IV. — DOrSITÉ DES SOLIDES ET DES LiaUIDES
Correction des pesées. — Nous avons déjà Uût rcmurtiuer (fuc toiiti^ :(ii(T~ monlBtion de volume entraîne une diminution de <lensité; on no peut sepnier l't'tude de» dilatations de rolle des densités. 11 faut se roppoler que le poids «l'im centimètre cube d'eau est égal a 1 gramme ù \ drgres. Le poids (p) il'iin volume d'eau s'exprime donc, à cette température, par le même nom lue M"** le volume *'^,
A .' degrt»s, ce volume est devenu t*^ = i-^ (1 -+- o^ , et on a
!<** volumes »», sont d^pnnes page i3i et serviront à caleider le ptids {p\
In corps de volume »» qui pèse 1, P) grammes dans \v vide, perd dans l'air le poids d'un égal volume d'air, ou i-a, en désign:Hit par y. le poiils d'un cnitimètrc cube d'air; le poids du corps devient P, et on a
\ irro et à 7G0 millimètres, k vaut 08^,001 ?ç)3. Ce poids cliatjge avec la lempè-
nturi", la pression el l'état hygrométrique de l'air. Mais d'une part, wy. est très-
j««lit par rapport à P, et de l'autre, les corrections qu'il faut faite ii v. sont tiés-
i^'iblo» par rapport à sa propre valeur; on peut ilonr les négli{,er et picndre
(V) l«»»r « sa valeur normale. Remplaçons v par — t' » ^'" désignant par <l !a den-
Mtf du corps, et nous aurons
kn calculant la coriection 0- qu'il faut faire à un kilogramme pour la iviIhclion au vide, on trouve pour diverses matières les >aleurs suivantes :
Platine 0,o(3o Laiton 0,1 J.|
Plomb o»>''1 Aluminium.... o,.ni'|
1»-H poids notés qui servent à peser les corps n'ont de ^leur lixe (|ue dans le ■il»' (^'est cette va'eur (P) qui est marquée sur le poids; celle «pi'ils ont dans ' »ir est P ou (Pj^i — «■). Il faut donc, après usie pesée, diviser le résulta •ar I — ^). Cette correction est rarement nécessaire.
Densité. — La densité r/, d'un corps à t degrés, dont le volume est «-„ st-ra le
rapport de son poids absolu, cVst-à-dire mesuré dans le vide, à son volunif.
Si Ton prend un volume d*eau c, a la température de 4 degrés, il aura un poids (/>') égal à t^,, et on pourra écrire
la densité est. donc égale au rapport du poids du corps à celui d*uii égal \o]uio^ d*eau prise à /| degrés. Elle change avec la température ; en eflet, le rolunif «-^ qui est v à séro, devient v{\r-i-At) à / degrés, et nous avons
par suite
Fig. 145.
i-t-Ae
Si donc on connaît la densité à zéro d et le coefficient de dilatation /, on h calculera à toute température t. Il suffit donc de chercher </. Pour éviter la to^ sure des températures, ce qui est toujours difficile, nous supposerons qu<*, àsn^ toutes les opérations, les liquides aient été amenés à zéro.
Densité des solides. — On mesure la densité de« corps soMées par
trois procédés, que nous examinerons succe?sivement.
1* Prorétté de la balance /mlrostntiquc. - Ayant placé le corps dans un des platc^iux d'une balance (y^^. i45), on l'équilibre avec une tare mise du côté opposé; on le remplace par des poids notés (P), ce qui 'donne son poids. Ensuite on le suspend au môme plateau par un fil très-délié, on l'équilibre, on le plonge daib Teau à zéro. L'équilibre est rompu, mais on le rétablit en ajoutant le poids (P'). (F) esi le poids de l'eau déplacée. Si l'on néglige le> corrections, on a
Calculons exactem<^nt cette expérience. La tan* fait équilibre successivement: i** au poids apparent vd—v% j a»» à la valeur dans l'air des poids notes q«> remplacent le corps, ou à ( P ) ( 1 — ç ', ce qui donne
3^ au poids vrai vtl du corps, diminué du poids vrai
d'un t^al volume dVa»