CHAPITRE III. >- SIPHON, POMPES
sitôt qu'on atteint cette limite, l'action change. En effet, quand une ivelle quantité de liquide s'écoule, la pression tend à diminuer dans le on, et le niveau dans le tube à baisser : des bulles d'air descendent, ^happent et vont rejoindre l'air qui est au-dessus de JUN. Â partir de moment la pression est égale à celle de l'atmosphère sur la couche DE. ' FC elle est augmentée de CE qui est invariable ; l'écoulement est confit et se fait comme si le niveau dans le flacon demeurait constamment DE ; il est plus ou moins rapide suivant que la hauteur CE est plus ou ins grande.
>iphon. — U» siphon est un tube à double courbure ABCD [fig, ii6), Fir • iG. préalablement rempli du liquide dans lequel il plonge
en A.
Les deux branches AB et CD ont des longueurs inégales h et h\ La pression atmosphérique H s'exerce on A et tend à faire monter le liquide dans AD; au point B elle est H — // et dirigée de A en B. D'un autre côté, la pression H s'exerce, en D, de D vers C ; elle est H — h* au point C. Ainsi sur le môme niveau BC, deux pressions inégales chassent le liquide en sens inverse, et leur différence est H — /< — (H — /*') /f'— // agissant de B vers C.
}uand /<'>//, l'eau coulera et tombera par l'orifice D avec une vitesse tstante si les niveaux ne changent pas. Quand h = h\ l'équilibre aura 1, et enfin si Ton suppose h' <.h^ le liquide contenu dans le siphon renra dans le vase. Si BC se trouvait à une hauteur plus grande que H au- «!-us de l'un ou de l'autre des niveaux, il se ferait un vide barométrique haut du siphon et il ne fonctionnerait plus. Le môme effet aurait lieu ns le vide.
On ]Xîut, au moyen du siphon, obtenir un écoulement constant en le sant flotter sur le liquide, car alors il baisse avec ce liquide et reste dans même ]X)sition par rapport à lui.
Pompes. — C'est sur les mêmes principes que reposent les ap{)areils >s-divers que l'on comprend sous le nom général de pompes y et qui sernt à élever l'eau par aspiration, par pression, ou par les deux effets comlés.
La théorie des jjimiprs aspirantes est en tout semblable à celle de la ma-
ine pneumatique que représente la/J^. 94, p. 8i. Un piston [Jig, 117),
mi de soupapes S', S' qui ouvrent de bas en haut, se meut dans un corps
pompe prolongé par un tuyau d'aspiration T qui s'enfonce dans l'eau.
96 LIVRE I. — PESAPJTEl'H, ÉLASTICITÉ.
Ce tuyau esl Terme à son exlrémité supérieure par une soupap» S, i\f tmipape tlarmantc. Kvréf^safià.'a piston s'embranche sur le corps de !■' un tuyau de déversement. Supposons d'abord que le pistOD iifii sur S et que le tuyau d'a^iration est rempli d'air à la. pressk» «nk Si le piston est soulevé, il laisse au-dessous de lui un vide dans leqir , Fut. 117. lAiTii aussitôt, par la soupape S. ïair
renferme le luyau T; lorsqu'il dw» j soupape S se ferme, les soupapes S'. !^ • ' vrent et l'air est chassé dans Upvtw i rieure du corp« de pompe d'où il i«'^ par l'orillce R quand le piston msX-' mesure que le vide fie fait aiasi d»' | tuyau T, la pression atmosphérique y ^| l'eau, qui finit par atteindre la soupip' par être as}Nrée à son tour dans l*(W|' .pompe. Va pompe est alors amorw. ''■ dant sa descente, le piston compninr qui est Bu-dessous de lui et ta àast p-' soupapes S', S'; pendant qu'il remcuiK soulève jusqu'à l'oriGce R par oii eU' ' coule, et la soupape S livre alors pii));' liquide renfermé dans le tuyau d'aîfin ' Dansées fmmpes ménagère», il ya«ic«'dessus du tuyau de déversemeot Hudivertical muni d'une soupape dans kqurl'^ | est chassée pendant l'ascension du pi-^' l'orifice R reste fermé par un r(*i«l>^ que cela se voit dans la^g'. 1 1;.
La hauteur du tuyau d'aspirRli» ' ' peut pas dépasser lo mètres, parwl^' colonne d'eau de lo mètres fait àf?"^ libre à la pression atmosphérique. Dans la pratique on ne peut mfm f atteindre celle limite de lo mètres, parce qu'il reste toujours enlirl^^ ton et la soupape S un et/^irc /iwwWe rempli d'air dont la presKWs''^ à celle de la colonne d'eau soulevée.
Le poids qu'on Miilèvc en ■ginnrit lur le piiton »l csiui <]'■■>' ™T
' d'oaa dont ■■ bue lerait i> «urfice du piiton, et II htulcur la <li^°'
l'orifice d'écouleroent au Diveau MK. En efiet, la prmioD aur la iitrr>Ki^
rienra du piaton ett égale k celle de l'atiDDipbérc H, augmentée di- li !■■'
du liqnide auperpocé; la prcuîon eicrcce par le liquide inlérieiir olH-
Fig. Il 8.