CHAPITRE 11. — Dtr.ATATlON DKS SOI.IIIIC.S. 1!l
L'uciir fisc et constiuicnt un syslème invariable, tondis que uclleda milieu, •\ae l'on veut étudier, étant siico^ssivemcnt jmrt^c it des tein|>ératurcs ititTé rentes, s'allon^'e ou s(- raccourcit. On a iixé à chaque fixtrémilé de ces iroi> règles des colonnes métalliques verticales qui portent à leur somnii'l ; r en A' et A', deux ri'ticuleà de fils croisés qui servent de mire et- <unl éclairés chacun ))ar un petit miroir; a°,en B' et B°, deux lentilles unfcmiéfs dans des tultos, lesquelles reçoivent la lumière (lartant des lils '■foi<és; 3" enlîn, en C et C, des loupes au foyer des<iuelles sont disposes ik-u\ autres réticules de lilt- croisés que l'œil, placé successivement de rrièn' li-s deuï lou|ies, aperçoit distinctement en môme lomps ijue les imagos des ri'ticules A', A', formées («r les lentilles B',B\ Le moindre allongement de )ii barre moyenne, en déplaçant ces lentilles, di'truira' la coïnciiknce <les réticules.
On amène lest rois au|!e- à la même température de zéro, puis on W^gle la ii.irre moyenne il l'aide de pièces spéciales représentées en détail {/!j(. iï8);
Fie, ilB.
lextrémilé B' vient buter contre un levier que l'on [wusse (ar une (is «■itérieure J et qui sert à maintenir cette extrémité dans une position invariable. A l'autre extrémité se trouve une via micrométriquo qui apprécie ~ de millimètn! et qui permet de déplac«r la lentille B'. Quand on chauiïe
alors Tai^ge B, la lentille D" s'éloigne par TefTet de la dilatation; maison la ramène par la vis micrométrique, et le nombre de tours et de fractions de tour qu'il faut faire mesure l'allongement de la règle.
Nous résumons ces recherches par un tableau des dilatations des svil>stances les plus usuelles.
Tableau des roefficicnts fie (Ulatation linéaire.
BoU de sapin de o ,000 oo3 ii o ,000 oo'i
Verre blanc 0,000007 0,00000g
Flint-glass o ,000 008 o ,0(io 009
Granit 0,000008 0,000009
Platine 0,000008 0,000010
Palladium 0,000010
Antimoine 0,000011
Fonte de fer 0,000010 0,000011
Fer 0,000011 0,000 01 5
Acier non trempé 0,000011 o,ouooii
Acier trempé . 0,000013 0,000 oi4
Bismuth 0,000014
Or 0,000014 o,ooooi5
Cuivre rouge. 0,000017 0,000019
Cuivre jaune 0,000018 0,000031
Argent 0,000019 0,000011
Soudure ( 2 tuivre, 1 zinc) 0.000 oio
Étain 0,000019 0,000 02J
Aluminium 0,000033
Soudure blanche (1 et., 3 pi.) . • 0,000 035
Plomb 0,000038 0,000039
Zinc 0,000039 0,000 o34
Les métaux martelés ou passés à la filière se dilatent beaucoup plus sous rinfluence de la chaleur que lorsqu'ils sont à l'état naturel ; c*est ce qui explique les grandes variations qui se rencontrent dans ce tableau. Kou;^ ferons connaître dans la suite une autre méthode pour trouver directement les coefUcients de dilatation cubique d^s solides.
n. ~ DIULTAnOM ABSOLUE ET APPABEHTE DU MERCUBE.
Quand on veut mesurer la dilatation des liquides on rencontre une difficulté particulière.
Concevons qu'un vaso de forme et de matière quelconque soit rempli par un noyau formé de la même substance, nous aurons un solide con-