CHAPITRE I. — CALORIMÈTRES
baisser le niveau B. On gradue cet appareil en plaçant les deux boules 'ians de l'eau, en établissant entre elles une différence de température de 10 degrés, et en marquant lo aux points où se placent les deux niveaux ri 0 aux points A et B; ensuite on divise l'intervalle en lo parties d'égale capacité. •
Rumford a donné à cet appareil de plus grandes dimensions [fig. i3i ), et il a réduit la colonne liquide à un simple index G très-petit; cet instrument se gradue comme le précédent. Il peut accuser des ditîérences trèsfaibles de température.
n. — LE GILOBIMËTBE.
Notions préliminaires. — Quand on fait brûler dans loxygène i, a« i;...? grammes de charboit, ou quand on échauffe de zéro à t degrés 1.2, 3,..., kilogrammes d'un corps quelconque, il est évident que l'on dégage ou qu'on absorbe des quantités de chaleur proportionnelles aux
n'»mbres i, a, 3, On conçoit }>ar ces exemples que les quantités de
''haleur qui se développent par les actions chimiques ou qui s'accumulent dans la matière quand on l'échaulTe puissent être considérées comme des ;'randcurs et comparées à une unité que l'on conviendra d'adopter.
La cahhmétrie est la partie de la Physique qui s'occupe de cette com- H raison.
L'unité que l'on a choisie est la quantité de chaleur nécessaire pour éle- \<'r (le zéro à i degré i kilogramme d'eau. On la nomme calorie.
Si Ton échauffe P kilogrammes d'eau de o à i degré, ils absorberont P laiories. Si on les porte de zéro à / degrés, ils prendront une quantité de «haleurQ égale à P/.
On le démontre par l'expérience suivante :
On mélange dans un vase bien mince a kilogrammes d'eau, l'un à zéro, 'autre à loo degrés, et Ton constate que le mélange prend la température de 5o degrés. L'eau à loo degrés a cédé de la chaleur qui a Chauffé l'eau à zéro ; la première a baissé de 5o degrés, la seconde a monté 't' 5o degrés : donc la môme quantité de chaleur élève le môme poids 'ioau d'un môme nombre de degrés, quelle que soit la température initiale; 'ioii il résulte que la quantité de chaleur Q nécessaire pour élever P kilo- -nimmes d'eau de / à /' degrés, sera
^i maintenant on verse i kilogramme de mercure à loo degrés dans ' kilogramme d'eau à zéro, le mélange est à 3**,^ ; c'est encore la môme
IW LIVRK II. — DE LA CHALKLR.
quantité de chaipur i]ue le mercure perd et que l'eau ga^rne; or r.. varier la température du mercure de 96' ,8 et celle de l'eau de V.i prouve qu'il faut des quantités de cba)eur inégales pour jcfaaaBu même nombre de degrés des poids égaux de suiwiances différvnbrs.
On a()pelle rluitear ipécifiqae ou rapaciiè rnliaifiiitie duti rar nombre de calories né<x«saire pour élever de zéro à ■ d^ré ■ kilu^ de ce corps.
Soit C cette chaleur gpécilique, PC((' — /) exprime la (|uanliléili k-ur 0, qu'il fa"l donner à P kilogrammes du corps pour élever si ' pérature de ( à /' degrés :