‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 94 sur 377 · LE THEBMOHËTBE A âlR · texte numérisé non relu

LE THEBMOHËTBE A âlR

Après ces études sur la dilatation des divers corps, il convient do reunir sur les appareils employés pour la mesure des temi^ratures.

I. On peut faire un thermomètre avec une substance quelconque, et V-': est convenu de mesurer le degré d'échauffement ou la tan/jcrfiiure par U dilatation de cette substance. Si elle est égale à S^^ entre o et loo deirn'--. c'est-à-dire entre la température de la glace fondante et celle de l'eau bt^uil-

lanle, on obtient, en divisant <y,^ par loo, le coefficient mojcn / = - *-•

et l'on convient de dire que la température t mesurée par ce thermoinôir

est

t, 2, 3,. .., / degrés

quand sa dilatation •'J, est

A , In ^ J n' , . . • , t n .

La température t n'est donc autre chose que le rapport -y'j observé <::r

une substance donnée.

II. Mais les études précédentes ont montré que la dilatation A d'une sul* stance quelconque n'est pas proportionnelle à la température / donmV \\'r le thermomètre adopté, et qu'elle s'exprime en général |«r la formule

\z= at-^-bt^ -hct^ -^^

Or si on faisait un thermomètre avec cette substance, sa dilatation .^„. divisée par ioq, nous donnerait son coefficient moyen K, cl en divisant A par K nous trouverions une température

qui ne serait nullement proportionnelle à /.

HT. Il s'ensuit que si l'on peut faire des thermomètres avec tous les corpe^. ils donnent tous des résultats différents. Il faut donc se décider pour l'un ou l'autre; celui qu'on emploie habituellement est le thermomètre au mercure ; c'est le plus commode, ce n'est pas le meilleur. En effet, la dilata-

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