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Notions préliminairea. — Los c«rps, sans changer <lc nsliirp, peuvent Iftvenir chauds ou froids. Ils sp modifient par conséquent sous l'influence 'une cauBO spéciale que nous appelons cluikur; elle s'accumule dans ces orps quand ils s'échauffent, elle les abandonne quand on les reTroidit. hiellc que soit sa cause, la chaleur est une grandeur; on la meourera par iii appareil nommé cnhrimèlre.
On désigne par le mot temppratiire l'élat calorihqUe essentiellement ijriable avec le temps, mais déterminé à un moment donné, dans lequel e irouvent les coq». On va l'apprécier par le tlirramnièirc, après avoir ■rouvé, comme il suit, que toute matière au;;menlc ou diminue de volume [uand on la chaula ou qu'on la rcrroidit.
Dilatabilité. — Sur une base solide en bnis sont fixées deux cdonnes
fullitiues verticales A et B {Jîg. no); leurs parties supt-riem
Fig 131.
percées de deux trous cylindriques horizontaux dans lesquels on introduit une tige métallique CD. Une vis de pression A fixe Tune des extrémités dp la tige, pendant que Tautre bout D reste libre d'avancer ou de reculer.
On amplifie le mouvement au moyen d'un levier coudé DOE, dont la partie verticale très-courte OD est chassée par lextréraité D et dont la branche horizontale très-longue OE parcourt un limbe divisé. Sous la lige se trouve, dans une auge de cuivre MN, une mèche imbibée d'alcool qu'on allume et qui échauffe la tige. Tant que la température croit, le levier indicateur s'élève ; quand elle devient constante, il demeure fixe, et si elle diminue, il s'abaisse. Tous les métaux que l'on place dans cet appareil éprouvent la même action ; à des différences de grandeur près, tous ste dilatent.
Pour constater la dilatation des li* quides, il suffit de les enfermer dans un ballon B terminé par un tube étroit [fig. lai), de marquer avec un index le sommet initial A du liquide et de plonger le ballon dans l'eau chaude: on voit bientôt le niveau dépasser Tindex.
Les liquides sont plus dilatables qu<> les solides, et les gaz plus que les liquides. Pour le montrer, on peut garder l'appareil précédent, le remplir d'air et introduire dans le tube capillaire qui V
termine un index liquide A. Toutes le?
fois que l'on touchera le ballon avec \a main, on verra l'index monter vivement; il s'abaissera aussitôt que Ton r^ mettra l'apiwreil dans ses conditions primitives.
Thermomètre. — Oltc loi générale de la dilatation une fois démontrée, on peut construire des appareils analogues aux précédents et le« dispix^^^r do manière à mesurer î^ chaque instant le volume d*un corps conven;»bleniont choisi. Suivant qye ce volume augmentera, restera constant ou diminuera, (^ saura cpie la l*!mpérature du «corps s'élève, reste statîonnaireou s'abaisse; et l'état calorifique étant ainsi lié à l'état du voluimv on conçoit que l'on puisse mesurer les changements de température fw» l'elTet mécanique qu'ils produisent, c'est-à-dire par la dilatation; il n*N aura jjour cela qu'à choisir des unités conventionnelles. Les instruni<*ni- <-onstruils sur ce princiiMî sont des thermomètres.