CHUTE DES COBPS
La Physique étudie les propriétés générales des corps, celles de TÉlectricité, du Magnétisme, de la Chaleur et de la Lumière.
Les corps sont étendus; ils sont divisibles jusqu'à une extrême limite. On admet qu'ils sont composés de molécules : on ne connaît point la dimension de ces molécules, on suppose qu'elles sont très-petites et sépa- .rées par des distances très-grandes relativement à leur grosseur. Elles se rapprochent ou s'écartent, suivant que l'on comprime ou qu'on dilate les corps.
Les corps sont au repos lorsqu'ils ne changent pas de lieu dans l'espace ; on mouvement, lorsque leur position, par rapport à un repère fixe, varie d'une manière continue.
La matière ne peut d'elle-même changer son état de mouvement. Toute cause qui modifie cet état se nomme force.
Le point sur lequel une force agit est son point tr application. Sa direction est la direction du mouvement qu'elle produit. Enfin, il faut connaître X intensité d'une force ; et comme on peut toujours lui faire équilibre par
un poidi
Fig. I.
Fig. 2.
appliqué au même point et en direction contraire, ce poids est la
mesure de son intensité. Les forces peuvent donc s'évaluer en kilogrammes à l'aide d'instrumcnis appelés d/namomèires.
La plupart des corps que nous connaissons tombent sur le sol quand on les abandonne. Il y a donc une force qui les sollicite : c'est leur poids, et ce poids résulte d'une cause générale que l'on nomme pesanteur.
Quand on suspend un corps [fig, i ] par un de ses points extérieurs au moyen d'un fil attaché à un obstacle fixe, l'action de la pesanteur est détruite par la résistance du fil, c'est-à-dire par une force unique dirigée suivant ce fil : elle est égale et opposée à cette résistance. La direction de la pesanteur est donc celle du fi] à plomb.
Si l'on plonge ce fil à plomb dans un verre plein d'eau noircie, son image réfléchie par la surface du liquide est sur le prolongement du fil, quelle que soit la position de l'observateur. On en conclut que la pesanteur est 'normale à la surface du liquide.
Résistance de l'air. — Nous commencerons par remarquer que si l'on fait tomber, du haut d'un édifice, du plomb, du liège, une plume, etc., ces corps arrivent en bas après des temps de plus en plus longs. C'est l'effet de la résistance que l'air oppose à letir chute.
Pour le prouver on prend un large tube de verre (/g', a), long de a mètres environ, fermé à l'une de ses extrémités, et garni à l'autre d'une douille métallique à robinet qui peut se visser sur le bouton d'une machine pneumatique. Le tube contient des parcelles de diverses substances choisies parmi celles dont la chute libre est la plus inégale. Quand le vide est fait, on retourne le tube et on voit tomber les corps